BALEINE A BOSSE
(MEGAPTERA BOOPS).
LITTÉRATURE
©. Fabricius. Fauna groenlandica, in-8°, Hafniæ et Lipsiæ, 1780.
Pierre Camper, Observations analomiques sur la struclure intérieure et le squelette de plusieurs espèces de Célacés. Paris, 1820.
Rudolphi, Ueber Balæna longimana, ABu. D. K. AKADEM. D. WISsEN- SCHAFTEN Z. BERLIN FÜR 1829, tab. 4-5.
3.-E. Gray, The Zoology of the voyage of Eresus and Terror, 1844-48.
Eschrieht, Die nordischen Wallthiere, in-fol. Leipzig, 1849.
Schlegel, Fauna Japonica, 1850. (Sous le nom de Balænoptera antarctica.)
P.-J. Van Heneden. Le Rorqual du cap de Bonne-Esptrance et le Kiporkak des Groenlandais, Buzz. AcaD. ROY. DE BELGIQUE, 2° série, t. XVIII, 1864.
€h.-H. Scammon., 7he marine animals. San-Francisco, 1874, in-4°,
Haast, Jul. von, Notes on the skcleton of Megaptera lalandii, Trans.
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G. ©. Sars, Fortsatte Bidrag til Kundskaben om vore Bardehvaler ; CaRiISTIANIA, VIDENSKABSSELSk. Foru., 1880.
MH. Gervais, Comptes rendus des séances de l’Académie des sciences
de Paris, décembre 1885.
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HISTORIQUE
David Cranz, missionnaire, a donné le premier, après une année de séjour au Groënland, 1761-1762, une longue description des Megaptera, sous le nom de Kipporkak.
Otto Fabricius se rendit ensuite au Groënland, également comme missionnaire, et s'établit à la Colonie de Godthaab, où il fut à même d'observer de près la pêche de la Baleine. Il y a séjourné de 1768 à 1773. II a désigné lanimal qui nous occupe sous le nom de Balæna boops, le croyant identique avec la Balæna boops de Linné. I est à regretter que Fabricius ait cherché à identifier les espèces qu'il avait observées avec celles de Linné, que l’on ne connaissait que par des descriptions vagues. Fabricius dit que, en hiver, cet animal se dirige vers la haute mer, et que, en été et surtout en automne, il retourne vers les côtes du Groënland.
G. Cuvier n’a pas eu l’occasion de réunir les matériaux nécessaires pour distinguer les Mégaptères des Balenoptères; les prétendues Balénoptères à ventre lisse, nommées Gibbars, dont il est question dans le Règne animal, comme dans les Recherches sur les animaux fossiles, n'existent pas.
Depuis le commencement du siècle On connaît cependant la Mégaptère du cap de Bonne-Espérance que le grand naturaliste du Muséum a décrite sous le nom de Rorqual du Cap, d'après un squelette rapporté par Lalande et que l’on a vu également sur les côtes de Madagascar et au Port Natal.
Les Mégaptères ont donné lieu aux plus grandes méprises de la part des naturalistes ; Cuvier, comme son frère, n'ayant d’autres renseignements que les rapports souvent vagues et incomplets des baleiniers , n’est point parvenu à jeter du jour dans ce chaos d'espèces réelles et imaginaires.
Cependant Pierre Camper avait fort bien reconnu déjà le vrai
caractère de ces Cétacés à longues nageoires pectorales ; il avait très bien distingué les Baleines qui portent des tubérosités sur le dos de celles qui portent, à leur place, une véritable nageoire.
Les baleiniers distinguaient du reste mieux ces grands Cétacés que les naturalistes, puisqu'ils avaient déjà et qu’ils ont encore le nom de Humpback, pour les Mégaptères, celui de Fin ou Vinfisch pour les Balénoptères, et celui de Right Whales pour les vraies Baleines.
En novembre 1824, une Mégaptère échoua à l'embouchure de l’Elbe et fut l’objet d’un mémoire écrit par Rudolphi, qui avait eu l’occasion d'étudier peu de temps avant 1819 un autre grand Cétacé échoué sur les côtes de Holstein. Rudolphi reconnut en elle la Balæna boops de Linné et de Fabricius et proposa néanmoins le nom spécifique de Longimana, pour sortir de cette inextricable nomenclature. Le squelette de cette Mégaptère est conservé au Musée de Berlin.
iudolphi reconnaît parfaitement qu’il existe des aflinités entre la B. Longimana qu'il décrit, le Rorqual du cap de Cuvier et certains grands Cétacés des îles Bermudes, qui sont connus aujourd'hui pour de grandes Mégaptères, auxquelles les baleiniers américains ont fait régulièrement la chasse dans le cours du siècle dernier.
La description de Rudolphi est accompagnée de cinq planches représentant le squelette complet, sa tête vue de deux côtés, les os du bassin, et l’animal vu sur le côté. On voit les plis sous la gorge s'étendre jusqu’au delà de la moitié du corps.
Gray, en décrivant les Cétacés, dans le voyage Erebus and Terror (1844) proposa, pour le Mystacocète à grandes nageoires pectorales, le nom générique de Megapteron et, peu de temps après, Eschricht, tenant compte de la bosse qui occupe la place de la nageoïire dorsale, proposa le nom générique de Kyphobalæna (1849). Le nom de Gray a été adopté parce qu’il a la priorité. C’est cette bosse qui lui a fait donner le nom de Gibbar et de Jubarte, puis celui de Humpback, sous lequel le connaissent aujourd’hui tous les baleiniers.
Schlegel, dans la faune du Japon (1850), reconnaît parfaite-