‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douceChapitre 258 sur 290 · VI. Fam. LEIMACOPSIDÆ — G. Leimacopsis, Diesing · texte numérisé non relu

VI. Fam. LEIMACOPSIDÆ — G. Leimacopsis, Diesing

PLANARIENS.

qu'imparfaitement connues et demanderaient des études plus complètes avant d’être définitivement admises (1). Tous ces animaux sont marins et périssent rapidement dans l'eau douce.

Cette tribu a été partagée en deux sections suivant que les animaux sont privés de ventouse : Acotylea ; ou en présentent une : Cotylea ; la ventouse, dans ce dernier cas, est toujours ventrale et placée en arrière des orifices digestifs et sexuels. Il n’est pas toujours aussi facile d'en constater la présence, qu'on le croirait au premier abord, et, lorsque cela se peut, il est plus commode d'avoir égard soit à la position des tentacules : cervicaux chez les Acotylea, marginaux chez les Cotylea ; soit à la situation de l'orifice digestif : postérieur chez la plupart des premiers ; antérieur chez la plupart des seconds. Mais dans l'une et l’autre section les tentacules peuvent manquer, parfois la bouche est centrale et la présence ou l'absence de l’organe d’adhérence reste comme seul caractère positif.

La distribution en familles adoptée par M. Lang peut être résumée de la manière suivante.

(1) Peut-on citer ici, à titre d’espèce douteuse, VHomopneusis frondosus de Lesson, trouvé adhérant aux rochers de Pile Waigiou? (décrit et figuré : Yoy. de « la Coquille » — 1830, t. II, lre part. p. 451 ; Mollusques, pl. XII).

Cet être bizarre se compose d’un corps discoïde large de 81mm, sur 68mm de haut, de la partie moyenne dorsale duquel et suivant deux directions en croix, partent quatre troncs ramifiés dichotomiquement en une riche arborisation, celle-ci entoure tout l’animal, dont le diamètre atteint par là plus de lG0mm . Les bords du disque sont minces, très dentelés, la face inférieure présente en son milieu une bouche centrale ovale, nue, lisse, garnie d’un large rebord renflé, lobé, plissé et sur son pourtour de stries rayonnantes, qui semblent être des vaisseaux anastomosés. Cette face inférieure est jaune olivâtre, avec la bouche du plus riche violet, tandis qu’au pourtour se voient des festons arrondis, plus foncés en couleur et ayant chacun deux ovales d’un blanc lacté. Reste du corps ainsi que les arborisations (sauf les troncs d’origine et les plus grosses branches, qui sont colorés en rouge vif) gris bleuâtre mélangé de blanc.

Il n'est pas facile, d’après la description que résume cet extrait, de déterminer la place d'un tel être. Lesson croit devoir le rapprocher des Planocera, Blainv., toutefois il ne le fait pas sans quelques restrictions, l’exemplaire unique ayant été perdu. D'un autre côté L. Agassiz (1862, p. 159) (d’après ces mêmes documents, car il n’en cite pas d’autres) range VHomopneusis parmi les Méduses, auprès des Polyclonia, Brandt. Quelque justifiées que soient les présomptions en faveur de cette manière de voir, la compétence spéciale de Lesson sur le groupe des Acalèphes, ne doit-elle pas engager à suspendre ce jugement.. lusqu’à ce qu'un zoologiste autorisé ait pu voir de nouveau l’animal en nature et décider de ses affinités réelles ?

Tiubu. DIGONOPORA.

» Sect. ACOTlTIiEA

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