II. Tribu. DIG0N0P0RA
Dendrocœliens ayant le corps déprimé, le plus souvent élargi, foliacé. Pharynx de forme variable, conduisant dans une sorte de vestibule stomacal commun, d’où partent de nombreux troncs, ramifiés dans toute l’étendue du corps, soit terminés simplement, soit dans d’autres cas anastomosés en réseau. Organes femelles fondamentaux constitués par des germigènes folliculcux, disséminés comme les testicules et des vitcllogènes en deux glandes compactes; sauf quelques exceptions, les canaux efférents mâles et femelles débouchent isolément à l’extérieur par des orifices distincts, placés en arrière de la bouche, l’orifice mâle précédant l’orifice femelle.
Ces Planariens Dendrocœles, bien qu’ils atteignent la taille maximum connue dans l’ensemble du groupe, taille qui peut aller jusqu’à 40mm ou 50mm, doivent cependant être regardés comme moins élevés en organisation que les précédents. La diffusion en quelque sorte du tube digestif (Polycladidea), la communication de celui-ci avec l’extérieur par les ramifications ultimes dans certains genres (Yungia, Lang ; Cycloporus, Lang), l’anastomose de ces mêmes branches entre elles dans quelques autres [Anonymus, Lang, Prosthecæreus, Schmar.) sont autant de caractères d’infériorité, on peut y joindre la simplification relative des organes femelles.
M. Lang a cherché à établir (1881), que ces Plathelmintha forment un lien entre les Rayonnés et les Vers en les considérant comme des Cténophores rampants, ingénieuse hypothèse appuyée de considérations très séduisantes.
Le même auteur énumère, dans son grand ouvrage, les Polycladées (1884), près de 230 espèces, mais une bonne moitié ne sont
(1) PI. XXVIII, fig. 11,11’.
(2) Add. V. Fam. BDELLURIDÆ — G. Bdelldra, Leidy.