IV. F. NAIDIDÆ. XIV. G. TUBIFEX
présence de soies en partie piliformes, en parties crochues aux faisceaux supérieurs au moins antérieurement, pour ne citer que le caractère externe le plus sensible.
Lamarck, dans son genre, très imparfaitement caractérisé, place deux espèces de Müller, le Lumbricus tubifex, pris pour type puisque le nom générique lui est emprunté, et le Lumbricus tubicola,c,e dernier d’un tout autre groupe, celui des Annélides proprement dits (1), donnant à la première le nom de Tubifex rivulorum, à la seconde celui de Tubifex marinus ; ce dernier changement de l’épithète ne s’explique pas. Une troisième espèce du zoologiste danois devrait peut-être encore faire partie de ce groupe d’après Grube, le Lumbricus ciliatus, qu’il place, mais avec grande réserve, parmi les Sænuris. Les renseignements donnés par Müller sur ce ver, qu’il n’avait pu observer vivant, sont trop incomplets pour qu’on puisse savoir de quelle espèce il peut bien être rapproché, j’ajouterai que l’extrême brièveté des soies, l'habitat marin semblent plutôt devoir le faire ranger avec les Clitellio et, en tous cas, l’éloignent des Tubifex , tels qu’ils doivent être compris aujourd’hui (2). Il en est de même du Lumbricus lineatus, Müll., qui lui, doit être regardé comme assez bien connu, depuis les détails donnés par Rathke et Hoffmeister, pour qu’il ne puisse guère rester de doute qu’il appartient réellement au genre Clitellio à propos duquel il en sera question plus loin.
Citons pour mémoire deux espèces établies par Dugès (1837) : Tubifex gentilinus et Tubifex uncinarius; très incomplètement décrites et imparfaitement figurées, la première est peut-être identique au 1 Lumbriculus variegatus (3), la seconde se rapprochant plutôt des Clitellio.
Hoffmeister (1842) peut être regardé comme ayant le premier étudié et défini le genre d’une manière scientifique, bien que la diagnose qu’il en donne soit encore insuffisante :
Corpus teres, distincte annulatum annulis raris, quadrifariam ternis ad senis pedicellis inxqualibus aculeatum, numerus annulorum 1A0-160. Diaphragmata arcta, color sanguinis ruberrimus. Ventriculus musculosus nullus.
Les détails anatomiques et les figures, qui accompagnent la description, ne laissent par contre aucun doute sur l’identité du Naïdien qu’Hoffmeister a eu à examiner, avec le Tubifex rivulorum, Lam., lui-même fait cette assimilation, mais il paraît surtout préoccupé d’identifier l’animal qu’il a sous les yeux avec le Lumbricus variegatus, Müll., point sur lequel il revient, en y insistant, dans un mémoire
(1) Genre Clymene, voy. Grube, 1831, p. 77.
(2) Voir plus loin page 413, note.
(3) Voir page 214.