V. F. CHÆTOGASTRIDÆ. III. G. CTENODRILUS
Il est fort difficile de savoir à quoi s’en tenir sur ces opinions contradictoires, aucun des auteurs n'ayant pu étudier par lui-même à la fois les différentes espèces. Ajoutons que les deux types observés dans les conditions les plus normales, parce qu’ils ont été recueillis directement en mer, Parthenope serrata O. Schm. et Ctenodrilus pardalis Clap. sont les moins bien connus, un seul exemplaire de chacun d’eux ayant été trouvé. Les autres, Ctenodrilus pardalis, Kenn. et Ctenodrilus monostxjlos, Zepp., ont été pris dans des aquariums sans qu’on connaisse leur origine réelle. Dans ces conditions, et quelque perfectionnés que soient aujourd’hui les procédés de conservation, d’aération, etc. pour l’eau de mer, on est en droit de se demander si ces organismes délicats n’ont pas souffert plus ou moins de cette captivité et si on peut les considérer comme ayant revêtu leurs caractères normaux. On est forcé de convenir que le mode de scissiparité par fractionnement observé chez eux, éveille plutôt l’idée d’un fait pathologique, surtout si on se reporte à la figure donnée par Oscar Schmidt où le mode de bourgeonnement rappelle bien mieux ce qu’on connaît chez les Naidineæ en général.
Ces doutes m’engagent, jusqu’à ce que ces vers soient mieux connus, à les réunir sous deux types correspondant l'un à l’espèce d’Oscar Schmidt, l’autre à l’espèce de M. Zeppelin, lesquels, comme le pense M. Vejdovsky, devront sans doute plus tard former deuxgenres distincts.