Chætogaster Limnææ
(PI. XXII, fig. 24 et 25).
Chætogaster Limnæi, Baer, 1827, p. 611 ; pl. XXIX, fig. 23 et 24. Chætogaster furcatus, Ehrenberg, 1831. Turbell. feuill. b. 3e page (note). Chætogaster Limnæi, Gervais, 1838, p. 15.
Chætogaster furcatus, Gervais, 1838, p. 15.
Mutzia heterodactyla, Vogt, 1841, p. 36; pl. II, fig. 13, 14, 15. Chætogaster Limnei, Udekem, 1855, p. 554.
Chætogaster Limnei, Udekem, 1859, p. 24.
Chætogaster Limnæi, Lankester, 1869, p. 272; pl. XIV et XV.
Id. id. Lankester, 1870, p. 631; pl. XLVIII, fig. 1,2,3,12,13;
XLIX, fig. 14, 15, 26, 27, 29 à 37.
Id. id. Tauber, 1879, p. 76.
Id. id. Vejdovsky, 1883, p. 8 (tirage à part).
Id. id. Vejdovsky, 1884, p. 36; pl. VI, fig. 16, 17, 18.
Id. id. Levinsen, 1884, p. 216.
(1) On a généralement écrit d’une manière fautive cette désignation spécifique, le Mollusque auquel elle fait allusion doit porter le nom de Limnæa. (Voir en particulier : Moquin-Tandon, Moll. terr. et fluv. de France, t. II, p. 450).
LOMBRICINIENS.
De très petite taille. Tète obtusement arrondie.
Soies au nombre de 10 par faisceau aux antérieurs, les six externes sont un peu plus longues, 0mm,089, que les quatre internes, 0mm,07o ; les crochets des paires suivantes, de la 2e à la 9e et 10e, qui est la dernière, ne mesurent que 0mm,049. Toutes sont grêles, renflées en leur milieu, les deux branches de la fourche placées presqu’à angle droit sur la tige, fortes et sensiblement égales.
Ganglion cérébroïde assez simple, composé de deux masses latérales peu prolongées en arrière ; les lobes d'origine des nerfs vagues ne sont pas distincts, et l'on ne peut non plus reconnaître la présence de l’anneau ganglionnaire œsophagien.
Œsophage excessivement court, peu visible, d'autant que la branche dorso-ventrale, qui l’entoure, est dilatée en ampoule contractile.
Couleur variant suivant l’habitat, les individus endoparasites sont opaques, les individus ectoparasites sont plus transparents, ce qui tient à la nature du contenu de l’estomac.
Longueur 2mm, non compris les bourgeons, largeur 0mm,3o.
Hab. — Les eaux douces de toute l'Europe sur différents Mollusques gastéropodes, soit dans le foie ( Physa fontinalis , Lin., Ancylus fluviatilis, Miill., Bythinia tentaculata , Lin.), soit dans la cavité pulmonaire ou à la surface du corps ( Limnæa auricularia , Lin., L. peregra , Lin., L. stagnalis , Lin., Planorbis corneus, Lin., Paludina vivipara, Lin.).
Le Chætogaster Limnææ, Baër, est l'une des espèces du genre les plus faciles à rencontrer vu son habitat, mais une des moins favorables pour l'étude, son tégument manquant de transparence par suite de la présence des petits corpuscules désignés par Udekem sous le nom de spiculés épidermiques.
Il est si rare de rencontrer des individus sexués que la couleur du vitellus n’est pas connue, cependant Baër a figuré l’œuf.
Ce Chætogaster est regardé comme parasite des Gastéropodes avec lesquels on le rencontre, et sa présence dans le foie de certains de ces animaux, jointe à la coloration particulière de l’intestin dans ces circonstances, donnent un grand poids à cette manière de voir, cependant lorsqu’il est sur le corps ou dans la cavité branchiale on peut se demander s’il n’est pas simplement commensal, se nourrissant alors d’infusoires comme ses congénères libres.