‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douceChapitre 170 sur 290 · II. Genre CENTROPYGOS · texte numérisé non relu

II. Genre CENTROPYGOS

Grube et Œrsted, 1859, p. 157.

Corps allongé, insensiblement atténué en avant, beaucoup moins en arrière. Ventouse antérieure semblable à celle des Hirudo ; ventouse postérieure placée obliquement à l’extrémité du corps, non dilatée, et percée par l’orifice anal.

Pas d’yeux.

Annelés. Tome III.

HIRÜD1NIENS.

Orifices génitaux dans le XXVIIe intersegment et sous le 30e anneau.

La position de ce genre est douteuse, comparé pour la forme par Grube à VAulastoma, il présenterait peut-être de très petites spinules autour de la ventouse postérieure. Cqci est-il comparable aux soies des Acanthobdella, Gr., dans ce cas les Centropijgos peuvent d'autant mieux leur être réunis comme l’a proposé Diesing. L’armature buccale étant inconnue, c’est par hypothèse que ce genre est rapproché des Gnathobdellins par M. Claus.

Une seule espèce C. jocensis , Gr. et OE. venant de St-Joce, Amérique centrale.

U. Fam. gnathobdellidæ.

Corps plus ou moins aplati, contractile, distinctement annelé. Ventouse postérieure cotyloïde, à base étranglée, placée ordinairement à la face ventrale. Bouche subterminale ou terminale sous un lobe céphalique souvent de forme triangulaire, susceptible d'agir comme ventouse, mais en continuité avec le corps; jamais de trompe extroversile et le plus souvent 3 mâchoires armées ou non de denticules. Yeux nuis ou distincts.

Les G.NATHOBDELLID.E sont les véritables Sangsues et, si l’on ne peut pas dire qu’ils soient les seuls propres à l'usage thérapeutique, au moins renferment-ils les espèces les plus connues et les plus habituellement capturées dans ce but.

L’emploi usuel de quelques-uns de ces vers, YHirudo medicinalis, Lin., en particulier dans la pratique médicale avait, surtout il y a un certain nombre d'années, fait rechercher très activement ces Hirudiniens, lesquels autrefois assez communs en France y ont presque complètement disparu aujourd'hui et ne se trouvaient plus guère que dans les grands marais de l'Europe centrale. Leur diminution, même dans ces derniers endroits, résultat d'une exploitation trop intensive, fit naître l'idée d'établissements où l'on chercherait à favoriser la multiplication de ces animaux en des lieux spécialement disposés dans ce but. Cette industrie, un instant assez en vogue, a beaucoup perdu de son importance par suite de l'usage restreint fait aujourd'hui des émissions sanguines locales au moyen de ces animaux. Ne pouvant entrer ici, en ce qui touche I’Hiri dixicilture, dans des détails, que ne comporte pas l'étendue et l’esprit de cet ouvrage, je me borne pour ce point, non sans intérêt, à renvoyer aux traités spéciaux sur la matière, particulièrement à la monographie de la Sangsue médici-

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