LE CACHALOT
(PHYSETER MACROCEPHALUS).
LITTÉRATURE
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HISTORIQUE
Le Cachalot a été connu des anciens, mais fort incomplètement au point de vue de ses atlinités zoologiques.
La place véritable de ce Cétacé, à la tête des Ziphioïdes, n’a été proposée que dans ces dernières années.
Presque tous les naturalistes qui se sont occupés de Cétacés, lui ont consacré un chapitre particulier, tantôt à côté des Baleines à cause de sa grande taille, tantôt à côté des Cétodontes ou parmi eux à cause de ses dents.
Le Cachalot est, parmi les Ziphoïdes, ce que les Baleines et les Balénoptères sont parmi les Balénides, c’est-à-dire, que ces animaux ont continué à grandir Jusqu'à l'époque actuelle. Les Géothériens, au contraire, ont atteint leur grande taille à des époques antérieures; partout ils sont visiblement à leur déclin sous le rapport du nombre et de la taille,
Albert un des premiers parle de deux Cétacés qui ont échoué en Hollande, et comme ils ont fourni du blanc de Baleine, ce sont, selon toute probabilité, des Cachalots dont il fait mention.
Belon et Rondelet en font également mention, mais trop vaguement pour être certain qu'ils ne les ont pas confondus avec d'autres Cétacés. Il en est de même de Gesner.
Ambroise Paré parle de cet animal d’après un individu qui a échoué dans l’Escaut, près d'Anvers, en 1577. IT en donne un dessin, mais qui est loin d'être exact.
En 1598, un individu, échoué non loin de Scheveningue, à été l’objet d’une description faite par Clusius.
Un siècle plus tard, Sibbald a fait mention du Cachalot, d’après un animal du sexe mäle, à 42 dents, qui a péri en 16859 dans la baie du Forth, et d'une femelle qui a péri deux ans auparavant dans les mêmes conditions.
Le premier Cachalot connu aux États-Unis d'Amérique, est,
dit-on, un animal qui avait été jeté sur la côte sud de Nantucket !.
Vers 1712, un baleinier poussé au large par un vent violent au milieu d’une gamme de Cachalots, en captura un, et c’est depuis lors que l’on à commencé la pèche en pleine mer 2.
Dans les Transactions philosophiques ‘de 1725, Dudley fait la description d’un Cachalot qu'il a eu sous les yeux.
Anderson croit devoir admettre quatre espèces de Cachalots, se fiant trop aux descriptions souvent incomplètes ou fautives des auteurs.
Artedi en admet également quatre (1738) et Brisson (1756) en admet même sept.
Linné, comme on le comprend bien, n'a pas pu éclaireir l’histoire des Cachalots.
Fabricius (1780) a vu le Cachaiot pendant son séjour sur les côtes du Groenland et à laissé une bonne description de l'animal.
Déjà en 1789, les baleiniers américains du Cap Cod se rendent dans la mer des Indes, pour faire la chasse à ces animaux; on rapporte qu'un gentleman du Cap Cod en avait aperçu, à son retour des Indes, un certain nombre et avait engagé ses compatriotes à les poursuivre dans ces parages.
En septembre 1791, Joseph Russel et fils et Corn. Howland doublèrent le cap Horn à la recherche des Cachalots, et revinrent heureusement du Pacifique avec un plein chargement. C'est, si je ne me trompe, le commencement de la grande pêche dans le Pacifique. On prétend toutefois que le premier baleinier qui s'est rendu dans cet Océan pour faire la chasse à ces animaux, a été envoyé, en 1787, par la Nantucket Colony of Whalingmen from England.
! The first sperm whale known in Nantucket was found decd, and ashore on the soutbwest part of the Island.
? The first spermwhale taken by Nantucket whaleman, was captured by Christopher Hussey, about the year 1712, and the capture, destined to effect a radical change in the pursuit of this business, was the result of #n acci 'ent.
Pierre Camper a fort bien connu le Cétacé qui nous occupe :
« La forme du crâne, dit-il, celle des os de la face, la Sstructure des dents, leur emplacement dans les seules mâchoires inférieures, l'ouverture impaire des fosses nasales, la structure différente des vertèbres cervicales, sont autant d'anomalies qui ne permettent pas de les confondre avec d'autres. »
Nous citons ce passage pour montrer la justesse de coup d'œil du savant anatomiste hollandais.
Les Cachalots n'ont de ressemblance avec les Baleines, disait-il, que par les proportions de leur volume 1. Il figure toutefois une région cervicale de Baleine pour une région cervicale de Cachalot.
Lacépède (1804) figure le même animal sous le nom de Physale cylindrique, de Cachalot macrocéphale et de Cachalot trompo. Lacépède n'avait pas vu les cétacés qu'il décrivait, pas même leurs os, et il a dû nécessairement commettre de nombreuses erreurs.
En parlant du Cachalot microps, il confond le vrai Cachalot avec l’Orque, et une partie de son récit se rapporte à l'ennemi de la Baleine.
Cuvier, après avoir passé en revue ce que l’on avait fait avant lui, se demande si ce ne serait pas une grande témérité à lui de prétendre qu'il n’y a encore qu'une seule espèce de Cachalot. Après ce préambule, il fait la descrpition des os du squelette qu’il avait acheté à Londres, en 1818; malheureusement, ce squelette était défectueux et, ce qui est plus grave, en le constituant avec des os de divers individus, le marchand lui avait donné plus de vertèbres que le Cachalot n’en possède réellement. Cuvier aurait dù s'apercevoir que ces vertèbres ne se suivaient pas régulièrement.
Les mandibules différentes, dont parle Cuvier, sont, d’après ce que nous savons aujourd'hui de la taille des sexes, des mandibules de mâle et de femelle. On sait que la taille des mâles a le double de celle de la femelle.
1 CAMvER, loc. cit, p. 17
Fred. Cuvier parle du Dauphin de Bayer, Delphinus Bayeri, et à la fin de sa description il ajoute que, d’après lui et son frère, le Dauphin de Bayer de Risso est un Cachalot. D’après la figure qui se trouve dans les Actes des curieux de la nature, on voit parfaitement que c’est un Cachalot qui y est représenté, mais le dessinateur a déplacé lorifice des évents, croyant sans doute corriger Poriginal.
Brandt et Ratzeburg ont reproduit tout ce que lon a dit du Cachalot, avant 1899.
Thomas Beale a fait paraître à few observations on the natural history of Sperm Whale ; London, 1835. Il accorde 80 pieds aux plus grands individus et publie un chapitre sur leurs habitudes. Thomas Beale prétend que les Cachalots forment des gammes distinctes, les unes de femelles, les autres de jeunes mâles, et que ces derniers se subdivisent d’après leur âge. Ces gammes sont appelées Schools par les Anglais, et Thomas Beale dit qu’il en a vu de 500 à 600 individus. Dans chaque gamme il y a toujours quelques grands mâles fort jaloux de leurs droits, ajoute-t-il. Les mâles adultes sont souvent isolés, à la recherche de leur pâture ; ils sont toujours plus faciles à attaquer.
Le même auteur mentionne les places favorites de leur capture, depuis la Nouvelle-Guinée jusqu'à la Nouvelle-Hollande, le Chili, la Californie et la mer de Chine:
En 1838, Blainville publie une note sur les Cachalots ; il ne sait si on doit admettre plus d’une espèce : aucun peut-être, sauf le CACHALOT MACROCÉPHALE, n'est suffisamment caractérisé pour être décidément admis comme tel. Dans cette note il fait connaître le Physeter breviceps, aujourd'hui Kogia, d'après une tête rapportée du Cap de Bonne-Espérance 1.
En 1851 il a paru à Sidney une notice sur l'histoire et la description d’un squelette de Cachalot monté à lAustralian Museum; elle est accompagné de deux planches. — Cette
* Annales françaises el étrangères d'Anatormie et de Physiologie, Paris, tome second, 1858, p. 33à
notice vient d’être réimprimée, et M. William S. Wall à ajouté la figure complète de la nageoire pectorale avec les os carpiens, d’après une photographie.
En 1853, Maury a publié une carte indiquant à la fois les lieux fréquentés par le Cachalot et les Baleines, sans tenir compte naturellement des côtes que ces Cétacés visitent accidentellement. Il y a quelques régions où lon trouve en même temps des Baleines et des Cachalots. On voit, par ce tableau, que ce Cétacé ne dépasse guère, au Nord, le 50° degré de latitude, et, au Sud, le 60, de manière qu’on doit le considérer comme un animal des régions chaudes.
Nous avons également des publications de Claas Mulder et de Van Bemmelen sur des individus qui sont venus se perdre sur les côtes de Belgique et de la Néerlande.
Cornalia, dans sa Faune d'Italie, a fait connaître deux Cachalots qui se sont perdus dans la Méditerranée.
Le professeur Sir W. Turner à publié une note fort intéressante, sur quelques gravures rares, représentant des Cachalots échoués. Dans les Proc. de la Société royale d'Édimbourg, il a publié, en 1870-1871, une notice sur la capture du Cachalot sur les côtes d'Écosse et, l’année suivante, une note additionnelle dans le même recueil.
M. le Docteur Fischer a communiqué, en 1872, dans le Journal de Zoologie de Gervais, un travail intéressant sur les Cachalots qui ont échoué sur les côtes océaniques de France.
M. Flower a fait connaitre, avec le soin qu'il met dans toutes ses publications, le squelette de ce curieux animal; ilen a eu plusieurs à sa disposition, les uns provenant d'individus échoués sur les côtes d'Angleterre ou du continent européen, les autres provenant des mers de nos antipodes; le Musée du Collège royal des chirurgiens de Londres en possède trois des côtes de Tasmanie.
Après un exposé historique de ce que l’on sait sur Île squelette, le Directeur du British Museum donne quelques notes sur l’histoire des caractères généraux et des conditions dans lesquelles se trouvent : 4° le squelette de Tasmanie, qui
est au Musée du Collège royal des chirurgiens; 2 le squelette de l'animal qui a péri, en juillet 1863, près de Thurso, dans ls comté de Caithness et qui est au British Museum; 3° le squelette de Yorkshire, qui provient d'un individu qui a péri en 1895 à Tunstall, et qui est conservé dans le parc de Burton Constable.
M. Flower décrit ensuite séparément le crâne et les divers os, et il accompagne Ja description de sept belles planches. Notre savant confrère a bien voulu nous autoriser à reproduire la planche principale dans notre Ostéographie.
Mon collaborateur, Paul Gervais, énumère les captures cpérées, dans la Méditerranée, dont on a conservé le souvenir; il fait mention ensuite de cinq échouages sur les côtes ouest de France, de divers échouages sur les côtes de Belgique, de Hollande, des Iles Britanniques, et reproduit le tableau des dix captures publié par Sir W. Turner, sur les côtes écossaises ; eatin il cite les Cachalots dont la présence à été constatée sur ies côtes de Suède et de Norwège. D'après Allen, 1l indique aussi les côtes des États-Unis, les parages des Iles Aléoutiennes, la mer du Japon et d’Okhotsk.
Gervais expose ensuite la composition du cräne et le système dentaire. I décrit également les ossements fossiles du Pliocène, de la Gironde et du département des Landes.
En 1874, un Cachalot a échoué, le 10 mars, sur les côtes c'alie et a été l’objet d'un intéressant mémoire de M. Leone de Sanctis. Ce travail est accompagné de sept planches.
MM. Pouchet et Beauregard ont publié, dans les Comptes rendus (août 1884), une notice sur la boîle à spermaceli; on serait
en présence d'une sécrétion non glandulaire d'un ordre particulier,
d'après ces savants.
Pendant la campagne scientifique de l’Hirondelle (K887), le professeur Pouchet a eu l’occasion, durant un séjour de trois semaines aux Açores, d'étudier un Cachalot fraîchement tué. Nous espérons qu'il rendra bientôt compte du résultat de ses ebservations.
Tulled Newton fait mention de deux dents de Physeter
macrocéphale du Forest bed, à Norfolk, et d'une région cervicale de Balæna. Ces déterminations auraient besoin d’être confirmées, la première surtout 1.
SYNONYMIE
Physeler macrocephalus.
Catodon macrocephalus, (Gray).
Cachalot, des Français.
Sperm Whale, des Anglais, Pott Fisch, des Hollandais.
Capidoglio, des Italiens.
Le Cachalot porte le nom de Kigutilik sur la côte de Groënland, s'il faut en croire Fabricius qui en a donné une description.
CARACTÈRES ET DESCRIPTION
Le Cachalot à la taille des Baleines, mais au lieu de fanons au palais, il a le maxillaire inférieur garni d’une vingtaine de furtes dents coniques, assez espacées. Le mâle à une taille beaucoup plus forte que la femelle, aussi est-il plus redoutable. La femelle ne dépasse guère 30 pieds, le mâle en atteint jusqu’à 60 et même plus.
La taille paraît très variable ; les solitaires ou les vieux mâles deviennent beaucoup plus grands. La gamme qui à péri dans l'Adriatique en 1854 ne se composait que de petits individus, probablement femelles.
Les Cachalots d'Audierne, qui étaient tous femelles, avaient, dit-on, une longueur de 12 à 16 mètres.
Eschricht connaissait cette différence de taille et croyait
2 Ann. a Mag. nat. hist. Vol! XIX, 1687, p. 229. Proc. GÉoL: Soc. 1887, P Q2—
devoir attribuer à la femelle seulement la moitié de la longueur du mâle,
Cette différence du mäle rappelle les ruminants qui vivent aussi par bandes, et chez lesquels les mäles ont à défendre le troupeau.
Le capitaine Gray a vu, au mois de mai, une femelle pleine qui n'avait que 29 pieds et qui contenait un fœtus de 10 pieds. C’est donc à peu près le tiers de la mère.
Les Cétacés en général se distinguent des autres mammifères par le défaut de symétrie, et ce défaut se fait plus particulièrement sentir chez les Cachalots, comme M. le professeur Pouchet le fait remarquer dans un mémoire qu'il m'a fait l'honneur de composer, à l’occasion de mon cinquantenaire de professorat 1.
Les Cachalots ont une tête énorme avec un museau carré et tronqué, à l'angle antérieur et supérieur duquel sont placés les évents; elle est renflée par suite de laccumulation du spermaceti. La tête osseuse se distingue par sa forme excavée qui la fait ressembler à un canot.
La mandibule s'éloigne complètement de celle des Baleines ; les deux branches se réunissent sur une grande longueur comme dans les Cétodontes à longue symphyse.
On connaît plusieurs mandibules de Cachalot dont l’extrémité antérieure est recourbée; il y en a une au Muséum à Paris ; Beale en cite deux cas; M. J. Murie en cite trois et M. Flower en cite encore un autre. Le D' Fischer ? a cherché la cause de cette déformation qui se produit assez souvent, et qui commencerait presque après la lactation ; 1l suppose que la déformation est due à une ostéite, et il termine son article en disant qu'il ne comprend pas clairement comment une ostéite seule a pu produire des incurvations aussi considérables, à moins que la maladie ne soit congénitale ou presque congénitale.
* PoucneT, M. G. De la symétrie de la face chez les Célodontes, in-4°. Paris, 1886.
? Note sur une déformation pathologique de la mdcho re inférieure du Cachalol. JOURNAL DE L'ANATOMIE ET DE LA PHYSIOLOGIE, n° 4, PI. XI.
Ne serait-ce pas plutôt l'effet, non d’un arrêt de développement, mais d’un défaut, d'un obstacle à l'épanouissement du bout de la mâchoire. Nous avons sous les yeux un maxillaire de fœtus de Baleine franche : cet os a le bout antérieur parfaitement replié sur lui-même, ce bout est comme une feuille de papier qu’on a pliée et qui doit s'étaler ensuite; au moindre obstacle à son redressement, il conserverait la déformation, en apparence pathologique, qu'on remarque à ces mächoires des Cachalots.
C'est un arrêt d’épanouissement et non pas de développement. L'arrêt est dû à une cause externe.
Nous avons publié dans notre ostéographie la figure d’une mandibule recourbée sur un de ses côtés et dont nous citons plusieurs exemples,
Les Cachalots n'ont point d’os lacrymal séparé, d’après les observations de M. Flower; ce qui n’est pas une raison suflisante pour les exclure de la famille des Ziphioïdes. Cet os est probablement uni avec l'os malaire.
Les dents de Ziphioïdes diffèrent de celles des Delphinides par l'absence d’une couche d’émail. Elles manquent dans tous les Cétacés de cette famille à la mâchoire supérieure. Dans le Cachalot, il en existe toutefois au palais, mais elles ne percent pas les gencives. Elles sont irrégulièrement développées dans la peau du palais et ne correspondent aucunement à des alvéoles. M. Flower a figuré une de ces dents 1.
Owen fait mention d’une femelle dans laquelle: Bennett à trouvé huit dents semblables de chaque côté du maxillaire supérieur 2.
Jäger de Stuttgart a décrit et figuré une de ces dents dans un journal russe, imprimé à Moscou en 1857 3.
D’après Bennett, les dents subissent certaines variations; il-a trouvé les nombres suivants : 21-20 ; 93-91 ; 99-99; 94-94; 29-23; 24-26; 23-24; 29-24; 19-20.
1 On the Osteologie ofthe Sperm-whale, p. 520. ? Owex, Odontographie, Tab. 89, fig. 5-4.
5 Bem-rkungen ....{(Narval et Cachalot) Moscou, 1857.
Les Cachalots, comme tous les Ziphioides, ont un petit nombre de vertèbres ; leur formule est : cervicales 7, dorsales 8, lombaires 11, caudales 24, en tout 50.
Les Cachalots ont leur atlas séparé et les six autres cervicales réunies.
La dernière cervicale a ie corps à peine plus épais que celui des vertèbres précédentes; dans la Baleine, le corps de cette même vertèbre est notablement plus épais que celui de la sixième et de la septième. L'Hyperoodon présente sous ee -rapport les mêmes dispositions que le Cachalof.
Les vertèbres cervicales, à commencer par l’atlas, ont un talon qui passe au-dessous du corps de la vertèbre suivante, et ces talons donnent une grande solidité à cette région.
Ces talons existent également dans plusieurs genres de Cétacés fossiles, comme les Balænula et les Balænotus.
Les vertèbres dorsales, au nombre de huit, ont toutes la face inférieure du corps carénée et leur épaisseur n’a pas plus de la moitié de l'épaisseur des lombaires. Elles portent toutes sur le corps la facette articulaire correspondant à la côte. Les apophyses transverses diminuent en longueur, régulièrement d'avant en arrière.
Les lombaires ont, comme toujours dans les Cétacés, le Corps plus développé que celles des’autres régions.
Dans les caudales, les zygapophyses sont très éloignées du corps de la vertèbre.
Toutes les vertèbres ont des caractères particuliers qui les distinguent ; les apophyses transverses sont courtes dans toutes les régions et particulièrement élevées dans la région dorsile.
Le sternum de l'animal adulte ne forme qu'un seul 6s, allongé d'avant en arrière, élargi en avant, rétréci au milieu, et se terminant en arrière par une languette régulièrement arrondie. Il reste un trou en avant sur la ligne médiane. Dans le sternum plus jeune, on voit la réunion presque complète des deux pièces antérieures, qui constituent presque tout le sternum ; puis une pièce en arrière encore séparée de la précédente, et sur la ligne médiane on voit des traces de leur soudure.
(DES LE Es
Le bassin est représenté par un seul os de chaque côté, comme dans les Delphinides.
M. J.-C. White a fait une communication sur deux débris de Cachalot, un maxillaire inférieur d’un grand individu et une dent fort intéressante 1.
Le professeur Ercolani de Bologne s’est occupé de la strueture du pénis de ces Cétacés et croyait devoir admettre plusieurs espèces de Cachalots.
MOEURS
Les Cétacés qui nous occupent sont essentiellement pélagiques et descendent à de grandes profondeurs dans la mer.
Le capitaine Gray assure avoir vu des Cachalots rester deux heures sans venir à la surface et dérouler jusqu’à 700 (fathoms) brasses de corde. Le capitaine Scammon en a vu plonger pendant 50 minutes et même une heure et quart.
Les mouvements de ces animaux sont très brusques et violents et ils nagent avec une rapidité plus grande que toute autre espèce de leur ordre. Le même capitaine Scammon estime la rapidité de leur course à trois milles à l'heure.
Le Cachalot tient sous plusieurs rapports de l'Hyperoodon ; comme lui, en plongeant on le voit disparaitre seul et en revenant un instant après à la surface, on le voit entouré de plusieurs.
Les Cachalots ont de la voix; on assure avoir entendu des mugissements d'individus blessés à plus de quatre kilomètres de distance.
Les Cachalots, qui sont venus échouer à Audierne sur le sable, ont vécu vingt-quatre heures avant d’expirer et, comme nous Pavons dit plus haut, ils poussaient de véritables mugissements.
L'air expiré du Cachalot a une odeur d’une fétidité extraordinaire; cette opinion paraît très répandue ; il n’est pas rare
1 Proceed. Boston Soc., 1860, p. 222
de trouver des marins soutenir avec assurance, que le contact de l'air expiré suflit pour soulever la peau aussi facilement et plus rapidement qu’un vésicatoire.
Le capitaine Jouan dit également que leur souffle à une odeur si fétide qu’elle provoque des nausées quand on la sent de près.
Les pêcheurs disent que les Cachalots nagent par bandes qu'on appelle schools ou gammes, dans les régions tropicales et subtropicales, et on cite comme une de leurs stations favorites le côté sous le vent des Iles Galapagos.
Ils visitent aussi régulièrement la baie de Bengale, et les schools y sont formées généralement de femelles, accompagnées de leurs jeunes (Calves). Ces derniers ont de vingt à trente pieds, disent les pêcheurs, en confondant les femelles avec les jeunes.
Ces schools sont formées de quinze, vingt et jusqu'à deux cents individus; ils vont au secours les uns des autres. C’est le motif pour lequel on prend souvent plusieurs individus dans une troupe.
On s'accorde assez généralement sur le rapport des mâles et des femelles dans les schools.
Les mâles qui accompagnent ces schools sont les défenseurs naturels de la bande; aussi, au lieu de fuir à la première attaque, comme les Baleines, les Cachalots se défendent vigoureusement; on cite, dans les annales des baleiniers, plus d’un exemple d'individus qui se sont vengés sur les pirogues et sur les hommes qui les conduisaient. M. Nougaret raconte, dans la Revue des deux mondes, qu'il a vu un solitaire sur la côte Est du Groënland se retourner brusquement après l’attaque, se jeter sur la pirogue, la saisir par le milieu et la broyer sous sa formidable mâchoire.
Les baleiniers disent que ce sont les femelles qui se réunissent et que les vieux mâles vivent généralement isolés. La bande qui a péri au siècle dernier à Audierne était exclusivement formée de femelles, disent les témoins; deux de ces femelles ont mis bas après leur échouement sur la plage. Une
ns
d'elles donna même deux petits, l’autre un seul. Ces jeunes Cachalots avaient une longueur de trois mètres et demi.
Comme les mâles vivent plus souvent isolés, 1ls semblent
aussi échouer plus souvent que les femelles et c’est sans doute
la raison pour laquelle, à l'inverse des Baleines, les Cachalots mâles viennent plus souvent à la côte que les femelles.
Le capitaine Gray a comparé les sexes des individus capturés en plein Océan, et pour 65 femelles il a compté 96 mâles adultes et 51 jeunes.
Les gravures conservées à la Bibliothèque royale de Belgique ne représentent que des mâles. Il y en a sept ou huit. Il n’y a qu'un dessin représentant un Cachalot dont le sexe est douteux. Sur huit individus échoués sur les côtes d'Écosse, il y avait
-cinq mâles et on n’a pas tenu compte du sexe des trois autres. (Sir Turner).
On a fait depuis longtemps l'observation que les Cachalots qui échouent dans l'Atlantique septentrionale, sont le plus souvent des solitaires égarés dans le Gulfstream à la recherche de leur pâture. Ces animaux ne trouvent plus que de rares Cépha-
-Jopodes et vont mourir de misère sur l’une ou l’autre côte.
Les baleiniers rapportent que leur mode d’accouplement est le même que celui des Baleines : les Cachalots s'unissent debout dans l’eau, la tête au-dessus de la surface.
Nous ne savons s’il y a des époques fixes pour leurs amours: on voit leurs breeds at any season of the yaer, dit Jackson, qui a fait plusieurs bonnes observations sur ces Cétacés.
Le capitaine Colnett rapporte que les environs des Iles Galapagos sont, au printemps, le rendez-vous de tous les Cachalots des côtes du Mexique, de celles du Pérou et du golfe de Panama; qu'ils s’y accouplent et qu’on y voit de jeunes Cachalots qui n’ont pas 2 mètres de longueur.
C’est bien petit, 2 mètres, puisque nous avons vu des femelles de la plage d’Audierne mettre bas des jeunes qui avaient déjà 3 mètres au moins.
La pâture des Cachalots est celle de tous les ziphioïdes : Eschricht les avait appelés avec raison Theutophages, du genre Theuthis, Calmar.
Toute leur pâture consiste en. Cuttle fish, dit Atwood 1, et on sait que les Cuttle fish des marins sont des Calmars.
Tous les baleiniers s'accordent du reste à dire que l'estomac des Cachalots renferme toujours de nombreux restes de Céphalopodes. Hunter, Baussard, Eschricht et d’autres ont fait les mêmes observations sur des individus qu'ils ont eu l’occasion l'observer.
Les Cachalots de la gamme qui a péri en 1853 dans l'Adriatique, avaient encore tous des becs de Céphalopodes dans leur estomac.
L'ambre gris, autrefois très estimé comme article de parfumerie, est le résidu de la digestion des Cachalots; son odeur musquée provient du Poulpe dont ils font leur pâture.
On a souvent trouvé dans l’ambre gris des becs de Céphalopodes et des cristallins, ce qui explique parfaitement leur origine. Ainsi un Cachalot capturé, en 1715, sur les côtes de Sardaigne, renfermait de lambre gris dans lequel se trouvaient des becs de Sepia.
On tirait l’'ambre gris des Molluques, de Madagascar, des Maldives, des Antilles et même de Chine. Les Japonais le connaissent sous le nom d’excrément de Baleine.
Albert le Grand et avant lui Marco Polo connaissaient parfaitement son origine, que l’on avait attribuée tantôt à des oiseaux, tantôt à des Phoques ou à des Crocodiles, et on avait même été Jusqu'à supposer qu'il provenait d’une fontaine bitumineuse sous-marine.
Les Cachalots produisent encore une autre substance sur l'origine de laquelle on à été également dans le doute; nous voulons parler du blanc de Baleine.
Le blanc de Baleine ou Spermaceti est la Cétine des chimistes c’est un palmitate de cétyle, c’est-à-dire une combinaison de l'acide palmitique avec l’éthal (alcool céthylique).
Cette substance grasse est surtout formée sous la peau du front et du rostre de ces animaux; nous avons déjà dit, que les
1 Arwaon, Prec. Boston Soc., VIT, 1860, p. 226.
Hyperoodons en produisent également, et, comme leur huile est plus estimée, les Hyperoodons ont été l’objet d’une chasse spéciale depuis quelques années.
On sait qu'après avoir ouvert le front du Cachalot, on puise à seaux le spermacéti à l’état fluide, disent MM. Pouchet et Beauregard, et ils supposent, après l'examen de pièces envoyées des Açores, sous le nom de Racines de la boîte, que le spermaceti est le produit d’une sécrétion particulière non glandulaire, qu'on pourrait rapprocher de la cire des abeilles f.
PÈCHE
Il n’est pas sans intérêt de jeter un coup d'œil sur l'époque et les lieux où cette pêche a pris naissance; quoiqu'on désigne sous le même nom les pêcheurs qui s'occupent de la Baleine et du Cachalot, il y a cependant de très grandes différences dans ces deux industries.
On s’est livré pendant longtemps à la pêche de la Baleine avant de songer à la pêche du Cachalot. On pratiquait la première industrie dans les régions septentrionales, où l’on ne voit que bien rarement un Cachalot.
On raconte que, en 1712, un baleinier de Nantucket, Christopher Hussey, poussé au large par un vent violent, se trouva devant une school de Cachalots, en captura heureusement un, et, si l'animal n’avait pas de fanons, il avait des couches de graisse qui lui donnaient une valeur commerciale non moins grande que la Baleine; aussi on apprécia bien vite l'importance de cette nouvelle graisse qui se fige à la température ordinaire et dont on était loin de soupçonner la nature; on crut d'abord que c'était le sperme de ces animaux et les droguistes lui donnèrent le nom de spermaceti. De là les baleiniers anglais ont fait le nom de spermwhale.
C'est l’origine, paraît-il, de cette pêche sur les côtes des États-
! Poucner et BEAUREGARD, Sur la boîte à spermaceli. COMPTES RENDUS DES SÉANCES DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES. AOÛ, 1884.
Unis d'Amérique. On exploita d’abord l'Atlantique et, en 1787, la Nantucket Colony of Whalingmen from England, envoya le premier baleinier dans la mer Pacifique.
Peu de temps après, en 1789, les baleiniers du cap Cod se rendirent pour la première fois dans la mer des Indes pour y faire cette chasse. On prétend qu'un gentleman du cap Cod, à son retour des Indes, avait vu de nombreux achalots dans la mer des Indes, et son récit avait déterminé quelques industriels à se constituer en société.
La première campagne de 1791 fut fort heureuse. On cite Joseph Russel et fils et Corn. Howland, qui revinrent du Pacitique (1791) avec un chargement complet.
On ne connait pas de véritable station du Cachalot dans les mers d'Europe ; on ne connaît que des échouements ; les seules stations connues, où les pêcheurs se rendent encore, ce sont les régions équatoriales du Pacifique, de l'Atlantique et de la mer des Indes. On cite particulièrement les Iles Galapagos dans lPocéan Pacifique, les Açores dans l'océan Atlantique, le golfe de Bengale dans la mer des Indes.
Le commandant Maury ne figure cependant pas ces régions d’une manière particulière sur sa carte et, dans ses lettres publiées en 1850, il fait remarquer qu'on harponne également le Cachalot sur les côtes du Japon.
On fait également cette pêche sur les côtes méridionales et orientales de la Nouvelle-Hollande.
La carte du savant commandant américain représente cet animal sur toute la largeur de locéan Pacifique, des deux côtés de l'équateur. On voit seulement sur cette carte une tache blanche à l'Est et une autre à l'Ouest des [les Sandwich.
Ces animaux sont-ils régulièrement cantonnés ou visitent-ils les divers océans, sans tenir compte des lieux ou des saisons ?
Nous avons plusieurs preuves que ces animaux parcourent de grands espaces en mer : on a cité des individus, harponnés dans l’Atlantique, qui portaient encore des harpons lancés dans le Pacifique, et le commandant Maury fait mention d’une capture d'individus sur les côtes du Chili qui portaient encore le
harpon japonais dans leurs chairs. Un autre Cachalot qui s’était enfui avec un harpon lancé sur les côtes du Pérou, a été pris au large sur la côte orientale des États-Unis d'Amérique, Ces Cétacés parcourent ainsi toute l'étendue du Pacifique et se rendent même du Pacifique dans l’Atlantique.
Maury indique leur présence jusqu’au 60° degré de latitude sud au devant du cap Horn.
Sur les côtes d'Europe on n’a vu que des animaux égarés, tantôt seuls, tantôt réunis en schools, mais il n’y a pas une seule côte à l'Est comme à l'Ouest de l'Atlantique où l’on n’en ait vu échouer. Et ce n’est pas seulement le plein océan qu'ils hantent, ils fréquentent également les mers intérieures, la Méditerranée comme la Baltique. Jusqu'à présent on n’en à pas vu pénétrer dans la mer Noire pas plus que les Baleines et les Balénoptères.
M. Mengaret raconte, dans la Revue des deux mondes, que, au mois de septembre 1865, un Cachalot apparut dans le cercle polaire, entre l’île Jan-Meyen et la côte orientale du Groenland. La vigie signala le souffle du Cachalot et aussitôt on lança quatre pirogues à sa poursuite.
Cette pêche a lieu principalement dans l'océan Pacifique, mais il existe encore quelques baleiniers qui viennent tous les ans poursuivre le Cachalot dans l’Atlantique. Le Muséum de Paris a reçu récemment un squelette et il attend les parties molles d’un animal qui ont été préparées pour ses collections, par le professeur Pouchet; après avoir été chercher des squelettes de Balénoptères sur les côtes de Finmark, le successeur de Cuvier a voulu remplacer les ossements de la cour des galeries d'anatomie comparée par un squelette complet.
Le rapport de la Commission américaine, qui a fait le relevé des produits de la pêche introduits aux États-Unis d'Amérique, depuis le 1° janvier 1804 jusqu’au 31 décembre 1876, estime, d’après la quantité de spermaceti apportée aux États-Unis, qu’il y a eu, pendant cette période, 225,521 Cachalots capturés. Il
1 Revue des deux mondes, 1. LXXXIH, p. 707, 1869
compte, d’après Scammon, que chaque Cachalot fournit : 25 barils de spermaceti.
Comme on le pense bien, partout le nombre des Cachalots a considérablement diminué et il n’y a plus que fort peu de baleiniers qui se livrent encore à cette industrie.
On citait comme places principales : les environs des Açores, d'août à novembre; les îles Bahama au nord, le golfe de Mexico, entre-28° et 3% N. et 48 et 57° W., de mars à mai: les Iles du Cap Vert, en hiver, près Fernando P5, entre Sainte-Hélène et la côte d'Afrique et la côte Sud-Amérique f.
Il paraît que lon capturait encore tous les ans vers 1860, environ 150 Cachalots dans les eaux des Açores ? tandis qu'aujourd'hui, d’après ce que m'écrit M. Franc. Aff. Chaves, de Ponta delgada, S. Miguel, ce nombre ne dépasse pas einq ou six.
Ï n’y a plus guère que les Américains qui se livrent encore à cette industrie.
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE
Il est reconnu que c'est un animal des régions tropicales, que l’on trouve surtout dans le Pacifique, mais qui est répandu depuis l'Équateur, au Nord jusqu'au Groënland, au Sud jusqu'à la Nouvelle-Zélande. Les squelettes reçus d'Australie au Musée du Collège royal des chirurgiens de Londres, et si bien étudiés par le professeur Flower, ne laissent guère de doutes sur l'identité spécifique de ces animaux : on a capturé des Cachalots dans toutes les mers et on a pu comparer à Londres des squelettes de l'Australie avec des squelettes du nord de l'Atlantique, sans qu’on ait trouvé entre eux la moindre différence.
Du reste, déjà à l'époque où Cuvier s'occupait des Cétacés, le grand naturaliste ne voyait pas de différences entre les
1 ANDERSON, Nachrichten ron Island, 1746, p. 221. * Drouer, £léments de la faune Açoréenne, p. 112 (1861).
individus provenant des mers les plus éloignées les unes des autres.
Il est généralement admis, dit Lesson, que les grands Cétacés les plus connus sont répandus dans toutes les mers du globe, et que la Baleine et le Cachalot des mers du Nord sont identiques dans le Grand Océan, soit dans la partie qui baigne les côtes Nord-Ouest de l'Amérique, soit dans les mers du Cap Horn ou du Sud de la Nouvelle-Hollande.
Les Baleines, ajoutait-il, se trouvent, comme les Cachalots, aussi bien sous le soleil de l'Équateur qu'entre les glaces du cercle polaire.
La science à enregistré beaucoup de faits nouveaux depuis le jour où Lesson a écrit ces lignes, et ce savant ne s’exprimerait plus aujourd'hui de la même manière. Ce que Lesson dit du Cachalot est exact, mais ce qu'il dit de la Baleine ne l'est pas.
Sur sa carte intéressante de la répartition du Cachalot dans les divers océans !, le commandant Maury figure aussi la distribution géographique de la Baleine, ou plutôt des Baleines. Des deux côtes de l'Equateur, on voit, dans le Pacifique surtout, jusqu’au 30° degré au Sud et au Nord, le domaine du Cachalot: puis au Nord et au Sud on voit le domaine de la Baleine; le: premier habite les régions chaudes, la Baleine les régions tempérées; Maury n'a pas tenu compte de la Baleine franche, ni dans les eaux du Spitzhberg, ni dans la mer de Baflin.
Le savant commandant représente, sous une couleur spéciale, pourpre, les endroits, également au Nord et au Sud de l'Équateur, où l’on a trouvé des Baleines et des Cachalots, nageant dans les mêmes eaux.
Le docteur R. M Cormick, à propos des explorations à faire dans l'hémisphère antarctique, en parlant des richesses que possède la région du pôle sud, parle d’une quantité de Baleines de la plus grande espèce et de la plus grande valeur, particulièrement, dit-il, de l'espèce appelée Spermaceti. I est à désirer
! A chart schowing the favorite resort of the Spcrm and Right Whale:
que l'exploration anglaise au pôle sud ait lieu, pour savoir s’il existe, au milieu des glaces de ces régions, à côté des Cachalots passagers, une espèce de Baleine représentant la Baleine franche du pôle antarctique.
Ilest donc définitivement acquis que le Cétacé theutophage qui nous occupe, vit principalement au milieu de l'Atlantique et du grand océan Pacifique et qu'il ne trouve, au Nord comme au Sud, d'autres limites que les glaces polaires.
On l’a reconnu dans les parages du Spitzherg, auprès du cap Nord et des côtes de Finmarck ; dans les mers du Groënland comme dans le détroit de Davis, dans la plus grande partie de l'Océan Atlantique septentrional jusqu’à l'ile Jan- Meyen (Nougaret), sur les côtes des Iles Britanniques, à lembouchure de l'Elbe (1720), auprès de Terre-Neuve, aux environs de Bayonne; non loin du cap de Bonne-Espérance; près du canal de Mozambique, de Madagascar et de Plle de France; dans les eaux qui baignent les rivages occidentaux de la Nouvelle-Hollande; sur les côtes de la Nouvelle-Zélande; près du cap de Corientes, du golfe de Californie; le cap San-Lucar (Californie); les Iles Kingsmill, Marshall {capit. Jouan); à peu de distance de Guatemala ; autour des Iles Galapagos; à la vue de l’He Mocha et du Chili; dans la mer du Brésil; et enfin, sur toutes les côtes du continent européen, même dans les mers intérieures, la Méditerranée, la Baltique et Adriatique.
Le Cachalot est donc un animal orbicole ou cosmopolite; M. Flower a reçu d'Australie, pour le Musée du Collège des chirurgiens, à Londres, des squelettes de Cachalots, accompagnés de Globiceps et de Delphis, qui ne présentent aucune différence avec les nôtres, de manière que la faune aquatique d'Australie ne correspond aucunement, pour les Cétacés au moins, avec la faune terrestres ; nous ajouterons qu’il en est de même pour certains poissons plagiostomes. La faune aquatique ne possède, sous aucun rapport, un facies propre. Seulement certains types, qui ont disparu en Europe depuis les âges géologiques, semblent s'être conservées jusqu’à présent chez nos antipodes.
En tenant compte de tous les faits, on voit que le Cachalot estgénéralement répandu dans le Pacifique comme dans PAtlantique entre le 60° degré de latitude Sud et le 60° degré de latitude Nord. Ce sont les limites indiquées par Maury et par Berghaus.
Si le Cachalot a été observé au delà du 60° degré de latitude Nord et Sud, à ces latitudes on n’a vu que des individus isolés, des solitaires.
Il n'a pas été vu au delà du détroit de Bebring.
Il n’est pas sans intérêt de passer en revue les individus qui sont venus échouer sur les côtes en Europe, et dont il à été tenu compte par quelques naturalistes.
Les anciens ont déjà parlé de Cachalots capturés ou échoués dans la Méditerranée.
« La première année du règne de Claude (an 4#), un Cachalot (Orca) échoua sur le rivage. Il serait mort par le seul fait de son naufrage; mais l'empereur qui se mit à la tête des cohortes prétoriennes combattit avec eux le monstre marin. Pline, témoin de cette lutte absurde, dit-il, vit une barque submergée par l'eau dont le SouFFLE du Cachalot lavait remplie. »
Strabon parle comme Pline du Physeter et, dans plusieurs villes du littoral, on conserve encore des mandibules, des côtes, des vertèbres et d’autres restes de ces Cétacés.
Rondelet en a vu, dans le courant du XVE siècle, des ossements qui étaient destinés au palais d’un duc de Florence.
Paulus Jovius parle de deux individus qui auraient péri sur les côtes de l'Estrurie.
Ranzani parle d’un mâle de 55 pieds, qui a été exposé dans le port de Pesaro en 1715.
La même année, un Cachalot a été capturé sur les côtes de Sardaigne, mais il n’a été fait mention que de lambre gris qu'il renfermait et dans lequel se trouvèrent des becs de Sépia.
st
Cornalia !, dans sa F'auna d'Italia, cite onze cas de Cachalots qui ont péri sur les côtes d'Italie : en 1715, 1768, et 1775 en decà d’Ancône, en 1805, un au-dessus d’Ancône près de Fermo et un autre en 1874 à Porto-San-Giorgio, en 1810 un à Chioggia, en 1715, un près de Venise; en 1753 et 176% sur la côte de Dalmatie à Rovigno, en 1767 près de Zara et en 1750 près de Sebenico. a
Sur la côte de Nice il signale sept échouements : en 1798, 1833, 1852, 1854, 1860, 1863 et en 1864. De Gênes à Civita- Vecchia on en a vu échouer trois, le premier en 1865, à la Spezzia, le second entre Livourne et Civita-Vecchia, le troisième à Civita-Vecchia même.
Dans les Actes des curieux de la nature il est question d'un Cachalot, échoué à S'-Hospice, près de Villefranche (Alpes- Maritimes), le 10 novembre 1726 ?.
Un autre aurait péri près d’Ascoli 5.
Mon collaborateur, F. Gervais, en cite huit échouements dans la Méditerranée.
L'Hyperoodon, échoué près de Piètri sur la côte de Toscane, dont parle Fr. Cuvier #, est un Cachalot, puisqu'il avait 50 pieds de long et qu'il n’y a pas d'Hyperoodon de cette taille.
En 1838, Th. Kotschy a vu, à la côte près d'Alexandrie, un Physeter que l’on a rejeté à la mer à cause de lPinfection qu'il répandait autour de lui.
L'échouement le plus remarquable est celui de 1855, le 15 du mois d'août ; entre Pola et Trieste, sur la côte d’fstrie, une petite gamme est allée se perdre : d’abord un jeune, puis d’autres plus grands, de 36 pieds.
Le 16, le gouverneur du littoral en vit encore deux jeunes qui lançaient, disait-il, des jets d’eau par les narines.
Le 19, la nouvelle de la prise de plusieurs Cachalots arriva à Vienne, et Heckel partit le 20 pour arriver sur les lieux le 24.
1 CorxALiA, Fauna d'Italia. Milano.
2 Bayer, Act nat. cur , 1755, Hle vol.
5 Element. di Zoo! ,t.lI,p. 6£6
Hist, nat, des Cétacés, p. 381.
Les cadavres étaient dépécés, mais les squelettes étaient malheureusement méêlés; le professeur Roth parvint à en reconstituer un. Deux têtes furent sauvées pour le Musée d'anatomie à Vienne ; une tête est restée, comme souvenir, à Citta Nuova.
Dans le golfe de Saint-Nazaire (Var), un sujet de moyenne taille a été pris en 1856. Une moitié de la mandibule en est conservée dans le cabinet des Pères Maristes, à la Seyne, près Toulon 1.
Un mâle est venu se perdre, dans la nuit du 10 mars 1874, à Porto-San-Giorgio et a été l’objet d’une monographie zootomico-zoologique ? par le docteur Leone de Sanctis.
On en a vu échouer un tout près de Venise. Le dernier a été capturé en 1874 près d’Ancône.
Dans la Bibliothèque de Ravenne, on conserve deux parties d'un crâne, sans indication d’origine.
En Italie, M. Rob. Lawley a signalé des portions de maxillaires et des dents ayant des caractères de Physeter provenant de Volterra et de Orciano 5.
Sous le nom de Physeter antiquus, Gervais a signalé un nouveau Cachalot dont 1l a trouvé la mandibule dans les sables marins de Montpellier. Cette mandibule est déposée au Muséum à Paris. Elle rappelle fort bien le Cachalot d'aujourd'hui.
Le professeur Turner a écrit une notice intéressante à propos d’une gravure fort rare qui représente un Cachalot, capturé le 25 février 1601, dans le port d’Ancône. C'était un mâle. On lui accorde 56 pieds de long.
[ faitmention aussi d’une dent, mise au jour dans des galeries, à l'ile de Sh. Ronaldsay, dont lenfouissement date peut-être de Pépoque de la premiere occupation par les Norwégiens #.
1 P. Gervais, Comptes rendus hebd., 1844, p. 877.
? Sul Capidogho arenato a porto S. Giorgio, in-4°, Roma, 1881.
5 Ros. Lawiey, Pesi et Altri vertebrati fossili del Pliocene Toscuno Pisa, 1875, p. 11.
# Proc. of the Royal Society of Edinburgh, session, 1871-72, p. 658.
En 1715, un Cachalot, long de 48 pieds, a échoué dans l’Adriatique. On en conserve des os à Sinigaglia.
Sous le règne de Louis XIV, un Cachalot de 60 pieds de long vint échouer à la Selva près Collioure.
M. Guyon à même recueilli en Algérie des ossements de Cachalot, sur la rive gauche de lOued-Ger, qui pouvaient fort bien se trouver là naturellement, puisque nous avons reconnu des os de Balénoptère dans les mêmes conditions. Ils ont été élevés au-dessus du niveau de la mer à la suite de soulèvements.
Paul Fischer à publié une Note sur les Cachalots échoués sur les côtes océaniques en France, dans le Jowrnal de Zoologie de Gervais 1. Ces échouements ont eu lieu surtout en hiver et au printemps, de janvier à avril. Les principaux par ordre de date sont : k
Le 1% avril 1744, il y en a un de 49 pieds qui se perd près de Bayonne 2. Un dessin en est conservé dans la collection des vélins du Muséum. Fr. Cuvier l’a fait copier dans son histoire naturelle des Cétacés.
A quatre lieues de Boulogne-sur-Mer, un individu a échoué le 5 mars 1761, dont un dessin est conservé à la Bibliothèque de cette ville 5.
Le 19 janvier 1769, un autre périt dans la baie de la Somme près Saint-Valery 4. Rien n'en a été conservé.
En 178%, le 1 # mars, une school entière, composée de trentedeux individus, vint se perdre sur la côte occidentale d’Audierne5, Une tête provenant de cette bande a été donnée à lPAcadémie de La Rochelle par M. Donnadieu, négociant en cette ville, qui l'avait fait venir d'Audierne 6, Une tête de sujet adulte,
! Journal de Zoologie, à 1, 1872, p. 256.
? Hist. de l’Acad. roy. des sciences pour 1741 (1744).
5 Fiscner, Journal de Zoo'ogie, 1. 1.
# Baiccox, Catal. des Fertébres de la Somme. (ME. Soc. R. D'ÉMULATION D'ABBEVILLE, 1853.
? Leltre de M. Le Coz, insérée dans le Mercure de France, détails cités par Lacépède, p. 205, et par Pierre Camper, p. 98.
6 Extrait du Journal Éphémérides, de M. Lambertz, négociant à La Rochelle.
, de
une colonne vertébrale, une portion d'os hyoide, un sternum, une omoplate et quelques os des nageoires pectorales, en sont conservés au Muséum d'histoire naturelle à Paris.
Nous ne parlons pas des cinq Cachalots qui se sont montrés à l'entrée de la Loire, au mois de juillet 1863, et qui sont restés, d'après les journaux de Nantes, engagés dans le sable au reflux. Quoiqu'ils aient été exhibés à S'-Nazaire, rien n’en a été conservé et nous n'oserlons aflirmer que ce sont des Cachalots. Un d'eux mesurait, disait-on dans les journaux, 6,60.
Vers le milieu de novembre 1872, un mâle, de 12 mètres, est venu échouer près du phare de Biarritz. Il était en putréfaction avancée et le squelette n'a pu être conservé, malgré les soins de M. Souverbie, directeur du Musée de Bordeaux f.
En 1875, deux imdividus ont été vus dans les parages de Guethary (Basses-Pyrénées). Le mâle seul a été capturé; son squelette est conservé au Musée de Bayonne; il a plus de 11 mètres de longueur.
Le professeur espagnol Graëlls de la Paz m'éerit qu'il a mis les pêcheurs à contribution, depuis le détroit de Gibraltar jusqu’à la frontière française, pour connaître les grands Cétacés qui fréquentent ces parages; ce sont la Balæna biscayensis, la Balænoptera museulus et le Cachalot qui sont les plus connus.
On a enregistré plusieurs exemples de Cachalots qui sont venus se perdre sur les côtes de Belgique, des Pays-Bas, d'Allemagne, de Danemark, de Suède et de Norwège.
Claas Mulder estime à vingt le nombre de Cachalots connus qui se sont perdus sur les côtes des Pays-Bas; il fait avec raison la remarque que peu de restes en ont été conservés dans les Musées.
Le plus anciennement connu a échoué en 1531 sur les côtes des Pays-Bas. Houttuyn en fait mention. Il avait 68 pieds et les mandibules mesuraient 13 pieds ?.
3 Gervais, Journal de Zoo'ogie, 1. |, p. 557. 2 De Vies, Groot hist. schouivtoneel, , p. 385, Amsterdam, 1695.
Le 11 mars 1566, une femelle est venue à la côte à Zandvoort.
Le 19 septembre 1576, il en échoue un de 14 pieds de longueur sur la même côte.
Ambroise Paré fait mention de trois Cachalots capturés le 2 juillet 1577, dans l’Escaut : un à Flessingue, un à Saffinghe, et un troisième à Hastinghe, au Doel f.
L'étaient bien des Cachalots d’après ce qu'il dit des narines et des dents. Il leur accorde 58 pieds. La mandibule avait de chaque côté 25 dents et on voyait autant de trous à la mâchoire supérieure dans lesquels les dites dents pouvaient se cacher.
Ambroise Paré en donne une figure, qui a été copiée par Aldrovande et par Johnston.
De 1598 à 1614, cinq Cachalots ont été vus sur les côtes des Pays-Bas. Quatre d’entre eux ont été dessinés et gravés.
Emmanuel de Metteren fait mention d’un animal de 53 pieds de long qui est venu à la côte en 1601.
En 1606, on en cite un qui a péri à Springerplaat (île Schouwen). |
Le 28 décembre 1614, un mâle a péri à Noordwyk-aan-Zee. On en conserve la gravure 2.
En 1617, au mois de janvier, un autre mâle de 60 pieds est venu à la côte entre Scheveningen et Katwyk. C’est de lui que provient la tête qui est conservée dans une église à Scheveningen.
Le 14 février 1619, un mâle a péri à l'embouchure du Rodan; il en existe une gravure : la nageoire pectorale est représentée comme un pavillon d'oreille.
Le 12 mai 1620 on en a vu échouer un sur la côte de Poméranie (bei Carmin); un autre le 15 octobre 1640.
Le # janvier 1629, un mâle est venu à la côte à Noordwvyk-
! OŒŒEuvres complètes d'Ambroise Paré, t. HE, p. 779, Paris, 1841. ? Por-Wazviscu, Gestrandt by Nocrttoyck-op-Zce, den 28 dec. 1614. Door Es. Van D x VELDE, in-folio,
aan-/ee; en 1635, un à Scheveningen, et en octobre 1641, a péri le dernier de ce siècle. Une gravure de ces deux derniers est conservée à la Bibliothèque royale.
‘En 1721, au mois de janvier, un animal de 60 pieds est venu à la côte non loin de Brême, et en 1723, un échouement de plusieurs a eu lieu dans le même endroit. Lacépède fait mention de dix-sept Cachalots qu'une tempête violente avait poussés cette année dans l'embouchure de l'Elbe. Les moins grands avaient 13 ou 14 mètres. Il y avait huit femelles et neuf mâles 1. |
En 1755, une autre school a péri sur la côte de Mecklembourg.
Au siècle dernier, nous voyons encore quelques animaux se perdre dans les mêmes parages : en décembre 1761, il y en a deux ou trois qui viennent échouer sur File ou le banc 1. Grind, près de Harlingen. La caisse tympanique de l'un d'eux a été envoyée à Pierre Camper 2. Il en existe un dessin sur lequel on lit : ce poisson a 75 pieds de long et 18 de haut; c'est un Cachalot, échoué à l'ile Grin. Ce dessin se trouvait entre les mains de Mulder et a été exécuté par P. Idserdts.
On fait mention d’un autre qui serait venu se perdre également en décembre 1761, à Everland.
On cite encore un individu échoué en 1762, à Terschelling, et un à Vlieland à la même époque de l’année.
Un Cachalot échoué entre Zandvoort et Wyk-op-Zee, en 1762, 20 février, a été figuré par H. Spilman. Il en existe une gravure à la Bibliothèque royale, sur laquelle on lit: Cagelol, lang 61 voeten, den 20 februari 1762, tusschen Zandvoort en Wyk-0p-Zee aangedreven.
Nous ne croyons pas que ce soit un de ceux qui sont indiqués ci-dessus.
D'après un dessin de C. van Noorde, un mäle aurait péri encore en 1764,
* LacEPÈèDE, Hist. Nat. Cétacés, in-4", p. 254. ? Camper ‘s kl. Schriften, 1 B, 2 st. Bus. ANAT....,p. 407, pl. XXI.
Un animal de 84 pieds, que l’on a dit femelle, a échoué le 4 décembre 1783, sur les côtes, près de Middelbourg. On en possède des os dans cette ville et on en conserve un dessin à Dornburg 1. La mandibule porte quarante-huit dents.
Ainsi, au XVI: siècle, une vingtaine de Cachalots se perdent dans ces parages : trois sont reconnus comme mäles, un comme femelle, et on est sans renseignements sur le sexe des autres.
Au XVIIe siècle, il s'en perd une vingtaine, mais les renseignements laissés sur leur sexe sont bien incomplets.
Au XVIII: siècle, il vient en échouer encore sept.
Nous ne connaissons que deux exemples dans le courant de ce siècle : le premier, en 1819, sur les côtes du Holstein, e4 un, en 1825, sur les côtes de Rügen.
Il y a deux ans, à la suite d’une rupture de digue, on a trouvé près de Heyst une tête presque entière de Cachalot. Elle est déposée au Musée de Bruxelles. On ne connaît pas la date de la perte de cet animal.
Malm cite des exemples d'individus capturés sur les côtes de Suède.
Linné en a cité sur les côtes de la Norwège.
Au nord de la Norwège, le professeur Sars cite le Cachalot parmi les espèces vues aux îles Loffoten (1865).
On connaît aussi plusieurs exemples d'individus qui se sont perdus dans la Baltique.
Le conseiller d’État Hensche a fait le relevé des Cachalots observés dans cette mer intérieure et de quelques Mysticètes dont on ne peut que deviner la nature spécifique ?.
Le plus ancien connu, un animal de 58 pieds de long, échoué en 1291 sur la côte de Weichtelmunde, a été conduit à Dantzig.
En 1364, un autre de 26 pieds, a été également conduit à Dantzig.
1 Zelandia illustrata, middelburgische courant, le 6 décembre 1784 et Notulen, 4 avril, 1849.
2? Hexscur, Schriflen d. Physik. Ak. gesells zu Künigsberg, Jahrg, 1, Heft. IL,
Le 15 octobre 1452 ou 1453, un de 35 pieds a été pris vivant et conduit encore à Dantzig. Il avait été vu pendant 3 jours. C'est sans doute une femelle.
Le 15 avril 145, un autre de 66 pieds de long fut jeté sur la côte, nähe dem Buigaschen Tief.
En 1561, un Jeune animal sous le nom de Baleine, long de 9 klafter, fut jeté sur la côte am alten Tief.
Le 19 septembre 1576, un animal, décrit sous le nom de Physeter, de 1% pieds, se perdit encore dans cette mer; mais on peut se demander si c’est bien un Cachalot.
Plusieurs Cachalots sont allés mourir sur les côtes des Iles Britanniques.
Les plus anciens ont été signalés par Sibbald : il parle d’abord d’une femelle qui a péri aux Orcades, en 1687; puis d’un mäle de 52 pieds, capturé, en février 1689, à Leine Kilns, au nord de l'embouchure du Forth. La mâchoire portait 42 dents. IT fait mention également de toute une school, de 102 individus, qui a péri sur les côtes d'Écosse, mais, à en juger par la taille qu'il leur accorde, ce ne sont pas des Cachalots.
Un mâle de 52 pieds a échoué ensuite à l'embouchure du Forth vers la même époque; sa mandibule portait 48 dents.
Au siècle suivant, en 1756, un autre mâle de 54 pieds est venu mourir également dans le Forth (côtes ouest de Ross- Shire) et un en 1769 dont le sexe n’est pas indiqué.
James Robertson signale Péchouement d’un mäle, en 1770, également dans le Forth.
En 1762, un individu, long de 54 pieds, avec dix-huit dents de chaque côté, a été pris à Blythsand.
En 1769, on cite encore un mäle de 54 pieds qui a péri au même endroit.
La même année, 1769, un Cachalot a été capturé sur la côte de Kent; vers la même époque, un autre sur celle de Nortolk.
* H. Woo», Mag. of nat. hist., 2e ser. t. II, 1829.
En 1825, un Cachalot mäle adulte est venu à la côte à Tunstall, Yorkshire coast. Le squelette a 50 pieds de longueur.
Le 16 février 1829, un mäle de 62 pieds s’est perdu à l'entrée de la Tamise, à Whitstable, Kent. En attendant que les tribunaux eussent décidé qui était le propriétaire de cette épave, la marée a eu raison de ce cadavre et les os ont été dispersés.
Dans le courant du mois de mai de la même année, un Cachalot fut aperçu en mer et bientôt capturé et remorqué dans la baie de Dunstaffnage (Écosse). Il avait 60 pieds, mais le sexe n'est pas indiqué. La mâchoire inférieure est conservée au château de Dunstaffnage.
On cite également un Cachalot qui a péri sur la côte de Cornouailles en juillet 1835 1.
Dans la Faune des Orcades, par le Rév. George Low (1813), il est question de divers Cachalots qui ont visité cette ile.
Le dernier observé sur ces côtes est un animal de 60 à 70 pieds, en pleine décomposition, près de Thurso, au mois de juillet ou août 1863, dont le squelette est au British Museum. C'est lui qui a servi à M. Flower pour la description des os ?.
Au mois de juillet 1871, un Cachalot mâle adulte a échoué à l'île de Sky. Son squelette est conservé à Édimbourg. La mandibule et le sternum sont très remarquables par l'âge de l'animal.
Le professeur Turner fait le relevé des Cachalots connus qui ont péri sur les côtes d'Écosse. Il en cite dix : un du XVI siècle, quatre du XVII siècle et cinq du XIX° siècle. Sur huit individus, dont le sexe a été reconnu, il y avait cinq mâles.
Le Cachalot étant un Cétacé équatorial, on a douté quelque-
{ ALDERSON, J., An account of «a Whale of the spermaceli tribe, cast on shore où the Yorkshire coast, 1825. Traxsacr. Cumsr. Puil. Soc., 1827. Ferussac, Bull. scien. nat., 1829. Isis, 1855, p. 1006. Transact. of the nal. histor. of Northumberland, vol. 1,1851.
2 Report Brit. Assoc. for the advancemeunt of science held at Newcastle, p. 106.
fois de sa présence sur les côtes du Groënland. Les côtes nord de l'Écosse ont été souvent considérées comme limite septentrionale de cet animal.
Nous avons le témoignage de plusieurs marins que ces animaux visitent parfois l’ouest et l’est du Groënland.
En 1718 et 1719 quelques Cachalots ont été pris, dit Zorgdrager, auprès du Groënland et auprès du cap Nord. Le plus remarquable avait 70 pieds environ et dans sa tête on a recueilli vingt-quatre tonnes de spermaceti 1.
R. Brown ne fait mention que d’un seul Cachalot, capturé en 1857 près de Groven (72 L. N.)
Nous avons aussi le témoignage du gouverneur du Groënland : Le Cachalot est extrêmement rare sur la côte ouest du Groënland, dit Holbôll 2. 11 n’a vu, pendant ses nombreux voyages, qu'une seule fois cet animal remarquable, et de souvenir d'homme, on n'en a vu échouer dans ces parages.
Les Esquimaux, qui ont visité Paris et Bruxelles en 1877- 1878, avaient des dents de Cachalots avec eux ; ces dents étaient exhibées avec celles de Narval, de Morse et d’autres Delphinides.
A l’est du Groënland, apparaît aussi parfois cet animal. Nous lavons déjà dit plus haut, M. Naugaret l'a rencontré aux environs de l’île Jan Meven 5.
Ilest fort curieux de comparer le nombre de captures ou plutôt d’échouements de Cachalots des siècles précédents avec ceux des temps actuels.
Si l'on considère la rareté actuelle des Cachalots échoués et le nombre d'individus dont la capture est indiquée dans des livres anciens, on doit se dire que ces animaux doivent être bien près d’être exterminés.
Il y à aussi quelques exemples de Cachalots capturés ou
* Zorgdrager, Ed., 2.(1827), p. 112.
3 Escuricur, Nord. Malth, p.195.
* Revue des deux Mondes, 12° octobre 1869.
échoués de l’autre côté de l'Atlantique, dans l'océan Pacifique, dans la mer des Indes et dans les eaux de nos antipodes.
Onze individus, la plupart jeunes, sont venus à la côte à l’est de la Floride, près du cap Canaveral, pendant l'hiver de 1882,
Le 29 mars 1842, un jeune animal de 16 pieds a été capturé près de Boston, New Bedford, U.S.
Le à décembre 1849, on a trouvé la carcasse d’un mâle qu'on à remorquée au port Jackson ; c’est le squelette de cet animal que M. Macleay a décrit.
Le corps d’une femelle échouée a été remorqué à Botanv- Bay.
Sur les côtes de Tasmanie on a capturé un individu mâle, en 186%, dontle squelette se trouve au Collège royal des chirurgiens à Londres. On en connaît trois spécimens de Tasmanie dans ce remarquable Musée.
Ce sont ces squelettes qui ont autorisé M. Flower à se prouoncer sur l'identité du Cachalot d'Australie et celui d'Europe.
MUSÉES
On a été longtemps sans connaître d'autre squelette de Cachalot que le squelette défectueux, dont nous avons parlé plus haut, et qui était monté à la cour du Muséum à Paris; Cuvier l'avait fait acheter à Londres, en 1818 1. Ce squelette, que personne ne regrette d’avoir vu disparaître, sera bientôt remplacé par un autre.
Paris possède également une tête d’un animal adulte, provenant de Ja bande échouée à Audierne, en 1784, avec une colonne vertébrale, des mandibules et un os hyoïde.
Il se trouve également au Muséum à Paris des mandibules d'un mâle capturé à Bayonne. On y possède encore la tête d’un jeune animal qui a péri à Rochefort.
1 D'après une note du mémoire de M. Flower, ce squelette est probablement le même qui a figuré au Musée Backstrow, Fleet street, décrit dans un ancien catalogue comme The Astonishing and complete Skeleton of a fuligrown Sperma-celi Whale.
ADN 2 >
Mais, de toutes ces pièces, la plus remarquable est le squelette que le Muséum a reçu récemment par les soins du professeur Pouchet, et qui provient des îles Açores.
On conserve aujourd'hui, au Musée à Bayonne, le squelette d’un mâle qui a été capturé en 1875.
A Londres, au Musée du Collège royal des chirurgiens, on possède de riches matériaux pour l'étude du Cachalot. I s’y trouve deux squelettes, un jeune et un adulte, qui ont été envoyés d'Australie. Ce sont ces pièces qui ontété figurées dans le beau mémoire du professeur Flower.
Le British Museum possède un autre squelette complet d’un animal capturé sur les côtes des Iles Britanniques. Le British Museum possède en outre la tête d'un mâle très adulte et qui s'y trouve depuis fort longtemps; on ne connaît pas son origine, si Je ne me trompe.
Pendant longtemps le seul squelette complet de Cachalot adulte se trouvait à Burton-Constable Castle, près de Hull (Yorkshire). Il a été décrit par Beale.
A Cantorbéry, on conserve quelques ossements d’un animal échoué à l'embouchure de la Tamise. Pendant qu’on se disputait la propriété du corps, la marée dispersait les os du squelette.
Le Musée d'anatomie de l'Université d'Édimbourgh possède la mandibule d’un jeune mâle, capturé dans l’Atlantique, à la latitude des Açores.
On possède en outre à Édimbourg le sternum et la mandibule d’un animal très adulte qui a échoué, en 1871, à l'ile de Skey. Le sternum est énorme.
Edimbourg possède aussi une mandibule rapportée des îles Bauda (Archipel des Moluques), avril 18#3, par des baleiniers, et sur laquelle se trouve un dessin du Cachalot que le professeur Turner a cru devoir reproduire.
Au Musée de Bologne on conserve un squelette qui a été obtenu par échange du Musée de Naples.
A Pise on conserve un squelette dans le vestibule du Jardin Botanique.
On voit également une tête au Musée de Turin, mais dont nous ne connaissons pas l’origine.
On en possède des ossements à Pise, à Florence, à Bologne, et à Ravenne, parmi lesquels il y a une portion de crâne.
Les ossements des divers individus qui sont venus échouer en 1853 dans l’Adriatique, à Castel Nova, ont été pour la plupart conservés, mais ils ont été malheureusement mélés : à Berlin, à Munich, à Trieste, on en conserve une tête ; à Vienne un squelette, mais on n’a pas tenu compte ni du nombre de côtes ni du nombre de vertèbres, et il est fort douteux que les os de chaque squelette appartiennent au même individu.
A Scheveningue (Hollande) on conserve une tête fort grande dont nous avons parlé plus haut dans une église située au pied des dunes.
Dans le cabinet de Camper se trouvaient : deux mandibules de 12 pieds et à vingt et une dents; une omoplate de 3T pouces de long et 26 pouces de haut avec une partie du membre (humérus, radius, cubitus) d’un animal de 63 pieds. — CI. Mulder pense que ces os proviennent de Cachalots capturés en 1762. — Ils sont actuellement conservés au Muséum de l’Académie de Groningue.
Le Musée de Bruxelles possède un atlas dort l’origine est inconnue. [1 provient du cabinet du prince Charles de Lorraine. On y possède également une mandibule et une région cervicale, avec une côte mutilée, ainsi que la tête dont nous avons parlé plus haut. Il n'est pas impossible que Patlas provienne d’un des Cachalots qui ont péri dans lEscaut le 2 juillet 1577, et dont Ambroise Paré a fait mention.
Au Musée de Sydney on voit un squelette qui a été décrit par Macleay en 1851.
Au Muséum de Washington, on possède le squelette d’une femelle capturée sur la côte de New-Jersey et qui portait un fœtus d’un mètre environ de grandeur ; on a monté l'animal.
DESSINS
Il y a peu de Cétacés aussi souvent reproduits par le dessin que le Cachalot, mais pendant longtemps on n'en a possédé que de très défectueux. Aujourd'hui on en connaît plusieurs bonnes tigures.
Tous les os du squelette sont également bien représentés.
Cet animal est même assez fidèlement reproduit sur des plaquettes en os par les pêcheurs des côtes d’Alaska. Paul Gervais a figuré dans la Nature une plaquette d’os de Cachalot, sur laquelle on voit d’un côté un Cachalot, de l’autre côté une Baleine.
Le professeur sir Turner a reproduit également un dessin de Cachalot, qui se trouve sur une mandibule de ce Cétacé, conservée au Musée d'anatomie d’Édimbourg.
On conserve à la Bibliothèque royale de Bruxelles un certain nombre de gravures qui ont été réunies dans un portefeuille par Du Bus.
Ces gravures sont faites d’après des individus échoués sur les côtes de Belgique et de Hollande.
Le plus ancien est un Cachalot, capturé dans PEscaut en juillet 1577; nous lisons sur la planche qui le reproduit : Het waerachtig conterfeytsel en afmetinghe van desen walvisch, gevan-
gen den 2 july 1577 ; ce dessin accompagne un manuscrit ToG#, Chronyck van Antwerpen, door CANKERCKEN. Un texte explicatif, imprimé en flamand, latin, français, dit que la Baleine a été trouvée « tusschen Haeften gelegen in den Doel ende Saeftinghe in de Schelde, ontrent Antwerpen. »
La Bibliothèque royale possède une autre gravure, représentant un Cachalot échoué, d’après l'inscription, la même année (1571) à Terheyden. C’est probablement le même que le précédent.
Une autre gravure de la Bibliothèque royale représente un mäle, qui à péri, entre Katwyk et Scheveningen, en 1598. Il avait 52 pieds de long. Nous en trouvons également un dessin
dans Bor 1. Cette gravure ne paraît être qu'une copie et porte pour inscription : Een walvisch lang 70 voeten, gestrandt op de hollandsche zeekust, tusschen Scheveningen en Katwyk, in sprokkelmaend, 1598. Cet animal fut vendu publiquement pour 126 florins. Le rostre (Bek) fut donné au comte Jean de Nassau et envoyé à Dillenburg. D'après Clusius, les grands os sont conservés à la Maison de ville de La Haye.
Ambroise Paré reproduit le dessin d’un individu qui a péri dans l’Escaut 2; Clusius également en reproduit un qui est meilleur. Johnston en donne aussi une figure >.
Le professeur Sir Turner est en possession d'une gravure, représentant un Cachalot de 60 pieds de longueur, capturé en 1601 dans le port d'Ancône #.
Le savant professeur de l'Université d'Edimbourg a écrit une Notice intéressante à propos de cette gravure, qui n’est pas connue des naturalistes.
Sibbald à publié un dessin d'un mäle de 52 pieds de long, qui a péri dans une baie du Forth en 1689. Ce dessin est loin d’être un modèle. Le dessinateur a représenté une tête de Baleine avec des évents au front. Ce corps de 52 pieds, auquel il a mis un pénis, semblable à celui de la Balénoptère qui figure à côté, pourrait bien être le corps de la femelle, échoué en 4687, et non celui du mâle.
Le Cachalot, échoué en 1614 près de Noortwyk-op-Zee, a été reproduit par une gravure conservée à la Bibliothèque royale ; elle porte l'inscription suivante : Anno 161%, den 25 december, is gestrant dexen vis, lanck synde, 58 vocten. E. Vandevelde, fc.
Une autre gravure représente également un mâle qui a péri, d’après linseription, à l'embouchure du fleuve Rodan, le 14 février 1619.
! Bon, Nederl. histor. Amst-rdam, in-fol., 1679, p. 455, 4° par.
2 AMBROISE PARÉ, 25e livre de ses OEurvres.
5 Historia naturalis de Piscibus et Cetis, Amstlodami, 1657. Tab. XLHI.
“ Notes on som rare prints of stranded Sperm-Wha!es. Jourx. or Anatomy AND PuYsioLocy, vol. XII, 1878.
Nous y trouvons aussi une gravure d’un Cachalot de 62 pieds échoué en 1629.
Un autre, échoué en 1762 entre Zantvoord et Wyk-aan- Lee, est figuré trois fois; des gravures en sont conservées à la Bibliothèque de Bruxelles. Nous lisons sur l’une : Cachelot gestrandt tusschen Zandvoort en Wyk-op-Zee, 1762. I. Augusini, door H. Spilman, folio. Brux. Sur l'autre : Cagelot, lang GL voeten, den 20 febr. 1762, tusschen Zantvoort en Wyk-op- Zee aangedreven. Door Vander Vinne, 4°, mâle.
On trouve à la même Bibliothèque deux gravures représentant un Cachalot mäle de 60 pieds échoué vivant près de Egmond-op-Zee. Cagelot, Potwalvisch, Egmond-op-Zee, levend gestrandt den 15 febr. 1764, van 60 voeten.
La Bibliothèque royale de Bruxelles possède également une belle gravure d'un Cachalot mâle de 60 pieds, qui a échoué à Beverwy.
On conserve, à Boulogne-sur-Mer, un dessin d’un Cachalot qui a péri près de la ville le 5 mars 1761.
Un mâle, dont nous avons parlé plus haut, est représenté dans les Act. nat. curios. Vol. TT. (1733), Tab. 1; il a péri à Villefranche, le 10 novembre 1716.
Le Cachalot mâle de 48 pieds, échoué le 4° avril 1744 ou 1741 dans le golfe de Gascogne, a été dessiné également ; Despelette, chirurgien-major de lhôpital militaire de Bayonne, en a envoyé la figure à La Feyronie; e’est sans doute ce dessin qui est conservé dans la collection des vélins du Muséum. Fr. Cuvier la fait graver dans son Histoire naturelle des Cétacés. Nous en avons parlé plus haut.
Il existe deux autres dessins d’après le même animal, l'un dans la Bibliothèque, l’autre dans les registres des délibératons du conseil municipal de Bayonne.
Du Hamel 1 à publié aussi le dessin du mäle de 48 pieds,
? Do HaueL, Hist. nat. des Péches, part. 9, sect. X, pl. XV.
tué près de Bayonne en avril 1741. Il en a publié encore un autre dit Paul Gervais.
Tous ces dessins sont faits avec peu de soin et on peut dire, avec le Dr Fischer, qu'ils sont fautifs.
Pennant fait figurer, dans sa Zoologie Britannique, un mâle de 54 pieds qui avait été pris à Bhythsand, en le considérant encore comme poisson (1760) !.
Alderson représente l’animal entier, sa tête, son œil, ete. 2,
On trouve une copie d’un dessin de Valentin Cary à la Bibliothèque de Boulogne, fait d’après un Cachalot échoué le 5 mars 1761, à 4 lieues de la ville.
Lacépède a figuré le Cachalot sous le nom de Physale cylindrique, Cachalot macrocéphale et Cachalot trompo.
Bonnaterre a figuré une femelle de la bande d’Audierne.
Le capitaine Scammon a publié un bon dessin de Panimal; on voit que le dos n’est pas pourvu d'une nageoire dorsale, mais de bosses, comme la Mégaptère. À côté du dessin il représente la coupe de lanimal qui est aplati du côté du dos, aminei du côté du ventre et arrondi sur les flancs.
Il représente sur une planche distinete l'animal nageant la bouche ouverte.
Du Hamel représente une machoire de Cachalot, pl. IX, hg. 7, et un mâle entier, pl. XV, fig. 3.
Pierre Camper a reproduit la tête 3.
Cuvier a fait graver la tête et plusieurs os dans ses Recherches *.
W. Wall a figuré le squelette complet en 1851.
En 1868, le professeur Flower a publié un mémoire dans lequel se trouve une description complète de tous les os du squelette, accompagnée de sept belles planches.
1 PENXANT, vol. II, pl. VL.
À few observation of the natural history of the Spcrm Whale. P. Camper, Célacés, pl. XVII, XIX et XXVII.
“ Ossem. foss., 1. V, 1re part., pl. XXIV.
set PRES T4
Les principales parties du squelette sont figurées dans notre Ostéographie, pl. XVILE et pl. XIX, d’après les figures publiées par M. Flower.
Pander et d’Alton ont figuré une omoplate.
Le sternum du Cachalot adulte de Pile de Skye est figuré dans une notice de Turner 1.
Parmi les dessins, nous devons faire mention de celui de la tête d’un fœtus, publié par R. Owen, dans la Description du catalogue des squelettes du Musée royal du collège des chirurgiens ?, et de la caisse tympanique ©.
Huxlevy a figuré le crâne d’un fœtus de Cachalot #.
Au Musée d'Édimbourg on voit sur une mandibule de Cachalot un dessin du même animal, fort bien exécuté.
On en connaît aussi des figurines en bois et en os taillés par les habitants des côtes d’Alaska et des [les Aléoutiennes.
COMMENSAUX ET PARASITES
Le Cachalot est encore bien incomplètement connu sous le ‘apport de ses commensaux et de ses parasites; Debell Bennet est le seul naturaliste que nous sachions, qui fasse mention de l'Otion Cuvierii trouvée sur sa lèvre inférieure.et des Oniscus logés sur sa peau.
il y est également fait mention de Cysticerques, trouvés dans des kystes de la peau 5, et Foster a trouvé des parasites qu'il &
! Additional Notes... Proc. Roy. Soc. of Edinburgh. Session 1871-72, pp. 656-657.
? Tome II, n° 2417.
# British fossi! Mammals, p. 526, fig. 20.
* Manuel of the anatomy of vertebrated animals, p. 404, fig. 106, Londres, 1871.
® Desecz BENNET, Proc. Zool. Soc., 1857, p. 50.
envoyés à Sibbald, mais dont nous ne connaissons ni le nom
ni la nature.
Sur les Cachalots, capturés en 1853, sur les côtes d’Istrie, on
a trouvé des Balanes, mais on ne dit pas lesquelles f.
* Turner, Addilional Notes on the Occurence of the Sperm-WWlale, 1871-72, p. 644.