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MANDIBULES

Il n’est pas rare de trouver dans des musées particuliers, ou chez des pêcheurs, des mandibules qui ont servi à divers usages : les mandibules que l’on conserve dans beaucoup de villes maritimes sous divers noms ont été apportées comme trophées par les baleiniers en témoignage de leur admiration pour ces géants de la création; elles sont encore assez communes en Hollande comme en Allemagne, en Danemark et en Suède. Les baleiniers rapportaient assez souvent ces ossements séparés, que l’on fichait dans le sol sous le nom de côtes de Baleines.

Il en existe encore au milieu de prairies dans les localités où l’on trouvait anciennement des marins pour la grande pêche du nord comme à lile de Norderney. On rapportait aussi, ce qui est plus facile, des caisses tympaniques ou des vertèbres isolées.

Nous nous rappelons d’avoir vu de prétendues côtes de Baleines au milieu de pelouses, dans des parcs où on avait réuni tout ce qui pouvait exciter l'intérêt des visiteurs.

Nous avons vu trois mandibules au Musée de S'-Pétersbourg sans indication d’origine.

Au Musée de Berne on conserve une mandibule, qui a été, d’après l'étiquette, apportée en Europe au XVIHE: siècle.

Le Musée de zoologie de Berlin renferme également des mandibules isolées qui y sont conservées depuis longtemps et sur lesquelles on ne possède pas de renseignements.

Nous avons trouvé, dans le Musée impérial de Vienne, des mandibules de cette Baleine et une omoplate qu'on avait attribuée à la Megaptera.

Nous avons reçu deux mandibules du D' Van Raemdonck, dont les extrémités ont été sciées; elles ont été primitivement

fichées dans quelque prairie en Flandres et elles ont servi plus tard de poutre dans une habitation, à en juger par les trous qui y ont été forés.

A Lyon on conserve des fragments d’une mandibule de grande dimension, trouvés à Pantin, qui ont sans doute la même origine que les ossements trouvés dans la rue Dauphine à Paris.

Au Muséum à Paris, on voit, indépendamment des deux paires de mandibules placées à l'entrée du Musée d'anatomie comparée et dont on ignore la provenance, des vertèbres (T cervicales, 4° dorsale et 6 lombo-caudales) envoyées de Drontheim (Norwège) par Noël de la Morinière et deux caudales dont l’origine n’est pas plus connue que celle des mandibules.

On y conserve également les os du fœtus sur lequel Geoffroy S'-Hilaire a découvert les dents.

CAISSES TYMPANIQUES.

Nous ne citons pas les Musées qui renferment des caisses tympaniques par la raison qu’elles sont trop répandues dans les collections. Du moment où l’on trouve, dans une galerie, un os de Cétacé quelconque, on peut compter y découvrir cet os de Baleine.

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