C. bossue, C. gibbula, Dufour, Espagne
CG. de Savigny, C. Sarignyi, Savigny, Egypte. C. dontense, C. dubia, Naples.
Si la position des yeux des chersis n'était différente de celle des attes et surtout des saltiques, les quelques espèces qui composent ce genre, pourraient facilement être con-
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fondues avec ces dernières, car la forme de la chersis ressemble à celle de la saltique fourmi. Cependant ce genre s'en éloigne beaucoup et a été démembré des attes depuis plus longtemps que les saltiques, et dès sa découverte.
Ce fut M. Léon Dufour qui, le premier, trouva dans les Pyrénées cette curieuse araignée qu'il nomma palpimane, nom qui ne me paraît pas lui convenir, car ses palpes sont courts et n’ont point la forme de mains. M. Savigny retrouva une chersis en Afrique, et M. Andoin qui rédigea l'explication des planches du grand ouvrage sur l'Égypte, l'appela platyscetum.
Savigny avait bien observé que les chersis vivent sous les pierres, qu'elles courent lentement, qu'elles paipent le terrain avec leurs pattes antérieures , mais jusque dans ces dernières années, les mœurs de ces araignées étaient presque inconnues , lorsque M. Lucas observa la chersis bossue en Algérie, et donna sur elle les détails suivants : .
« Dans toute l'Algérie, cette espèce se tient sous les « pierres humides, et semble sonder le terrain avec « Sa première paire de pattes , qui est toujours en mou- «vement, lorsqu'elle veut se transporter d'un endroit «à un autre. Ayant enfermé dans une boîte à parois «très-lisses plusieurs de ces aranéides, j'ai remarqué «qu'elles avaient tendu çà et là quelques fils de soie, «à l’aide desquels elles se tenaient sur les parties « verticales, Je ne sais pas quels sont les moyens mis «en usage par cette espèce pour pourvoir à Sa nour- «riture, elle est si peu agile dans ses mouvements «que, probablement, elle n’attaque que les animaux «sédentaires. La chersis bossue semble vivre isolée,
« excepté dans le jeune âge, où j'en ai quelquefois ren- «contré de réunies au nombre de cinq ou six individus. «Ge n’est jamais par terre que j'ai surpris cette aranéide, «mais bien dans les anfractuosités des grosses pierres, «et quelquefois aussi sous les écorces des arbres. »
La couleur du corps est brun rouge; les pattes sont plus foncées.
Un caractère singulier éloigne les chersis des autres aranéides, c’est l'absence de petites griffes aux deux pattes antérieures.
Une aranéide exotique, fort peu connue, et nommée othiophops par M. Mac Leay, présente la même particularité, mais son facies ainsi que la disposition de ses yeux la feront sans doute classer parmi les latérigrades ou thomisiformes.
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