XIV. Genre TUBIFEX
( Tubus , tuyau ; facio, je fabrique.)
Lumbricus (pars), Muller, etc.
Tubifex, Lamarck, üdekem, Claparède, Eisen,Vejdovsky,Tadber, Levinsen. Sænuris, Hoffmeister, Grobb, Czerniavsky.
Strephuris, Leidy.
Corps allongé. Lobe céphalique et segment pvgidien simples.
Faisceaux de soies au nombre de quatre par anneau, quadrisériés sur la longueur du corps ; les soies de deux sortes, les unes en crochet, fourchues, les autres piliformes, ces dernières n’existant que dans les faisceaux supérieurs.
Pas de dilatation stomacale en gésier. Tronc dorsal simple, tronc ventral bifurqué en avant vers le 2e anneau ; tous deux unis dans les anneaux, sauf les premiers, par deux branches, l’une pariétale plus ou moins sinueuse, l’autre viscérale directe. Outre le tronc dorsal contractile, une branche dorsoventrale dilatée faisant fonction de cœur dans le 7e ou 8e anneau ; les trois anses situées dans le voisinage des organes de la génération sont également pulsatiles, quoique non dilatées. Organes segmentaires présentant des dilatations (? glandulaires) sur le trajet du tube entortillé.
Pas d’yeux. Ganglion cérébroïde échancré, aussi bien en avant qu’en arrière.
Canal déférent long, renflé, vers sa partie terminale, en un atrium glanduleux recevant une vésicule séminale ; un pénis; ces organes sont engainés par l’oviducte et s’ouvrent dans le 10e ou 11e anneau. Une paire de poches copulatrices débouchant au 9» ou 10e anneau.
Habitent d’ordinaire les eaux douces.
Ce genre, l’un des plus anciennement créés pour un ver décrit et figuré par Müller, des mieux connu dans son organisation depuis le travail monographique publié par Udekem sur l’espèce type (1853), le Lumbricus tubifex , est cependant l’un de ceux où règne la plus grande confusion au point de vue des espèces, qu’il convient d’y comprendre.
Abstraction faite du genre voisin Hemitubifex, Eis., dont on trouvera plus loin les caractères différentiels, il se distingue facilement des autres Naididæ, à glandes sexuelles reculées au 10e anneau, par la