‹ Histoire naturelle des araignées (aranéides)Chapitre 25 sur 211 · SH NN · texte numérisé non relu

SH NN

T. de Bourbon,

. à points noirs,

. ceinturé de blane,

SYSNS

LS

29 PJ RSS: a mg OT Rares

. partilum, . grossum, . saxalile,

-ornatum, priapeium, sanguinolentum,

. tenellum,

. aulicum,

. venustissimum, . punicum,

. nigropunclatum, . uncinalum,

. vicinum,

. albocinctum,

. Borbonicum,

Abbot, Koch, Koch, Abbot, Walckenaer, Walckenaer, Lucas, Lucas, Lucas, Lucas, Lucas, Lucas, Lucas, Lucas, Vinsou,

Géorgie, Grèce.

Allem. Belg.

Géorgie. Algérie.

Algérie.

Algérie.

Algérie.

Algérie.

Algérie.

Algérie.

Algérie.

Ile de la Réunion.

3° Sous-genre. Eucuarivu, Koch (9, bien; y42ts, gräce). — Yeux supérieurs plus écartés que les antérieurs, — pattes assez fines, les premières fort longues, — abdomen arrondi, déprimé en dessus, — le fond de Ja coloration est noir ou brun foncé. — Araignées vivant à l’intérieur des

maisons.

E E. triste,

E. triangulifer, E. civil,

E. de l'ortie, E. ponctué,

E. obscure,

E. ampullacé, E. chausxé,

E. corbeau,

E. brun,

. effrayant, . argus, . rouget,

. à quatre points,

. à thorax rouge,

. 4-punclalurn, . triste,

. triangulifer, . civile,

. urlicæ,

. punctatum,

. obscurum,

. ampullaceum, . bracalum,

. coracinum,

. castaneum,

. rufilhorax,

. lucluosum,

. argus,

. erythropum,

àsixtachesblanches, E.

Walckenaer, Hahn, Walckenaer, Lucas, Walckenaer, Walckenaer, Walckenaer, Walckenaer, Koch,

Koch, Sundewal, Lucas, Lucas, Lucas, Lucas,

sexalbomaculatum, Lucas,

Europe.

Europe.

Europe.

* France.

France.

France.

Europe.

France.

Bohème.

Allemagne.

Europe.

Algérie.

Algérie.

Algérie.

Algérie.

Algérie.

4° Sous-genre. ParurozTaum, Koch (o2co, creuser; fo, pierre). —

Yeux latéraux rapprochés mais désunis, — abdomen un peu déprimé, — membres courts, assez robustes, — couleur noire avec des taches irrégulières. — Araignées vivant à terre et se réfugiant sous les pierres, — la fürme des mâles et les habitudes rappellent celles des drasses.

P. maculé, |

P. orné,

P. gracieux,

P. maculatum (corollatus), Walek.,

rar. paykullianum,

ornalum, festivum,

Walekenaer, Koch, Kocb,

Fig. 66.

Enrope.

France.

Bavière.

Allemagne, Belgique 8.-$.):

P. lunullé, P. lunatum, Koch, Grèce.

P. minime, P. minimum, Kocb, Bavière.

P. pallipède, P. pallipcs, Koch, Allemagne.

P. trifascié, P. trifasciatum, Koch, Bavière.

P. à crochet, P. amalum, Koch, Grèce.

P. à tète rouge, P, erythrocephalum, Walckenaer, Afrique (nord).

Il faudra ajouter à cette liste, un grand nombre d'espèces rapportées du Chili par M. Nicolet et qui n’ont pas encore été décrites.

Le genre innombrable des théridions est ici à peu près tel que Walckenaer l'avait établi ; car les espèces dont il se compose, sont peu susceptibles d'être subdivisées, et sont étroitement unies par des caractères coïimuns. Ces caractères sont ceux de la tribu, dont ils sont les seuls représentants normaux : leurs mâchoires sont inclinées sur la lèvre, leurs veux latéraux très-rapprochés, leur abdomen, bien qu'énorme, n’est pas tuberculeux.

Tous ont les mêmes mœurs, et se font surtout remarquer par leur douceur et leurs habitudes paisibles ; ils semblent ne pas s'effrayer de la présence de l'homme, car ils travaillent sous ses yeux ; ils n’attaquent jamais leur proie franchement, et, quelle qu’en soit la faiblesse, le théridion l'entoure toujours deses fils avant de la sucer; maisils y prend d’une autre manière que les épéires : après avoir collé quelques fils sur lé corps de la mouche, il tourne lui-même autour d'elle, et en quelques minutes il la rend incapable de se mouvoir.

La toile du théridion est la plus simple que lon connaisse, c'est-à-dire qu'elle n'est qu'un lacis de fils, irrégulièrement croisés et disposés sans art. Le cocon, quoique placé au centre de cette toile, et exposé à une foule

de dangers, est le plus souvent formé d'une enveloppe lâche et peu résistante, à travers laquelle il est facile de distinguer les œufs. Les théridions font des pontes successives : et ils vivent plusieurs années.

ESPÈCES PRINCIPALES

Théridion rayé. — T. sisyphe. — T. à nervure.— T. trianguhifer.— T. maculé. — T. à quatre points. — T. civil.

Le théridion rayé est un des plus grands théridions européens, c'est aussi un des plus élégants comme coloration, mais il n’est pas très-commun; il se distingue de tous ses congénères par ses couleurs tendres, blanc ou jaune clair, par la petite ligne noire et filiforme qui se remarque sur l'abdomen, par les bandes rouges de son des, quin’existent cependant pas chez tous les individus.

Cette espèce, dit Walckenaer, fait une toile irrégulière en forme de pyramide renversée, sur les plantes peu élevées, telles que la mille-feuille, les graminés, etc., mais elle s’enferme dans les feuilles des arbres pour faire sa ponte. Elle en tapisse tout l'intérieur-d’une légère couche de soie, sur laquelle elle dépose son cocon, qui est d'un bleu grisâtre, souvent d'une teinte assez foncée; il est de la grosseur d’un pois, quelquefois plus petit. Lorsque les œufs sont éclos, la mère démèle en flocons plus làches les fils de son cocon, et reste longtemps avec ses petits, qui vivent ainsi en société et ne quittent le nid pour s’isoler et construire une toile à part, que lorsqu'ils sont assez forts. Le nombre des œufs que renferment les cocons les plus gros, est d'une centaine; ces œufs sont libres et non agglomérés. Le mâle de cette espèce se tient avec sa femelle dans le même nid, sans avoir rien à redouter de cette cohabitation. Gette observation s'applique à toutes les espèces de ce genre. — J'ai remarqué qu'en Belgique, cette espèce est beaucoup plus abondante que

de. rot

dé. dite Bis

FHÉRIDION. 151

dans les environs -de Paris; on en trouve sur presque toutes les feuilles des buissons, et quelquefois deux femelles sur la mème feuille, chacune avec son cocon.

Les théridions sisyphe et découpé se font remarquer par le renflement extraordinaire de leur abdomen, qui couvre une partie. du corselet. Le sisyphe à des couleurs assez foncées, mais vives et tranchées: son abdomen est varié de noir, de rouge et de blanc, la partie antérieure et verticale en est noire, le sommet du dos est marqué de petites lunules blanches et rouges. Le mâle diffère de la femelle, il est beaucoup plus petit et entièrement

“noir. Cette espèce recherche les endroits abrités, les murs à l'ombre, le dessous des toits, les buissons dans les bois et l'extérieur des monuments. On la trouve dans Paris et dans toute l'Europe. Elle établit une toile assez étendue dont le tissu est lâche, et au milieu de laquelle elle se tient toujours sur le ventre comme les linyphies, et les pattes ramassées sous le corps. Au moment de la ponte, elle fabrique au centre de sa toile, une coque de soie jaune, qu’elle solidifie au moyen de feuilles sèches, de gravier, de petits morceaux de plâtre, etc., qui semblent y être tombés par hasard. Au milieu de cette coque, elle dépose ses œufs, enveloppés dans une soie rougeâtre très-serrée. Dès que ce travail est terminé, la femelle se place dessous et le garde assidüment; mais lorsqu'elle croit le moment venu de la naissance des jeunes, elle déchire avec ses mandibules la soie serrée qui les entoure, pour qu'ils puissent s’en échapper.

Gette espèce est peut-être la plus commune de toutes, elle paraît une des premières et disparaît une des dernières. Une observation de M. Sundewal prouve

quelle à été importée, par les navires, dans les Indes orientales.

Le théridion à nervure a été ainsi appelé à cause des petites lignes noires en forme de nervure qui se remarquent sur son abdomen.. Au licu de rechercher les endroits abrités, les murailles, etc., comme les précédentes, cette espèce se trouve dans les bois et dans les champs: elle se plaît au sommet des tiges de hautes À herbes, des genêts et des Toile du {h: à nervure. bruyères en particulier. Sa toile ressemble à celle des autres espèces, elle est trèsgrande et formée de fils déliés et brillants, mais Ja retraite, que l’araignée construit à son sommet, est très-remarquable, elle a la forme d'un petit dôme, la face supérieure en est recouverte de débris de feuilles sèches ou de pétales détachés, le dessous est lisse et tapissé d’une soie forte et blanche ; c'est sous ce petit dôme qu’elle pond ses œufs et qu'elle fabrique son cocon qui est rond, verdâtre, et n'a que deux nullimètres de diamètre ; à l’intérieur, les œufs ne sont pas agglutinés, mais se séparent dès qu'on a écarté la bourre de soie assez dense qui les enveloppe. La mère garde son cocon avec sollicitude, l'entoure de ses pattes lorsqu'on touche à sa toile et l'emporte dans ses mandibules quand on la poursuit. Les jeunes sont entièrement d'un gris rougeûtre, ils vivent quelque temps en société avec la mère et remplissent alors toute la cavité du petit dôme.

Le théridion civil, que Walckenaer ne connaissait pas et qui a été décrit en 1849 par Fic. 68.

M. Lucas, est une des espèces les plus intéressantes de ce cenre; son corselet est noir, son abdomen est gris et porte une succession de petits triangles noirs sur la ligne médiane.

Il n'est personne qui n'ait remarqué sur les maisons construites en pierre de taille et non badigeonnées, des taches red eee grisâtres, à peu près arrondies, du diamètre d’une pièce de cinq francs (en argent) environ : ces taches singulières qui ressemblent à des plaques de boue desséchée, et qui salissent depuis quelques années, les monuments et les maisons de Paris, sont dues au travail de cette petite araignée; elle choisit, en effet, pour établir sa demeure, un petit trou sur les pierres dont la surface n’est pas trèségale, et de là, elle tend des fils qui, en rayonnant de ce point, se croisent dans toutes les directions. Cette toile circulaire est naturellement brune, mais comme aucun abri ne la protége, elle est toujours plus ou moins surchargée de poussière, ce qui donne une teinte grise à la place qu'elle occupe. M. Lucas fait remarquer que le centre de cette petite tente est plus élevé que les bords, car c’est là que se loge l'habitant et l'architecte de cette singulière construction. Fig. 69.

Le théridion saxatile est une petite espèce étrangère à la France, que M. Koch Tube du th. saxatile. a observée aux environs de Ratisbonne, et que j'ai trouvée

l’année dernière en Belgique. Sa couleur est assez semblable à celle du sisyphe, c’est-à-dire, qu'elle est variée de blanc, de noir et de roux ; mais le saxatile habite le dessous des pierres; là il file un tube de soie adhérent au terrain, et sur lequel il agglutine de petites pierres et des débris d'insectes, de sorte que cette retraite tubiforme ressemble à la coque d'une éphémère.

Un habitant de nos maisons est encore le théridion triangulifer; cette araignée a l'abdomen renflé, luisant comme s'il était verni, de couleur brun noir tirant sur le violet, orné de trois lignes blanches formées par de petits triangles placés à la suite les uns des autres. Cette espèce recherche, pour établir sa toile, l'intérieur des maisons, surtout les corniches, les angles des murs, les armoires abandonnées, les interstices des poutres, etc., sa toile est souvent très-étendue, mais formée de fils lâches et flasques. C'est à elle et au pholque que l’on doit ces fils isolés qui pendent souvent au plafond des appartements.

Sa démarche est lourde et lente, elle se laisse prendre facilement sans opposer de résistance et en contrefaisant la morte. Depuis le printemps jusqu'à la fin de l'été, cette araignée pond ses œufs, ils sont assez gros et très-nombreux, elle les entoure d’une bourre de soie très-lâche de couleur blanche, au travers de laquelle on les aperçoit. Elle place ce cocon dans un coin de la toile, se tient auprès et le surveille attentivement ; elle construit successivement, et à quelques semaines de distance, des cocons qu'elle place à côté les uns des autres.

Voici les observations que j'ai suivies exactement sur une femelle prise en janvier dans ma chambre, et que je renfermai dans un bocal. Après avoir grossi sensiblement, elle pond le 50 mars dans un sac soveux de forme ovale

THÉPIDON, 475

et transparent. Son abdomen se renfle de nouveau, et le 20 avril elle suspend sous le Fig. 70.

premier, un second cocon exactement pareil et de même grosseur, dans lequel elle dépose une seconde ponte d'œufs. Son abdomen est alors sensiblement diminué, mais il grossit bientôt, et le 7 mai elle construit sous le Cocons du th. triangnlifer. second cocon un troisième un peu plus petit. Le 15 mai je vois le premier cocon éclos et distendu par les jeunes, qui d'abord jaunes, prennent en quelques jours une teinte noirâtre. De nouveau son abdomen acquiert un volume très-ample, et le 20 mai elle dépose sous le troisième cocon un quatrième dont les dimensions sont moindres que celles des trois premiers. Le 25 mai le deuxième cocon est éclos ; le 30 le troisième. Le 3 juin, les jeunes du premier cocon se répandent dans le bocal, et enfin le > juin le quatrième cocon est éclos.

M. Doumerc placé dans les mêmes conditions, à fait une observation intéressante :

« À la fin de décembre 1859, dit cet observateur, je trouvai, blotti dans l'angle d'un vieux lambris de mon appartement, un théridion triangulifer ; il attendait là tranquillement le retour du printemps pour effectuer sa ponte, car l'abdomen était un peu plus gros que dans l'état de vacuité absolue.

« Ce que j'avais prévu, arriva. Ayant enfermé mon araignée dans un flacon, je ne lui donnai la liberté que le 15 avril suivant; son abdomen avait alors acquis le double de volume par la formation des œufs, quoique

j'eusse privé l’araignée de nourriture. Dans l'angle d'un châssis à jour où je la mis, elle construisit, dès la muit suivante, son réseau de fils, tendus irrégulièrement sur plusieurs plans différents. Huit jours après, elle fit le cocon de sa première ponte, et alors je remarquai une diminution du volume de l'abdomen, mais pas assez notable pour faire présumer l'évacuation des deux matrices, mais bien de l’une seulement, celle où les œufs avaient été fécondés les premiers, probablement l'automne précédent. Douze jours après eut lieu léclosion des petits qui, examinés attentivement, étaient tous des mâles. Cinq jours après, formation d'un nouveau cocon pour la deuxième ponte, qui éclot le 24 mai et fournit des individus qui, examinés trois jours après, sont tous des femelles. L'abdomen était alors notablement amoindri dans toutes ses proportions. Lors de la dispersion des couvées, un mâle qui se trouvait logé dans un angle plus bas du châssis, s’accoupla le 16 juin avec l'araignée mère. Celle-ci fila, du 26 au 28 juin, deux cocons près desquels elle setint aux aguets. Le premier, éclos le 27 juillet, offrit pour résultat des individus tous femelles. Le second cocon qui est éclos le 5: juillet ne m'a donné que des individus mâles. » |

Parmi les espèces lapidicoles qui ont les membres courts et robustes, et qui font le passage des théridions aux la trodectes, la plus commune est le théridion ou phrurolithe maculé, son abdomen assez aplati est orné de petites taches blanches qui ne sont pas toujours constantes et régulières.

LATRODECTE. 177

33° GENRE. LA'TRODECTE, Lalrodectus, Walckenaer. (harpeds, ouvrier; dâxrns, piquant.)

Synonymie : Theridio, Dugès; Meta, Koch.

Yeux, au nombre de huit, presque égaux, sur deux lignes, les quatre du carré à peu près équidistants; pig. 71. les latéraux plus ou moins rapprochés, ne 5e se touchant jamais. ne

Lèvre, courte, large à sa base, trianguliforme.

Paltes-mâchoires, à coxopodites médiocrement allongés, fortement inclinés, très-arrondis au côté ex- pig. 72. terne ; à article terminal tronqué, renfermant un organe copulateur compliqué, se terminant en avant par une longue pointe très-fine et tortillée sur elle-même.

Mandibules, verticales, soudées, à crochets assez faibles, mais + munis dans plusieurs espèces d’un venin redoutable.

Corselet, petit, presque triangulaire, pointu en avant.

Abdomen, très-gros, renflé.

Pattes, assez fortes, allongées, inégales, dans l’ordre suivant : 4,2, 4,3.

Couleur, noir brun ou violet luisant, souvent relevé par des taches rouges ou blanches tranchées.

Taille, variable ; quelques-unes ont plus d'un centimètre de long.

Patrie, toutes les parties du monde, sauf l'Australie, nourrissent une ou plusieurs espèces de latrodectes.

Habitudes, aranéides tendant des fils en réseau ou en filets, à terre, sous les pierres ou dans les habitations; filant autour de leurs œufs des cocons imperméables et

serrés.

ESPÈCES

L. malmignathe, L. malmignatha, Europe méridionale. L. belliqneux, L. martius, 0 Italie.

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