IV. F. NAIDIDÆ
prend des espèces des genres Stylaria, Lam., Ophidonais, Gerv., Pristina, Ehr.), seraient conservés, les deux autres, Chætogastcr, Baër, et Æolosoma, Ehr., devant former deux groupes distincts. La division proposée par Udekemest spécialement fondée sur la différence dans le mode de propagation, qui chez les Tubifécidkes aurait exclusivement lieu par voie sexuelle, tandis que pour les Naicïdées, à ce mode s’ajoute une reproduction asexuelle par bourgeonnement, qui serait la plus habituelle. A cela on pourrait joindre, d’après les caractéristiques données par l’auteur, que, chez les premiers, il n’y a pas d’estomac musculeux, les organes copulateurs mâles sont, en très grande partie au moins, seuls distincts des organes femelles, les canaux efférents étant parfois confondus vers les orifices extérieurs; enfin plusieurs œufs sont réunis dans une même capsule ; chez les Naicïdées, au contraire, on observe une ou plusieurs dilatations stomacales, l’organe copulateur mâle est entièrement invaginé dans l’organe femelle, chaque œuf est isolé dans une capsule distincte.
Quelle que soit l’importance des phénomènes liés à la conservation de l’espèce, je ne crois pas que chez ces êtres le mode de reproduction par bourgeonnement, ajouté à la génération sexuée, soit de nature à motiver une division aussi importante. C’est là un fait d’ordre physiologique qui ne me paraîtrait devoir être pris en considération, que s’il imprimait à l’organisation générale des animaux des caractères anatomiques différentiels suffisants pour justifier la valeur qui lui est attribuée. Or, les différences dont il a été question sont ou de médiocre importance, comme la disposition du tube digestif, la nature du cocon ovifère,ou très contestables, comme les rapports des organes mâles et femelles; ce point a été traité à propos des caractères généraux de la famille. Cependant cette classification montre une tendance scientifique beaucoup plus élevée que les précédentes.
M. Eisen (1878-1880) a publié un travail spécial anatomique et zoologique sur les Tubificidæ, dans lequel il s’attache à l’étude de la disposition réciproque des tubes vecteurs mâle et femelle, et décrit plusieurs genres nouveaux fort intéressants : Telmatodrilus, Spirosperma, llyodrilus, Ilemitubifex, Camptodrilus ; ce dernier n’est sans doute pas distinct des Limnodrilus, Clap., c’est-à-dire des Clitcllio, Sav. Des tableaux synoptiques pour la division en genres et la distinction des espèces se trouvent dans le corps du mémoire.
On peut rappeler ici le travail de M. Czerniavsky sur la faune pontique (1880), dans lequel se trouvent établis les genres Pterostylarides, Pavanais, Pododrihs, Archæoryctes ; ils sont malheureusement basés sur des caractères d’une si faible importance, qu’il n’est pas possible de les admettre comme coupes génériques.
Enfin M. Yejdovsky, qui en 1876 avait formé le genre Psammorycies pour le Nais umbcllifer, Kessl., fit connaître un peu plus tard (1883)