‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douceChapitre 140 sur 290 · CHÆTOGASTER DIAPHANUS · texte numérisé non relu

CHÆTOGASTER DIAPHANUS

? Rôsel, 1755, pl. XCin, fig. 1 à 7.

Nais diaphana, Gruithuisen, 1828, p. 409; pl. XXV, lig. 1 à 5. Chætogaster niveus, Ehrenberg, 1831. Turbell. Feuill. b. 3° page (note). ? The Lurco or Glutton, Pritchard, 1832, p. 78; pl. VIII, Gg. 1. Chætogaster niveus, Gervais, 1838, p. la.

? Nais lurco, Johnston, 1845, p. 443.

? Id. id. Grube, 1831, p. 105.

Nais lacustris, Dalyell, 1833, p. 130; pl. XVII, Gg. 1 à 5.

Chætogaster Mulleri, Udekf.m, 1856, p. 59; pl. III, Gg. 10 à 16. Chætogaster diaphanus, Udekem, 1853, p. 553.

Chætogaster Mulleri, Udekem, 1855, p. 554.

Chætogaster diaphanus, Udekf.m, 1859, p. 23.

Chætogaster Mulleri, Udekem, 1859, p. 24.

Id. id. Udekf.m, 1861, p. 248; Gg. 2 et 3.

Chætogaster diaphanus, Leydig, 1864, p. 172; pl. III, Gg. 6 et 7. Chætogaster niveus, Lankester, 1870, p. 641; pl. XL1X, f. 16 à 25 et 28. Chætogaster diaphanus, Semper, 1876, p. 221.

Id. id. Tauber, 1879, p. 76.

Chætogaster Mulleri, Tauber, 1879, p. 76.

Chætogaster diaphanus, Vejdovsky, 1883, p. 8 (tirage à part).

Id. id. Vejdovsky, 1884, p. 37; pl. IV. Gg. 25; V, Gg. I à

17; VI, Gg. 19 à 21.

Id. id. Levinsen, 1884, p. 216.

De grande taille, comparé aux autres espèces du genre. Tète obtusément arrondie.

Soies au nombre de 6 à 8 par faisceau, un peu plus longue h l'antérieur qu’aux suivants, sigmoïdes, renflées en leur milieu, les branches de la fourche inégales, à peu près dans le prolongement de la tige.

Ganglion cérébroïde composé de deux masses simples; nerfs vagues, distincts, ainsi que les cellules nerveuses composant l'anneau œsophagien.

Œsophage beaucoup plus court que le pharynx, cependant bien visible, la branche vasculaire dorso-ven traie, qui l’entoure, quoique contractile, n’est pas dilatée.

Blanchâtre, parfaitement transparent.

Longueur 10mm à 15mm.

Hab. — Europe centrale, Allemagne, Bohême, Belgique.

Cette esp’èce, par sa taille et la transparence de ses téguments, se prête particulièrement bien aux observations anatomiques, c’est celle qu'ont étudiée spécialement Udekem, M. Leydig et M. Vejdovsky.

LOMBRICINIENS.

Je pense en effet que cet animal est bien celui que le premier de ces auteurs a nommée Chætogaster Mulleri.

Dans la description abrégée qu’il en donne, les caractères sont tirés de la taille beaucoup plus petite, 2mm seulement, et de la teinte du vitellus blanc au lieu d’être d'un rouge cinabre. Ne sont-ce pas des caractères d’âge ? En tous cas un dessin original trouvé dans les papiers d’Udekem et annoté de sa main comme Chætogaster Mulleri montre, à côté d’une figure des organes de la reproduction, très analogue à celle publiée par cet auteur en 1861, un exemplaire grossi et des soies, il est facile d’y constater la brièveté relative de l'œsophage et, pour ces dernières, la disposition de la portion fourchue à branches inégales.

C’est également le Chætogaster diaphanus, Gruith., qui a servi aux belles recherches de M. Semper sur la génération asexuelle de ces vers.

Il ne me paraît pas douteux que le Lurco ou Glutton, décrit et figuré par Pritchard, et dont Grube, après G. Johnston a fait avec doute un Nais, n’appartienne au genre Chætogaster. La proportion réciproque du pharynx et de l’œsophage, la taille me portent à penser qu’il s’agit là du Chætogaster diaphanus, Gruith. Pritchard, ainsi que M. Leidy, celui-ci pour une espèce n° 5, dont il sera question plus loin, ont été frappés de la voracité de ces animaux et du volume des proies qu’ils engloutissent, comme en témoignent les épithètes choisies par ces auteurs.

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