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Espagne.
Afrique.
Nouvelle-Hollande.
Brésil.
Algérie,
Algérie.
Algérie.
Gabon.
Madagascar.
Madagascar, Madagascar, Chili.
Chili.
Chili.
Guyane.
Tasmanie.
Nous avons déjà vu que les ocyaliens, placés sous des
pour former le genre ctène : les philodrômiens aussi et encore plus, lorsqu'ils sont destinés à vivre sous les tropiques, tout en gardant la même forme, acquièrent des proportions gigantesques, comparables dans certaines espèces à celles des mygales et des néphiles. Les caractères les plus essentiels, je veux dire les yeux et la bou-
(1) Si cette espèce était mieux connue, elle mériterait de former un
genre à part; Walckenaer en a fail une famille.
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che, se modifient peu; mais la forme de la pièce antérieure du sternum ou lèvre est assez transformée, pour
Fig. 194,
que ces philodrômes exotiques portent un nom particulier, et constituent le genre olios; en effet, cette lèvre, au lieu d’être étroite et effilée, est large et carrée.
Les premiers voyageurs, frappés de la grande taille des olios, de leurs couleurs brunes et sombres, de la forme même des demeures qu'elles habitent, les avaient prises pour des mygales.
La configuration de ces aranéides a cependant quelque chose de particulier qui empêche toute confusion.
Les olios sont des araignées vagabondes et chasseuses, qui courent droit, quoique portant presque constamment leurs pattes latéralement; toutes habitent les pays les plus chauds ; l’Europe n’en nourrit qu'une espèce, qui encore n'est classée dans ce genre qu'avec doute. Les unes, comme nous allons le voir, recherchent l’intérieur des maisons ; les autres vivent en plein air et dans les jardins.
Toutes sont remarquables par les petites pelotes de poils gluants qui garnissent le dessous de leurs tarses; ce qui leur permet de marcher sur les corps les plus lisses.
ESPÈCES PRINCIPALES
Olos leucosie. — O. captieuse. — O. à tarses spongieux.
L'olios leucosie ou chasseuse, est le type de ce genre remarquable ; c'est une très-grosse aranéide, dont la forme extérieure rappelle celle d’un philodrôme, dont la couleur est un brun fauve uniforme, et dont les membres sont rejetés latéralement et couverts de longs crins roides.
Il est peu d'araignées dont l'habitat soit plus étendu; elle a été signalée au Sénégal et au Cap, elle est fort commune au Brés:l, mais sa patrie par excellence paraît être l’île de la Réunion, où on la trouve abondamment, ainsi qu'une espèce voisine qu'on appelle captieuse, et qui s’en distingue surtout par sa taille inférieure et ses couleurs plus foncées.
M. Vinson, qui a observé avec soin les mœurs de ces araignées, donne sur elles les détails suivants : « L’olios « captieuse se rencontre dans les buissons, dans les jar- « dins et dans les champs. Elle se tient sur les arbres et « les arbustes, et se tapit durant le jour dans les feuilles « sèches enroulées, ou dans les feuilles vertes qu’elle ras- « semble ou qu’elle forme en cornet à l’aide de la matière « agglutinative de ses fils. Lorsque la nuit est venue, elle « sort, va faire sa chasse : et le matin on retrouve ses longs « fils qui pendent des arbres ou de la pointe des arbustes. « Si on va avec une lumière et qu'on visite les plantes « d'un jardin le soir, on la surprend en chasse hors et
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