II. F. GNATHOBDELLIDÆ
nale par M. Ebrard (1837), dans laquelle le sujet se trouve exposé avec tous les développements qu’il comporte soit pour l’aménagement des marais artificiels ou naturels, soit sur les moyens de fournir aux Sangsues une nourriture convenable, soit sur les divers accidents qui viennent souvent troubler l’exploitation, etc.
Le nombre des genres est assez considérable dans cette famille, malheureusement un certain nombre ne sont peut-être pas suffisamment caractérisés et, si pour les mieux connus, on peut, d’après l’armature de la bouche, établir une gradation sériale très satisfaisante, pour beaucoup d’autres il est difficile de leur assigner une place certaine dans le groupe.
On s'accorde assez généralement aujourd'hui à regarder les Nephelis inermes et les Hirudo à mâchoires puissamment dentées, comme les deux extrémités d’une série dans laquelle s’intercalent les autres genres et dont le terme moyen serait les Trocheta.
Auprès des Nephelis , Sav. se placent les Nephelopsis, Verr., Semiscolex, Kinb., Hexabdella, Verr., tous munis d’organes oculiformes, lesquels manquent dans les Leiostomum, Wagl., Blennobdella, Blanch., Cylicobdella, Gr., Macrobdella, Phil.
Chez les Trocheta , Dutr., les mâchoires apparaissent mais sont inermes, n’offrant pas de denticules. On peut en rapprocher les Bdella, Sav., les Pinacobdella , Dies., ces derniers privés d’yeux.
Les autres genres sont pourvus de mâchoires munies de denticules. Ceux-ci peuvent être peu nombreux et mousses comme chez les Aulastoma, Moq. T. et les Typhlobdella, Dies. distingués comme les précédents par la présence ou l’absence des organes oculaires, et qui ont un ingluvies à cæcums peu nombreux et reculés, tandis que chez les Hæmopis, Sav., quoique les mâchoires soient encore faiblement armées, l’estomac est aussi compliqué que dans le genre suivant. Celui-ci, les Hirudo, Lin., offre le plus puissant appareil maxillaire connu dans le groupe et un ingluvies muni de cæcums sur toute sa longueur.
A ces genres se joindront les Theromyzon , Phil. et les Diestecostoma (= Heterobdella, Baird, nec.v. B. et H.), Dermobdclla, Phil., incomplètement caractérisés (1).
(1) Pour les genres suivants, qui se rapportent sans doute à cette famille, les renseignements m’ont manqué.
Adenobdella, Leidy.
Cyclobdella, Hybobdella, Schlegelia, Weyenberg.
HIRUDINIENS.
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