IV. F. NAID1DÆ. XIV. G. TUBIFEX
Tubifex rivulorum, Lamarck, 1816, t. III, p. 225; 1840, t. III, p. 676.
Id. id. Blainville, 1828, p. 497.
Nais filiformis, Dugès, 1828, p. 286; pl. VII, fig. 1 à 7. (Figures en partie reproduites : Règne animal illustré. Annélides ; pl. II, fig. 8, 9, 10.)
Blanonais filiformis, Gervais, 1838, p. 15.
Sænuris variegata (pars), Hoffmeister, 1842, p. 9; pl. II, fig. 19 à 23.
Id. id. Grübe, 1851, p. 103 et 146.
? Strephuris agilis, Leidy, 1850-1854, p. 45 ; pl. II, fig. 4 à 7.
Tubifex rivulorum , Udekem, 1855, p. 1 ; pl. I à IV.
Id. id. Udekem, 1855, p. 543.
Nais sanguinea (pars), Doyère, 1856, p. 306.
Tubifex rivulorum, Udekem, 1859, p. 11.
Tubifex Bonneti, Claparède, 1862, p. 14 ; pl. II, fig. 2 à 6; IV, fig. 5. Sænuris tubifex, Johnston, 1865, p. 64 et 332.
Tubifex coccineus , Vejdovsky, 1875.
Tubifex rivulorum, Tauber, 1879, p. 70.
Id. id. Eisen, 1878-1880, p. 14.
Tubifex coccineus, Eisen, 1878-1880, p. 14.
Tubifex Bonneti, Eisen, 1878-1880, p. 15.
? Sænuris taurica, Czerniavsky, 1880, p. 332; pl. IV, fig. 23, a, b, c.
? Sænuris peculiaris, Czerniavsky, 1880, p. 333; pl. IV, fig. 24, a, b (1).
? Sænuris diversisetosa, Czerniavsky, 1880, p. 334.
[Forma Charcoviensis) ; pl. III, fig. 1, 2. [Forma Suchumina) ; pl. III, fig. 3.
Tubifex rivulorum , Vejdovsky, 1883, p. 12 (tirage à part).
Id.
id.
Vejdovsky, 1884, p. 46.
Id.
id.
Levinsen, 1884, p. 224.
Id.
id.
Grube, 1879, p. 116.
Ihjodrilus coccineus, Stolc, 1885, p. 638 et 656.
Corps allongé, ordinairement renflé en avant, atténué en arrière; lobe céphalique obtusément conique, segment pygidien simple.
Aux faisceaux supérieurs se voient à la fois des soies piliformes, qui peuvent disparaître à la partie postérieure du corps, et des soies sigmoïdes, fourchues, à crochets égaux, à partir du 13° ou 14e anneau, mais sur les antérieurs pouvant avoir l’extrémité divisée en trois ou quatre pointes; aux faisceaux ventraux toutes les soies sont sigmoïdes, fourchues, à crochets inégaux, le supérieur plus grand que l'inférieur.
Tube digestif simple, sans renflement gastrique. Des anses vasculaires dorso-ventrales, contractiles, dans un nombre restreint d’anneaux, l’une d’elles particulièrement développée,
(1) Il y a comme indication fig. 24, a, d. Les renvois manquent parfois d’exactitude dans ce travail.
LOMBR1CLMENS.
d’ordinaire dans le 7e anneau. Sang rouge. Organe segmentaire commençant, dans la partie profonde qui fait suite à l’entonnoir vibratile, par un tube étroit, se renflant plus loin par l’adjonction d’une paroi épaisse, glanduleuse, parfois bosselée, pour se rétrécir de nouveau avant d'atteindre l’orifice de sortie.
Pas d’veux. Ganglion cérébroïde plus large que long, émarginé en arrière.
Ceinture nettement distincte, à l’époque de la reproduction, sur les 10° et 11e anneaux, s’étendant parfois sur le 9e. Pores sexuels dans le 10e anneau ; pénis court, très peu plus long que large à l'état de rétraction, étranglé en son milieu, en forme de gourde, s’il est exserte. Testicules dans le 8e anneau. Poches copulatrices dans le 9e anneau, en tube simple, renflé à son extrémité en ampoule sphérique; ovaires dans le 10e anneau.
Couleur rouge assez vif.
Longueur o0mm à 60mm ; 80 segments et plus.
Hab. — Toute l’Europe et peut-être l’Amérique du Nord.
Ce ver, le plus commun des Naïdiens, se trouve en abondance dans tous les ruisseaux, les mares, etc. Enfonçant dans la vase (1) les deux tiers antérieurs de son corps, il agite continuellement au dehors son extrémité caudale d’un beau rouge, et construit parfois, mais non toujours, un tube formé de particules terreuses, ténues, qui se détruit au moindre choc. Tiré de sa retraite, le Tubifex rivulorum, Lam., contourne son corps en spirale, formant une petite masse ovoïde, ce qu’avaient noté les premiers observateurs et ce qu’a fort bien figuré Udekem (1835, pl. I, fig. 2).
M. Vejdovsky a constaté dans ces derniers temps la présence de soies multifides aux faisceaux supérieurs des premiers anneaux, ce fait est d’un grand intérêt comme établissant un lien intime entre les genres Tubifex et Psammoryctes.
Il est difficile de savoir si le Strephuris agilis, Leidy, doit réellement être rapporté à cette espèce. Tout ce qu’on peut dire, c’est qu’aucun des caractères donnés par l’auteur américain ne permet de l'en distinguer, suivant la remarque d’Udekem ; de nouvelles recherches seraient nécessaires pour décider définitivement cette question.
Quant au Tubifex Bonneti, Clap., les zoologistes sont aujourd’hui assez généralement d’accord pour le réunir à l'espèce typique du genre. Les différences les plus sensibles portent sur la situation de différents organes dans les anneaux, la branche dorso-ventrale contractile dilatée ou cœur serait au 8e anneau, le premier testicule
(1) Pl. XXII, fig. 7.