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publié l’année suivante dans les Archives de Wiegmann (1843). Il pense que les longues soies des faisceaux supérieurs peuvent accidentellement disparaître ou se raccourcir, ce qui doit faire supposer une confusion avec d'autres vers voisins, Limnodrilus ou même Lumbriculus. Ce travail, très remarquable d’ailleurs, a eu par suite une fâcheuse influence, car il n’a pas peu contribué à obscurcir les questions de synonymie relatives à ces espèces. En effet, le nom générique de Tubifex était changé en celui de Sænuris, malgré l’antériorité incontestable du premier, et, comme la diagnose donnée par Hoffmeister paraissait plus précise, beaucoup d’auteurs, parmi lesquels Grube, adoptèrent cette nouvelle dénomination, qui se trouva ainsi généralement admise à l’étranger. La confusion fut augmentée par d’autres zoologistes, lesquels firent deux genres distincts des Tubifex et des Sænuris sans les définir d'une manière précise, ou en leur attribuant des caractères, qu’on ne peut admettre comme appartenant à l’espèce typique, c’est ainsi que M. Verrill, à propos du Sæyiuris canadensis, Nichol., dit que chez les vers de ce genre « les soies ne sont jamais fourchues (1). Cette opinion peut s’expliquer sans doute par la confusion faite par HofTmeister entre le Tubifex rivulorum, Lam., qu’il décrit et figure, et le Lumbriculus variegatus, Miill., qu’il veut y réunir, cependant l’erreur ne devrait plus avoir cours dans la science depuis la publication, déjà ancienne, du travail de Grube (2) où sont établies de la manière la plus exacte les différences essentielles qui séparent le Lumbricus variegatus, Müll. , du Sænuris variegata, Hoffm. Quoi qu’il en soit, les auteurs subséquents rapportant tantôt à l’un, tantôt à l’autre type, les vers nouveaux qu’ils découvraient, le genre Sænuris, au lieu d’ètre le simple synonyme de Tubifex, est devenu des plus hétérogènes et sous ce nom ont été décrites les espèces les plus disparates.
Bien que M. OErsted ait nettement formulé le caractère générique principal en indiquant dans son ouvrage, De regionibus marinis, le Tubifex serpentinus, on ne peut que mentionner simplement cette espèce, le nom n’étant accompagné d’aucune description.
Grube, en 1831, admettait, comme on l'a vu plus haut dans son genre Sænuris les S. variegata, Hoffm. (= Tubifex rivulorum, Lam., d’après la synonymie même), S. lineata, Miill., S. (Lumbricus) ciliata, Miill., ce dernier avec doute, il y joint le S. neurosoma, Freyet Leuckart, décrit quelques années auparavant (1847). La première espèce appartient seule au genre Tubifex, les autres doivent être placées dans le genre Clitellio.
On peut faire la même remarque sur le travail d’Udekem (1839). Sauf le Tubifex rivulorum, Lam., auquel cet auteur, le premier, resti-
(1) Verrill., 1873, p. 388.
(2) Grube, 1844, p. 200 et 207.