‹ Histoire naturelle des araignées (aranéides)Chapitre 9 sur 211 · LL · texte numérisé non relu

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MYGALIFORMES. 63

quable qu'il est fort réduit, et que la pointe qui le termine est longue et très-aiguë, qu'il n'est pas formé par le renflement et la déformation de tout le dernier article des palpes comme chez les épéires, les théridions, les pholques, etc. , mais qu'au contraire il est appendu au côté interne de ce dernier article, dont la forme n'est que peu modifiée et dont 1l se détache facilement.

La famille des mygaliformes est une des moins nombreuses en genres, mais elle est riche en espèces ( plus de cent).

Ces araignées sont répandues dans toutes les régions chaudes du globe: celles qui vivent en Europe sont les moins remarquables par leur taille, mais se distinguent par une industrie particulière ; toutes filent peu et se construisent soit des coques soyeuses, soit des tubes dans la terre. |

Walckenaer avait reconnu les différences qui existent entre les mygales et les autres araignées ; aussi avait-il ‘fait de celles-ci une famille sous le nom de théraphoses, que Latreille changea plus tard en celui de tétrapneumones, et que M. Léon Dufour appela quadripulmonaires.

Cette famille renferme les huit genres suivants : mygale, mygalodonte, atype, cyrtocéphale, calommate, acanthodon, sphodros , ériodon.

à bd. ur

6° GENRE. MYXGALE, Mygale, Latreille.

-(uus, souris, yxAn, belette.)

Synonymie : Aranea, Linné; Tarentula, Brown.

Yeux, au nombre de huit, presque égaux entre eux, ramassés

Fig. 25. sur un mamelon au devant du corselet, et dis-

> posés par groupes sur les côtés de ce.mamelon,

deux plus gros au milieu et trois de chaque côté, formant parenthèse.

Lèvre, très-petite, rudimentaire, insérée sous les mâchoires et soudée avec le sternum.

Mâchoires, ou articles basilaires des pattes-mâchoires, cylindriques, non étalés en palette.

Palpes, extrêmement allongés, pédiformes, armés en dessous, dans le mâle, d'une pointe rouge et effilée.

Mandibules, tout à fait horizontales, à crochets puissants, recourbés, se repliant en dessous dans une gouttière inerme, c’est-à-dire sans dents.

Fig. 27.

Corselel, volumineux, ovoide, de même largeur que labdomen.

Pattes, fortes, robustes, peu inégales, armées d'épines.

Filières : quatre, dont deux fort allongées.

Taille, très-grande, dépassant parfois un décimètre.

Couleur, sombre, brune, rougeàtre ou verdâtre, toujours uniforme ; corps couvert de longs poils roides.

Patrie : à part deux espèces, toutes sont exotiques.

Habitudes : aranéides courant après leurs proies, et se renfermant dans des coques de soie blanche, entre les feuilles, sous l'écorce des arbres ou dans l'intérieur des habitations.

Les nombreuses espèces du genre mygale étant difliciles à classer, à cause de l’uniformité de leur taille et de leur couleur, on a proposé, pour en rendre l'étude plus facile, d'établir des subdivisions. Walckenaer avait reconnu que chez les unes le tarse est long et effilé au bout, et que chez les autres il est élargi et garni en dessous d’une épaisse couche de poils ras et adhérents, semblable à du velours; ayant pris ce caractère en considération, il appela les unes plantigrades et les autres digitigrades. On pourrait encore, comme le fait remarquer M. Lucas, les subdiviser d’après la disposition des petites griffes qui terminent leurs tarses; chez les unes, en effet, ces grifles sont placées sur le dessus de l’article et sont rétractiles comme celles des chats, c’est-à-dire qu'elles ont la faculté de se relever pendant le repos, et de se déployer au moment de la défense; chez les autres, ces grifles sont placées à l'extrémité des tarses, ne sont pas rétractiles, et ont la même disposition que celles de toutes les aranéides.

Je m'aiderai de ces diverses observations pour scinder la liste très-nombreuse des mygales: mais c’est surtout

à M. Koch que j'emprunterai mes subdivisions, parce que la classification de ce savant auteur n’est pas fondée sur un seul caractère, mais considère, outre la disposition des pattes, la configuration générale du corps, la forme

quelque peu modifiée du tubercule oculaire, la disposition des filières, du palpe, etc., etc.

Fig. 28.

1 sous-genre. MYGALE. — Organe copulateur placé en dessus de l’article, érigé en avant, obtus et creusé d’une gouttière (fig. 28 f); membres sans épines, non élargis à l'extrémité, mais veloutés en dessous; griffes rétractiles.

M. de Java, M. Javanensis, Walckenaer, Java.

M. de Le Blond, M. Blondii, Latreille, Amérique.

2° sous-genre EurvrELMa, Koch (2520, large; r£kux, plante du pied). — Organe copulateur placé en dessous du palpe, rejeté en arrière et efilé (fig. 28 g); pattes armées d’éperons dans le mâle (fig. 28 e); tarses élargis, garnis de brosses adhérentes (fig. 28 b); griffes très-rétractiles.

1% groupe. ScurtA, tubercule oculaire très-large ét peu long, en croissant, — organe

copulateur massif, — membres peu élargis, — corps couvert de poils laineux, blanes et bruns.

S. fasciée, S. fasciata, Walckenaer, Ceylan.

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