VI. F. AMEDULLATA. I. G. ÆOLOSOMA
Depuis cette époque, les zoologistes ont fait connaître un assez grand nombre d’espèces, mais sauf quelques-unes, les caractères assignés à la plupart d’entre elles sont tellement vagues, qu’il est impossible de décider si on doit les regarder comme légitimes. C’est ce qui a lieu pour la première en date, l 'Æolosoma aurigena, Eichwald, bien que la description soit accompagnée d’une figure, mais de trop petite dimension pour être de quelque secours pour l’étude. L 'Æolosoma venustum et le Cliætodemus panduratus, trouvés dans les environs de Philadelphie, ne paraissent pas différer des Æolosoma Hemprichii , Ehr. et Æ. quaternarium, Ehr.
L’espèce de l’Amérique du Sud décrite par M. Schmarda, sous le nom d’ Æolosoma pictum, présente peut-être des caractères plus positifs, elle demanderait cependant de nouvelles recherches et n'a pas encore été examinée d’une manière assez approfondie. Il en est de même, autant qu'on en peut juger, de V Æolosoma niveum , Leydig. Quant aux Æolosoma Balsamo et Æ. italicum , espèces proposées par M. Maggi, malgré l’étude consciencieuse qu’en a fait ce zoologiste, on est porté à admettre que les caractères qu'il leur assigne ne sont pas suffisants pour les faire distinguer des Æolosoma quaternarium et Æ. Hemprichii d’Ehrenberg.
La distinction des espèces repose en partie sur la disposition et la nature des soies, des caractères non moins importants sont tirés de la forme du ganglion cérébroïde, malheureusement elle n’est connue que pour un petit nombre de types. M. Vejdovsky a montré aussi le parti qu’on peut tirer de la forme de la tête, tantôt confondue avec les anneaux suivants, tantôt plus large et portée sur une espèce de cou, et de la situation aussi bien que du nombre des organes segmentaires. Enfin, on peut se servir de l’apparence des globules sousépidermiques, de leur coloration, de leur arrangement plus ou moins régulier, mais il n’est pas nécessaire d’insister sur la médiocre valeur de ce dernier caractère. Le tube digestif fournirait aussi, sans doute, quelques particularités distinctives, seulement le polymorphisme du corps chez ces êtres en rend l’étude difficile.
Il est impossible de se faire à l’heure actuelle une idée de la répartition géographique de ce genre, tout ce qu’on peut dire c’est qu’elle paraît devoir être très étendue, des Æolosoma ayant été rencontrés non-seulement dans toute l’Europe, mais certainement en Nubie et dans l’Amérique du Nord; on vient de voir qu’une espèce est citée de l’Amérique méridionale. Quelques types, 1 Æ. Hemprichii, Ehr., 6 Æ. quaternarium , Ehr., seraient remarquablement cosmopolites.
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