‹ Histoire naturelle des annelés marins et d'eau douceChapitre 3 sur 290 · Uronais · texte numérisé non relu

Uronais

antérieurs, , en 1 trompe. I

(Des ocelles. .

postérieurs ou caudiformes

U. barbata, Müll.

» digitata, Müll.

» decapoda, Dutr.

» furcata, Rosel.

» ? quadricuspidata, Fabr.

Corps déprimé, serpentiforme. 8. Ophidonais.

O. vermicularis, auct.

» serpentina, Müll.

Faisons remarquer tout d’abord que cette classification, dont j’ai cru devoir ici reproduire l’ensemble, répond non à la famille des N’aididæ, mais plutôt au sous-ordre des Naidineæ, puisqu’il comprend deux genres: Æolonais (= Æolosoma, Ehr.) et Chætogaster, Baër, qui actuellement constituent les groupes des Amedullata et des Chætogastridæ; nous n’avons donc ici à nous occuper que des six derniers genres. Pour ceux-ci, comme pour le premier d’ailleurs, on peut reprocher à Paul Gervais, dans le but simplement d’obtenir une terminologie plus uniforme, d’avoir sans nécessité changé, ou plutôt modifié, les noms imposés par ses prédécesseurs, le genre Pristinais est l’identique de Pristina Ehr., Stylinais est l’équivalent de Stylaria Lam., Uronais de Dero Oken. Les genres Blanonais et Opsonais ren-

LOMBRICINIENS.

ferment à côté d’espèces appartenant aux genres Nais , Müll. et Clitellio, Sav., d'autres vers mal connus et ne peuvent être conservés. Le seul qui mérite de rester dans la nomenclature, serait le genre Ophidonais, encore faut-il observer que le caractère principal donné dans le tableau est inexact, Y Ophidonais serpentina , Müll. n’ayant que des soies bifurquées, sans soies piliformes.

En 1842, Dujardin indique un genre Ripistes pour une espèce décrite depuis par Schmarda, le Stylaria parasita, sans donner malheureusement d’épithète spécifique. Peu après, Hoffmeister (1843) établit le genre Sænuris, qui ne peut être conservé, car il fait double emploi avec les Tubifex de Lamarck.

M. OErsted, vers la même époque, publia plusieurs travaux relatifs à l’étude des vers, dont l’un spécialement consacré à l’étude des Nais du Danemarck (1842-1843) ; il y figure les soies d'un assez bon nombre d'espèces. Dans son ouvrage : De regionibus mariais (1844), se trouve un genre Mesopachys imparfaitement déterminé et que je crois devoir laisser aux incertæ sedis, bien que M. Czerniavsky ait depuis (1880) cité l’espèce, qu’il renferme, comme appartenant à la faune de la Mer Noire, sans ajouter d’ailleurs des détails suffisants pour justifier la coupe générique.

Nous trouvons à la suite de ces auteurs bon nombre de genres établis, le plus souvent d'une manière isolée, par différents zoologistes, qui se bornèrent à décrire les espèces nouvelles que leurs recherches leur faisaient découvrir; tels sont les genres Naidium, 0. Schm. (1847), Peloryctes, Leuck. (1849) et Strephuris, Leidy (1830), de ces deux derniers, l'un doit être réuni aux Clitellio, le second aux Tubifex. Citons encore les Aulophorus de M. Schmarda (1861), Limnodrilus de Claparède (1862), Hctcrochæta du même auteur (1863) et Chirodrilus Verrill (1871). Quant au genre Yalla de Johnston (1865), il doit être regardé comme identique aux Capitella, Blainv., que l’on s’accorde aujourd’hui à placer parmi les Annélides proprement dits (1).

Vers la même époque (1839), Udekem publiait la Classification des Lombricins, dont il a été donné plus haut une analyse générale (2). On a vu qu'il admettait en particulier deux familles des Tcbifécidées et des Naicidées, qui répondent à peu près à l’ensemble de la famille des Naidid.e, telle qu’elle est ici limitée ; il importe de remarquer en effet que, sur les trois genres admis dans la première, deux, les Lumbriculus, Grube et Euaxes, Grube (= Rhynchelmis, Hoffm.), font pour nous partie des Llmbricllid.e, il ne reste que les Tubifex, Lam., dans lesquels se trouvent compris les Clitellio, Sav. Quant aux Naicidées, deux genres, Dero, Oken et Nais, Müll. (ce dernier, très étendu, com-

(1) Voy. t. II, p. 234.

(2) Voir t. III, p. 43.

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