Æolosoma Hemprichii
(PI. XXII, fig. 26).
Æolosoma Hemprichii, Ehrenberg, 1831 ; Turbell., feuille 6, 3e page; pl. V, fig. 2 a, b, c.
Æolosoma décorum , Ehrenberg, 1831 ; Turbell., feuille 6, 4' page. Æolonais Hemprichii , Gervais, 1838, p. 14.
Æolonais décorum , Gervais, 1838, p. 14.
Æolosoma Ehrenbergii, Œrsted, 1842-1843, p. 137; pl. III, fig. 7. Æolosoma Hemprichii, Grobe, 1851, p. 103 et 147.
Æolosoma décorum , Grube, 1831, p. 103 et 147.
? Æolosoma venustum, Leidy, 1850-1834, p. 46; pl. II, fig. 8 à 12. Æolosoma Ehrenbergii , Udekem, 1833, p. 533.
Id. id. Udekem, 1839, p. 23.
Id. id. Udekem, 1861, p. 243; pl. fig. 1.
Æolosoma Hemprichii , Maggi, 1863.
Æolosoma décorum , Maggi, 1865.
Æolosoma italicum, Maggi, 1865.
Æolosoma Ehrenbergii , Vejdovsky, 1882, p. 51.
Id. id. Vejdovsky, 1883, p. 4 (tirage à part).
Id. id. Vejdovsky, 1881, p. 21; pl. I, fig. 1 à 7.
Ver pouvant acquérir relativement une assez grande taille ; tête un peu plus large que la portion suivante du corps.
Soies locomotrices bisériées, de chaque côté 9 à 12 faisceaux (sur l’individu souche), elles sont dans chacun de ceux-ci toutes piliformes au nombre de 3 à 8, dans ce dernier cas d'inégales grandeurs, de petites alternant avec de plus grandes, ces dernières sont moins larges que le corps.
Cerveau profondément échancré en arrière.
Tube digestif avec un renflement gastro-intestinal.
La paire d’organes segmentaires placée très en avant, au niveau des premiers faisceaux de soies.
Transparent; tégument orné d'un grand nombre de globules d'un beau rouge de Saturne, irrégulièrement disposés. Longueur 2min à 3“m, parfois pouvant atteindre jusqu’à 5u’m.
Hab. — Toute l’Europe, Dongola (Nubie), Amérique du Nord.
11 est possible que sous ce nom se trouvent réunies des espèces différentes. Ainsi, Ehrenberg en distinguait deux, avec doute il est vrai, mais en comparant les descriptions, les caractères différentiels se réduisent à si peu de chose qu’il est difficile de les admettre comme réelles. L’ Æolosoma Hemprichii aurait 3 soies par faisceau ; YÆ. décorum G et le faisceau seraient sub-bipartite. Grube, qui admet ces deux
LOMBRICINIENS.
espèces, ajoute une différence dans le nombre des anneaux, 10 à 15 pour la première, 9 à 10 pour la seconde ; ces derniers chiffres ne sont pas concordants avec ceux donnés par Ehrenberg dans les Symbolæ physicæ où se trouve 9 à 20.
On est donc porté à admettre l’idée de M. OErsted, qui, le premier, a proposé de les réunir. C’est toutefois à tort que cet auteur, au lieu de prendre le nom d 'Æolosoma Hemprichii , le premier en date sans aucun doute, a cru devoir le modifier en celui à' Æolosoma Ehrenbergii. Udekem regarde comme appartenant à cette espèce Y Æolosoma quatemarium, Ehr. La disposition des soies, sans parler d’autres caractères dont il sera question à propos de cette espèce, doit suffire pour la faire regarder comme distincte malgré la tendance des faisceaux à se séparer dans la forme Æolosoma décorum.
Il est plus douteux que les Æolosoma italicum , Maggi et Æ. venustum , Leidy, soient bien identiques à Y Æolosoma Hemprichii , Ehr., mais les détails donnés sur ces animaux sont insuffisants pour les caractériser d’une façon convenable, et l'on ne peut provisoirement que les y réunir.
C’est sur son Æolosoma décorum qu’Ehrenberg a observé des œufs pondus d'un volume relativement considérable, 0mm,H ; le petit y est déjà pourvu de globules cutanés rouges, analogues à ceux de l’adulte.
La répartition géographique serait, on le voit, des plus étendue et mérite de fixer l’attention des zoologistes en position d’étudier ces animaux pour l’établir d’une manière plus formelle, car elle repose jusqu’ici sur des rapprochements dont quelques-uns peuvent être regardés comme contestables.