XIV. Genre HÆMOPIS
Savigny, 1817, p. 115.
Corps atténué en avant et renflé en arrière, plus mou, moins nettement annelé que chez les Hirudo. Segments quinés. Ventouse orale non distincte du corps ; ventouse anale cotyloïde, médiocre.
(1) PI. XXIV, fig. 4, 5, 6 et 7.
(2) L' Aulastoma heluo, Templeton (1881), du Nord de l’Irlande, pourrait bien n’en être qu’une variété.
(3) Voir surtout : Diesing, 1838, p. 77, pl. III, fig. 25 à 31.
HIRUDINIENS.
Mâchoires au nombre de 3, petites, peu saillantes à denticules petits, obtus, peu nombreux, de 36 à 38. Ingluvies avec Il paires de cæcums latéraux.
Yeux 10.
Orifices sexuels aux XXIVe et XXIXe intersegments.
Les Hæmopis, mieux armés que les Aulastoma, moins bien que les Hirudo, s'attaquent cependant aux vertébrés supérieurs, mais ne peuvent entamer que les muqueuses, aussi s'introduisent-ils dans les cavités nasales, pharyngiennes, laryngiennes, des animaux et de l’homme, si l’on a l’imprudence de boire sans précaution les eaux vives qu’elles habitent de préférence. On les rencontre particulièrement dans les contrées chaudes, sur le pourtour méditerranéen.
La seule espèce bien connue est YH. sanguisuga, Lin., dont quelques variétés de coloration avaient été regardées comme espèces distinctes par Savignv. Peut-être faut-il y joindre YH. incerta , Fil., de Perse.
Les H. carnivora, Bross., H. Ardeæ, Moq. T., H. unicolor, Moq.T., H. martinicensis, Moq. T., sont douteux comme appartenant à ce genre.