MOTTE
Ziphioïde que l’on ne connaissait qu’en Australie, le Berardius Bairdii.
Nous le trouvons également dans les eaux de nos antipodes, et en plus grande abondance, paraît-il, que dans nos eaux d'Europe.
En 1863, le professeur V. Haast fait part à la Société Zoologique de Londres de la présence d’un Ziphius dans les eaux de la Nouvelle-Zélande 1,
A la séance du mois de juin 1876 ?, M. le professeur Flower exprime l'avis, confirmé depuis, que le Ziphius Novæ-Zelandiæ ne diffère pas du Ziphius cavirostris et qu'il n’existe qu'une seule espèce vivante dans ce genre.
Deux individus ont échoué, l’un le 17 novembre 1878 à New-Brighton, l’autre le 15 mai 1879 près de Kaïapoiï; ce sont deux femelles : la première avait 19 pieds, la seconde 21.
En 1883, on a capturé encore un Ziphius cavirostris sur les côtes de New-Jersey.
La dernière communication sur les Ziphius de la Nouvelle- Zélande est celle de MM. John H. Scott et T. Jeffery Parker, de l’Université d’Otago (Nouvelle-Zélande). Ils informent M. Flower qu'une jeune femelle de Ziphius a été capturée vivante à Warrington, au nord de Dunedin (Nouvelle-Zélande), en novembre 1884 5.
L’Epiodon chatamiensis, décrit dans les Trans. New-Zealand Institute, vol. V, est un mâle de cette espèce.
Le Ziphius cavirostris se rend également de l’autre côté de l'Atlantique : le professeur Cope a signalé sur les côtes de la Nouvelle-Angleterre une femelle de 19 pieds 4 pouces, qui a été capturée en 1853, à New-Jersey.
De manière que nous connaissons divers crânes et squelettes de la Méditerranée, un du golfe de Gascogne (1864), deux
1 Z.S. L. 4 décembre 1885.
? Professor FLower, Remarks upon Dr vox Haasr's communicalion on Ziphius Novæ-Zelandiæ, Proc. Zoo. Soc., June 6, 1876.
5 Zoo!. Soc., London, 15 mars 1887.
du Kattegat, deux du Cap, un du Brésil, un de la Nouvelle- Zélande, un des mers de Chine et au moins deux du Pacifique, et tous ces crânes se rapportent fort bien à une seule espèce, ce qui nous permet de dire que le Ziphius cavirostris est un animal cosmopolite comme le Cachalot.
Indépendamment de ces divers Cétacés connus, nous pouvons encore ajouter que le Challenger a rapporté des mers du Sud une tête de ce même animal.
Nous avons vu également un rostre, provenant des Phosphate beds de la Caroline du Sud, au Musée du Co:lège royal des chirurgiens, à Londres, mêlé à des ossements d'animaux terrestres, parmi lesquels se trouvait une dent de Megatherium (?) Ce rostre était perforé par des tarets. Nous avons vu un rostre, rongé de la même manière, qui était rapporté au Ziphius densirostris, et qui avait été recueilli sur la côte d'Afrique. On en a trouvé dans le sable d'Anvers plusieurs, rongés exactement de la même manière.
En somme, nous connaissons aujourd'hui des restes d’individus recueillis dans la Méditerranée, à Fos (Bouches-du- Rhône, G. Cuvier); à Aresquiès (Hérault, Gervais); en Corse (Doumet); au détroit de Messine, Villefranche (Haeckel); dans le golfe de Gascogne, à Arcachon (Fischer); aux îles Shetland (Turner); aux côtes de Suède, Kattegat (Malm); dans l’hémisphère austral, au cap de Bonne-Espérance (Van Beneden, Gray et Owen), dans la République Argentine (Burmeister); sur les côtes de Patagonie, aux États-Unis d'Amérique et à la Nouvelle-Zélande.
MUSÉES
On conserve aujourd’hui des ossements de cette espèce dans plusieurs Musées.
Le Muséum de Paris en possède deux têtes : l’une décrite par Cuvier, l’autre par Paul Gervais. Toutes les deux proviennent, comme nous l’avons vu plus haut, d'individus capturés dans la Méditerranée.
Le Musée de la ville de Marseille possède le squelette d’un animal qui a péri sans doute sur les côtes voisines, mais dont il n’est pas fait mention dans les livres qui traitent des Cétacés.
On conserve encore des têtes et des squelettes provenant de Ziphius échoués sur les côtes de cette même mer intérieure, à Florence, à Pise et à Cette.
Le squelette de Florence provient de l’animal capturé à Villefranche en septembre 1878.
Un squelette complet, préparé par le professeur Hæckel en 1866, est conservé au Musée de l’Institut Zoologique de Iéna.
Au Musée de la Société scientifique d'Arcachon, on voit une tête de cette même espèce qui a été recueillie, en 1864, à Lanton dans la baie d'Arcachon.
À Dublin on possède le squelette complet d’un animal échoué sur les côtes d'Irlande.
On en conserve deux têtes à Édimbourg; une d'elles a été rapportée de Shetland par Couthey 1.
Nous conservons, au Musée de Louvain, la tête qui a été rapportée par Castelnau de son voyage aux Indes orientales, et que nous avons décrite sous le nom de Ziphius indicus.
À Gôtheborg, on conserve au Musée le squelette de l'animal qui a échoué, en 1867, à Bohuslän.
- Le Musée de Stockholm renferme le squelette complet de l'animal qui est venu à la côte, en 1872, dans le voisinage de Marstrand (Suède).
Nous avons vu deux têtes de cette espèce dans les galeries du Musée de Saint-Pétersbourg, toutes les deux de l'océan Pacifique.
À Charleston on conserve le squelette de l'animal qui a été
décrit sous le nom de Hyperoodon semi-junctus, Cope ?.
# Turxer, On Ziphius cavirostris, TRANSACTIONS ROY. SOC1ETY, Édimbourg, t. XX VI, p. 750.
? Proc. Acad. Sc. Philadelphie, 1865 et 1869.
Au Musée de Washington on voit aujourd'hui une tête de cette espèce rapportée de l'ile de Behring, par Stejneger.
On conserve également un squelette de cette espèce au Musée de Buenos-Ayres. Le savant directeur Burmeister en a donné une description.
A Cbristchurch, Canterbury Muséum (Nouvelle-Zélande), on conserve le squelette de lanimal décrit par Jul. von Haast.
Nous avons vu au Muséum de Paris un rostre de Ziphioïde fossile des côtes de Patagonie.
On voit enfin au Musée du Collège royal des chirurgiens à Londres un squelette de Ziphius de la Nouvelle-Zélande.
DESSINS
Risso à figuré ce Ziphius dans son Hist. nat. de l'Europe méridionale, vol. I, pl. If, fig. 3, sous le nom de Dauphin de Desmarest.
L'animal entier est également représenté par Anast. Cocco dans les Archives de Troschel, 1846, pl. IV, d’après une femelle capturée dans le détroit de Messine.
On voit également un dessin de cet animal dans la Revue de Zoologie, 1842, pl. I.
Nous possédons aussi de bons dessins des Ziphius capturés sur les côtes de l'Amérique méridionale et de la Nouvelle- Zélande ; Burmeister a représenté l’animal complet et a figuré les principaux viscères; James Hector a publié un bon dessin de la tête, de la mandibule et des dents.
Dans les Transact. de New-Zealand Institut, vol. V, Jul. von Haast a publié la figure d’une femelle de 19 pieds, échouée près de New-Brighton (Nouvelle-Zélande).
Dans l’{lustrated London News, vol. I, 1867, p. 97, figure un Ziphius observé dans le détroit de Bass.
Indépendamment de l'animal, les diverses parties du squelette ont été dessinées sur les lieux d’après des individus capturés dans les eaux de nos antipodes.
La planche XXII, fig. 4-11 de notre Ostéographie, représente la colonne vertébrale, le sternum ; planche XXL, les crânes des Aresquiès, de Buenos-Ayres, de Lanton (Gironde), de Fos (Bouches-du-Rhône), de Corse, du cap de Bonne-Espérance, de la mer des Indes.
Nous avons figuré le crâne du Ziphius capturé par Castelnau, la dent, la caisse tympanique en place et isolée, dans les Mémoires de l'Académie royale de Belgique, coll. in-8°, t. XVI.
Gervais a figuré les dents du maxillaire supérieur dans sa Zool. et paléont. franç., planche XXXIX, et planche XXI de l'Ostéographie.
Jul. von Haast a figuré le squelette et le crâne d’un animal de la Nouvelle-Zélande.
PARASITES ET COMMENSAUX
On ne connaît jusqu’à présent qu’un Cestode et un ver rond qui peut être un Nématode ou un Échinorhynque ; le premier est un Phyllobothrium agame, que le professeur Hæckel a trouvé dans l'épaisseur de la peau.
Le second est un ver très long, logé dans l'estomac d’un Ziphius échoué sur les côtes de Suède en avril 1867 (Malm). Le professeur Sir Turner suppose que c’est un Échinorhynque; un nouvel examen est indispensable. Nous ne savons si cet animal a été conservé.
CARRE TNA DEN nr RAA 1HUSAES pl