Ctenodrilus serratus
Parthenope serrata , 0. Schmidt, 1837, p. 363; pl. V, fig. 13, 13a. Ctenodrilus pardalis, Claparède, 1863, p. 23; pl. XV, fig. 28 et 29.
Id. id. Kënnel, 1882, p. 373; pl. XVI.
Parthenope serrata, Vejdovsky, 1884, p. 164; pl. I, fig. 37.
Corps relativement court composé d’un petit nombre d’anneaux. Bouche à une certaine distance de l’extrémité du museau.
Soies locomotrices quadrisériées chez l’adulte; isolées sur les anneaux antérieurs, au nombre de 2 ou 3 dans les faisceaux suivants ; formées d’une partie droite basilaire, occupant les deux tiers de la longueur environ, un peu courbe dans la portion terminale, qui est aplatie et pectinée latéralement.
A la bouche fait suite un pharynx musculeux en trompe exsertile, au moins en partie, puis un œsophage. Le gastrointestin forme d’abord une grande dilatation cylindrique stomacale, après laquelle vient une dilatation ampullaire beaucoup moindre; dans les derniers anneaux il se rétrécit et est
LOMBRICIXIEXS.
assez régulièrement calibré. Anus à la partie dorsale du segment pygidien.
Appareil des vaisseaux clos réduit aux troncs principaux, le dorsal et le ventral, peu développés l'un et l'autre.
Deux fosses vibratiles sur les côtés de la tète, en rapport sans doute avec les organes segmentaires.
Corps transparent, parsemé de granulations verdâtres, sous forme de taches, dans le tégument.
Longueur 8mm à 9mm.
Hab. — Saint-Vaast-la-Hougue (Manche), baie de Naples.
Bien que nous joignions ici l’espèce méditerranéenne vue par Oscar Schmidt, à celle observée par Claparède sur les côtes de Normandie et retrouvée par M. Kennel dans la baie de Naples, la description est exclusivement empruntée à ces derniers auteurs.
On ne peut présenter ce rapprochement que sous grandes réserves, la description et la figure données du Parthenope serrata sont trop imparfaites pour permettre de se faire une idée nette de ce ver et, provisoirement au moins, je crois devoir les réunir d’après la disposition de la trompe et la structure des soies. C’est l’opinion émise par M. Ray Lankester et adoptée par M. Yejdovsky. MM. Kennel et Zeppelin pensent, au contraire, que ce sont non seulement deux espèces différentes, mais qu’elles forment peut-être deux genres distincts. La question présente d'ailleurs, pour être résolue, une grande difficulté, la description et la figure données par M. Oscar Schmidt laissant dans le doute par leur ambiguité certains points importants, entre autres le nombre des faisceaux de soies par anneau. Suivant M. Kennel, on doit conclure des détails donnés par l’auteur de l’espèce qu’il y en a quatre, tandis que M. Ray Lankester admet qu'il n’y en a que deux, puisqu'il établit une assimilation avec l’espèce de Claparède (1). Ce dernier n'avait étudié qu'un individu très jeune,
(1) Le texte d’Oscar Schmidt porte: « Die Borsten stehen in weit von
einander entfernten Bündeln zweizeilig, In beiden Reihen (jederseits)
sind die Borsten von gleicher Beschaffenheit und von eigenthiimlicher Form ». « Les soies se trouvent ôisériées en faisceaux fort éloignés les uns des autres... Sur les deux rangs [de chaque côté) les soies sont de même sorte et d’une forme très spéciale ». On peut supposer d’après l’ensemble du texte, qu’Oscar Schmidt, en faisant la comparaison de son nouveau genre Parthenope avec les autres genres des Naïdiens, avait sous les yeux le travail de Grube : Die Familie des Anneliden; dans lequel l’expression zweizeilig (biserié) s'applique à une moitié de l’animal et signifie qu’il y a quatre faisceaux par anneau. D’autre part, dans la seconde phrase « jederseits» entre parenthèses, pourrait signifier: «sur les deux rangs, de cha-