‹ Histoire naturelle des cétacés des mers d'EuropeChapitre 25 sur 51 · CO · texte numérisé non relu

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L'Hypéroodon pénètre parfois dans la Baltique. Le 3 décembre 1801, un individu de sexe femelle se fait capturer dans la baie de Kiel. Le squelette est conservé au Musée de l'École vétérinaire de Copenhague. L'animal a été figuré dans Voigt !.

Un autre individu a échoué en 1807 sur la côte de Holstein. I] a été acheté par le professeur Viborg @e Kiel.

En avril 1893, un Hyperoodon s’est perdu près de Landskrona (Oresund) dit Nilsson ?.

Dans la nuit du 11 février 1877, un Hypéroodon est venu se perdre sur un banc de sable au fond de Ja Baltique (presqu'île der Zingst, 30° 40’ long. 54° 28' lat.). Les os sont conservés à Greifswald. Le professeur Mübius fait mention de cette capture.

Un autre est venu à la côte à l’ouest de Rügen, en 188...

Les côtes des Iles Britanniques nous en fournissent aussi plusieurs exemples :

Deux Hypéroodons sont capturés sur les côtes d'Angleterre, au commencement du siècle dernier; Dale, comme nous l'avons dit plus haut, en fait mention dans un appendice de la Topographie de Harwich en 1730 et Dover-court; lun était du sexe femelle, dit Dale ; il avait 14 pieds; il a été capturé le 23 septembre 1717. L'autre, pris à quelques jours de distance, avait 21 pieds. Dale croit le dernier un mâle.

Jacob et William Thompson ont connu l’échouement de seize Hypéroodons, dont neuf sur les côtes d'Irlande, deux sur les côtes d'Angleterre, un dans le Firth of Forth.

En 1783, un animal de 21 pieds fut capturé dans la Tamise.

On fait mention de plusieurs individus trouvés isolés sur les côtes d'Angleterre, dont un sur les côtes d’Essex (23 septembre 18171,

On cite un animal de 16 pieds, un jeune par conséquent, qui a été capturé au printemps de 1829 près de Dublin et désigné sous le nom de Delphinus diodon 5.

* Frép, Cuvier, Histoire naturelle des Cétacés, p. 244. ? Naizxs Nirssox, Skandinavisk Fauna, Lund, 1885. 3 R-J, GRaves, Trans. roy irish. Acad. Dublin, 1825. Isis, 1898, p. 51.

Une vieille femelle de 24 pieds et une jeune de 16 pieds 5 pouces ont échoué au commencement du mois d'octobre (1845?), in Portland Roads.

Dans la baie de Belfast, un Hypéroodon a été capturé en septembre 1857 !.

Une mère et son jeune ont été capturés le 18 novembre 1860 à l'embouchure de la Tamise, à Whitstable (Kent) ?. Ils avaient une grande quantité de becs de Poulpes dans l'estomac.

On a vu un individu échouer vivant, à Fraserburg, Aberdeenshire coast, le 17 août 1871. Il avait 20 pieds de longueur {Struthers).

Le 16 septembre, dans la baie de Ballyholm, près de Bangor, un individu de 2% pieds est venu à la côte.

A l’Association britannique d'Édimbourg, le professeur Struthers a fait mention d’un mâle de 20 pieds, venu à la côte, et qu'il a eu l’occasion de disséquer.

Un jeune mâle a été capturé en novembre 1885 à Dunbar, côtes d'Écosse. Il avait des dents rudimentaires au maxillaire supérieur et inférieur 5,

Plusieurs échouements ont eu lieu sur les côtes de Belgique et des Pays-Bas : en 1783, un individu, décrit ‘par Pierre Camper, dont le crâne est conservé à Saardam, est venu se perdre sur les côtes de Hollande.

En septembre 1840, un individu à échoué près de Ziericzee ; il a été décrit et figuré par Wesmael.

Un autre, de sexe femelle, comme le précédent, est venu à la côte à Zantvoort, le 24 juillet 1846. IT a été décrit par Vrolik.

Un autre est venu se perdre dans l’Escaut, en 1873; son squelette est conservé à Liège.

Une femelle de 7",90 est allé mourir à l'ile Texel, le 15 novembre 1884.

! Proceed. Dub'in univers. Zuol. and Bol. Association, vol.f, part. 1, p. 4. ? Procced. Zoo. Soc , 1860, p. 375. — /llustrated neus, 18 novembre 1860. 5 Prof. Turxer. Royal physical Society, January 20, 1886.

Plusieurs Hypéroodons sont venus échouer sur les côtes océaniques de France.

On y a constaté huit fois des échouements d'Hypéroodon, dit le Dr Fischer en 1881.

On en cite un exemple au siècle dernier. Le 19 septembre 1788, une mère et son petit furent pris à Honfleur, à l'embouchure de la Seine; le petit avait 12 pieds, la mère, 93. L’estomac du petit ne contenait que de l’eau blanchätre; la mère avait des becs de Céphalopodes dans le sien !.

Un autre a péri, le 12 octobre 1810, sur les côtes de la Gironde (Bassin d'Arcachon) ?; c’est le point le plus méridional à l’est de l'Atlantique, visité par cette espèce.

Sur la plage de Lagraner, près de Caen, il en est échoué un autre encore en 1840.

Eudes Deslongchamps fait connaître la perte d’un animal sur la côte de Normandie, en 1842. Son squelette est à Paris.

Vers le 17 ou le 18 décembre 1879, une femelle est venue échouer vivante à Hillian (Côtes-du-Nord), dans le voisinage de Saint-Brieuc. Le squelette est au Musée de l'Université de Liège. Il est fort incomplet. L'animal se débattait en beuglant, disaient les habitants de la côte qui avaient entendu un bruit insolite pendant la nuit.

Le 26 septembre 1880, une femelle, accompagnée de son Jeune, a été capturée à Aigues-Mortes (Gard) et une partie du squelette avec le crane du jeune sont au Muséum à Paris; ils moururent, peu de temps après leur prise; la mère, poussait des mugissements, disent les témoins de cette scène 3.

Le 25 juin 1884, une femelle de 9,50 a échoué à Seignasse, près du cap Breton. Le squelette est au Muséum à Paris.

! Baussirn Mémoire sur deux Cétacés échouës vers Honfleur, JourNaL »E PHYSIQUE, 1789, p.201.

? Bull. polym.du Muséum d'instruction publ. de Bordeaux, décembre 1810. Fréo. Cuvier, ist. nat. Cet, p. 217. Bançuer, Act. Soc. linn., Bordeaux, t. XIII, 1845.

5 CLEMENT, Bulletin Sor. d'étude des Sc. nat. de Nîmes, janvier 1881.

Depuis lors, MM. Pouchet et Beauregard ont fait connaître un Hypéroodon, échoué à Rosendael, près de Dunkerque, le 24 juillet 1885. Il portait des harpons dans les flancs. Le cadavre a été acheté pour l'huile, et le squelette en est perdu.

Le 19 août 1886, quatre Hypéroodons ont fait leur apparition à Saint-Vaast-la-Hougue. Deux ont été capturés. Tous les deux sont femelles. Une d'elles a expulsé un fœtus pendant qu'elle était étendue sur la grève. Il est conservé.

Jusqu'à présent on n’a vu qu'un Hypéroodon pénétrer dans Ja Méditerranée. Il existe, il est vrai, un squelette au Musée d'Alexandrie, mais il est possible qu’il provienne de l'Atlantique.

L'Hypéroodon de F.Cuvier 1, échoué sur les côtes de Toscane, en 1835, s'il a 50 pieds de long, n’est évidemment pas un Hypéroodon, c’est plutôt un Cachalot. Le seul Hypéroodon connu de la Méditerranée est celui d’Aigues-Mortes.

Cet animal est également connu de l’autre côté de l’Atlantique :

On en a vu venir à la côte en hiver (janvier 1869) à l’est des États-Unis d'Amérique (à Nort Dennis) et M. Allen, fait remarquer que les Hypéroodons arrivent parfois par bandes, en automne, dans les baies de Massachusets 2.

Reinhardt fait observer qu'un Hypéroodon a échoué sur la côte des États-Unis d'Amérique, sous le nom de Mesoplodon Sowerbyr.

On a capturé un Hypéroodon dans le port de Newport (États- Unis), qui mesurait 27 pieds. Un second a échappé. Les os sont conservés.

Un autre a eté pris au cap Cod, de 24 pieds de longueur.

M. Cope reproduit le dessin d’un individu capturé sur la côte de Rhode Island.

En faisant le relevé de la date à laquelle des individus ont échoué, nous n’en trouvons qu’un en été (24 juillet, Hollande); quatre en septembre (Essex, Belfast, Escaut et embouchure

t F. Cuvier, Cél., p. 586.

* Somelimes come into our bay in large schools. Allen. Mamm. Massachus,

de la Seine); deux en octobre (Danemark et Portland road): un en octobre (Arcachon); un en novembre (dans l'Escaut, et le même mois 1838, à l'entrée du Petit-Belt); un en décembre dans la Baltique (Kieler Bucht) ; un en février (dans Ja Baltique, côtes de Holstein); un en avril (côtes de Landskrone).

Dans le courant de 1882, M. W. Flower a fait connaître une espèce nouvelle de ce genre sous le nom de Hyperoodon planifrons, habitant les mers australiennes, et qui est parfaitement distincte de l'Hyperoodon rostratum. Le savant directeur du British Museum a publié le dessin de la tête, qui est déposée dans ce riche Musée !. Cest bien le représentant de notre Hypéroodon dans les mers australes.

C’est le seul genre de la famille des Ziphioïdes dont une espèce est confinée dans l'hémisphère boréal.

PÉCHE

Depuis peu, on a reconnu que les Hypéroodons, sans doute comme tous les Ziphioïdes, fournissent du blanc de baleine, et on leur fait aujourd’hui une chasse très active sur les côtes est de Groenland, comme sur les côtes d'Islande.

Un baleinier de Peterhead, après avoir fait la pêche de la Baleine, s’est mis en 1877 à faire la chasse à l'Hypéroodon sur la côte nord-est d'Islande, et le succès semble avoir couronné complètement son entreprise.

En quelques années cette nouvelle pêche a pris d'énormes proportions; elle a eu un bon résultat, non seulement au point de vue industriel, mais également au point de vue de la zoologie; celui qui l’a entreprise a été à même de trancher une question qui tenait les zoologistes en suspens. L'Hypéroodon auquel on avait donné le nom spécifique de latifrons, à cause de énorme développement de ses crêtes sus-maxillaires, forme-

* FLower, Of the cranium of à new species of Hyp'ro5don (planifrons }) Proc. Zoo. Soc., may 2, 1882.

t-il une espèce distincte, ou, comme Eschricht l'avait dit, est-il le mâle de lHyperoodon rostratum ?

Les nombreux individus de tout âge et de tout sexe pèchés dans les mêmes parages et dont le capitaine Chieftain de Kerkealdy avait eu soin de distinguer les sexes, ont permis de trancher la question dans le sens du savant cétologue de Copenhague.

En 1880, le capitaine David Gray !, commandant de l'Éclipse (Whaling steamer), harponna trente-deux individus et fit connaître les lieux où se tiennent principalement ces Cétacés : c’est, d’après lui, à l’ouest et à l’est du Groenland. Il cite particulièrement Hudson-Bay et le détroit de Davis jusqu'au 70° nord; autour et à l’est de Farewell, autour d'Islande, les côtes est du Groenland jusqu'au 77° nord, à l’ouest de Spitzberg, à l’est de l'Ile des Ours, à la latitude 72 et longitude 19° est, Strait-Belle-Isle, à l’ouest et à l’est de la Nouvelle-Zemble.

En 1881, les baleiniers écossais seuls en prirent cent et onze, et en 1882 on a commencé la pêche aux Frobisher-Strait, où le capitaine Chieftain de Kerkealdy en captura vingt-huit.

Pendant une seule campagne on en a pris jusqu'a quatre cent soixante-trois.

Le 27 avril on avait capturé le premier animal, et au mois de juin on fut obligé de jeter du charbon pour faire de la place à bord.

Un seul baleinier en à capturé, pendant les mois de mai et de juin, deux cent et trois individus, dont nonante-six mâles adultes, cinquante-six femelles et cinquante et un jeunes mâles.

En 1883, onze navires ont pris cinq cent trente-cinq Hvpéroodons, dont cent cinquante-sept par l'Éclipse seul.

En 1884, le principal navire n’en a plus capturé que cinquante-six.

La même année (1884), deux schooners de Vardô, Haabet Company, se livrent à la pêche de l'Hypéroodon, en se rendant

1 Davin Gray. Proc. Zoo!. Soc., 1885, p. 726.

dans la direction de lIslande et capturent à la fin de la saison neuf individus, produisant neuf ou dix tonnes de lard. Cette pêche sera rapidement arrivée à son déclin.

MUSÉES

Si, à l'époque où Cuvier a écrit ses Recherches sur les ossements fossiles, il n'existait pas un squelette d'Hypéroodon au Muséum de Paris, il n’en est plus de même aujourd’hui : on en trouve maintenant dans la plupart des musées.

En effet, nous en voyons à Amsterdam, à Belfast; à Berlin un squelette des Feroë; à Bruxelles, d’un animal capturé dans l'Escaut en 1840 ; à Caen, des individus mâle et femelle qui ont échoué sur Ja côte de Calvados; à Cambridge, au Musée de l'Université; à Christiania, à Copenhague on en voit plusieurs squelettes des deux sexes, provenant des Feroë ; à Édimbourg, à Groningue, à Hambourg, à Hull, à Leide, à Lille, également des Feroë; à Liège des ossements des côtes de France (Hillion) et un squelette d’un animal de l’Escaut; à Liverpool, à Londres, au Collège royal des chirurgiens; au British Museum, la tête du mâle des Iles Orcades; à Louvain, à Lund, à Oxford; à Paris, le squelette de Solenelles de l'embouchure de l'Orne, et à Stutigardt, un squelette de Shetland.

DESSINS

Il y a peu de Cétacés qui ont été aussi souvent figurés, et il n'y en à pas de plus facilement reconnaissables que celui qui nous occupe; et, ce qui est plus extraordinaire, c’est qu'un des plus anciens dessins, celui de Hunter, compte encore aujourd'hui parmi les meilleurs.

Thom. Pennant (1776) publie un dessin de l'animal, tout en le plaçant parmi les poissons, avec le Cachalot et les Dauphins.

Lacépède en donne le dessin, planche 13, figure 3.

Il en existe une figure coloriée par Voigt, d'après un individu femelle pris dans la baie de Kiel en décembre 1801.

Fréd. Cuvier ‘en a publié aussi une figure. PI. XVIT, fig. 1.

On en trouve également une dans Krauss ?, pl. XLIL, fig. 1.

L’Ilustratedl News, le 17 novembre 1860, a publié un dessin, d’après l'animal échoué sur la côte de Kent.

Comme nous venons de le dire, Hunter a publié un très bon dessin de l'animal. L’Hypéroodon a été figuré également par Dael, Pontoppidan, Wesmael, Vrolik, Otto Torell, Gray.

Wesmael représente l'animal en chair, mais ne figure pas les sillons sous la gorge.

Vrolik donne un fort bon dessin et reproduit les sillons.

Une des bonnes figures est celle de Gray dans £rebus and Terror, qui reproduit également fort bien les sillons.

Une autre bonne figure se trouve dans l'expédition suédoise au Spitzherg en 1851 sous la direction de Otto Torell. Malmgren faisait partie de cette expédition.

M. Cope figure l'Hypéroodon qui a été capturé sur la côte de Rhode Island.

ILexiste, avons-nous vu plus haut, de très grandes différences dans la tête, surtout entre les mâles et les femelles. Les meilleures figures du mâle, pour ne pas dire les seules, sont celles du capitaine David Gray, qui a observé lui-même les individus de différents sexes en chair.

Les diverses parties du squelette ont été dessinées avec plus ou moins de soin : en 1783 Pierre Camper reçoit une tête d’un marchand de Saardam, qui était encore intéressé dans la pêche de la Baleine au Spitzherg, et la fait figurer dans son ouvrage posthume, publié par son fils avec des notes de Cuvier.

Pander et d’Alton ont figuré également une tête d'Hypéroodon.

" Frén. Cüvier, Histoire natur. des Célacés, pl. XVU, fig. 1. * Frép. kRAUsS, Das Thierreich in Bildern, 1851, pl XLI, fig. 1.

Gray représente la tête du mâle dans Erebus and Terror.

Eschricht a fait reproduire la tête du mâle, vue sous ses trois faces, et celle de la femelle; il a fait dessiner aussi le fœtus et son squelette, de grandeur naturelle.

Vrolik reproduit, indépendamment de l’animal, le squelette et les principaux viscères (estomac, trachée-artère, cœur, intestins et appareil sexuel femelle).

Les planches XVIII et XIX de notre Ostéographie représentent le squelette et les crânes des deux sexes.

PARASITES

L'Hypéroodon héberge généralement des parasites et des commensaux.

Il nourrit régulièrement, parait-il, l'Échinorhynchus turbinella dans les intestins 1.

Krabbe y a trouvé l’Ascaris simplex.

Blainville fait mention du Monostomum delphini.

Haaland a trouvé dans l'estomac, des Nématodes qui lui paraissent être des Strongles.

Haalland à ouvert aussi les poumons pour voir s'ils ne contenaient pas des vers parasites. [Il n’a rien trouvé.

Parmi les commensaux se trouve le Cyamus Thompsoni Gosse, qui s'établit sur la tête et s'y propage avec une abondance extraordinaire. Nous avons reçu, de notre ami M. Flower, la photographie d’un morceau de peau de la tête, sur laquelle les Cyames sont si serrés les uns contre les autres, que l’on dirait une peau de chagrin. Ils ont été recueillis sur une femelle, capturée en 1882, probablement dans la mer de Baflin.

Ÿ DiesixG, Syst. helm., vol. I, p 54

Ce Crustacé a été décrit par Gosse en 1855 !, et le professeur Lütken fait du Cyamus Thompsoni de Gosse, le Platycyamus Thompsoni ?.

Ce Cétacé héberge également la Penella crassicornis, Stp. et Lutk.

On a trouvé encore comme commensal le Conchoderma (otion: Cuvierti, qui semble hanter indistinctement la coque des navires ou le corps de certains Cétacés.

1 Gosse, On Some new or lille knoivn marine animals, Ann. Mag. Nat. hist., XVI, 1855, p. 50, 1. IIL fig. 2.

2 LüTken, Didr. till kundskab.. Cyamus. Copenhague, 1875.

IP PTS CANTIROSTRTS:

LITTÉRATURE

Cocco. 4. Su di un Delfino rinvenuto nello Strello di Messina (Delphinus philippii). Maurozico, Giorn. DEL GaBix. pr Messixa, 1841.

Anast, Cocco, Ucber cinen in der Moeerenge von Messina gefundenen Delphin. Enicusox’s Arcniv, 1846, p. 104.

Paul Gervais, Mémoire sur la famille des Cétacès ziphioïdes. ANNALES DES SCIENCES NATURELLES, 9° série, t. XIV, 1850.

Duvernoy, Mémoire sur les caractères ostéologiques des genres nouveaux ou des espèces nouvelles de Célacés vivants ou fossiles. ANNALES DES SCIENCES NATURELLES, 9° série, t. XV, 1851.

P. Fischer, Sur un crâne de Ziphius trouvé à Arcachon (Gironde), COMPTES RENDUS DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES DE Paris, 6 août 1866.

P.-J. Van Bencden, Mémoire sur une nouvelle espèce de Ziphius de La mer des Indes. MÉMOIRES COURONNÉS ET AUTRES MÉMOIRES PUBLIÉS PAR L'ACADÉMIE ROYALE DE BELGIQUE, coll. in-80, t. XVI.

Burmeister, launa urgentina. ANNALES DEL MUSEO PUBLICO DE Buexos-Ayres, in-4°. Buenos-Ayres, 1868. Entrega quinta.

Malm, /lvaldjur à Sveriges Muscer är 1869, KoniG SVENSKA VETENskAP-AkAD, HanpLiNGar. Band 9, n° 2. Stockholm, 4871.

W. Turner, On (he occurence of ZipHius cAVIROSTRIS, ên the Shetland Seas. Edinburgh, 1872. Traxsacr. r. Soc. Ening., t. XX V, p. 759.

3. H. Scott and Prof. T. 3. Parker, Volice of memoir on a Whale of the genus Ziphius, recently oblainea near Dunedin, New-Zealand. Proc. Zoo. Soc., 1887, p. 542 (april).

Prof. Julius von Haast, Further Notes on Ziphius (Epiodon) Novæ Zelandiæ. Proc. zoo. Soc,, 1835, p. 590.

ver

HISTORIQUE

En 1804, on trouva sur le bord de la plage, entre le village de Fos et l'embouchure du Galegon, une tête plus ou moins complète, très pesante et très dure, complètement pétrifiée en apparence. L'illustre auteur des Recherches sur les ossements fossiles la désigna sous le nom de Ziphius, terme employé par quelques auteurs du moyen âge. Le Ziphius cavirostris devint le premier et l'unique représentant de ce genre, et Cuvier croyait l'espèce complètement éteinte.

Cette tête a été longtemps l'unique partie du squelette connue des naturalistes ; Desmoulins en reprit l'étude en 1825, et, en la rapprochant des Hypéroodons, il montra qu'il avait apprécié les véritables aflinités de ce nouveau genre de Cétacés.

Paul Gervais trouva une seconde tête en 1850, également sur le bord de la Méditerranée, à Aresquiès ; (Hérault). Il parvint non sans peine a débrouiller l'histoire du Ziphius cavirostris : il rapporte les têtes de Fos et d’Aresquiès à une seule et même espèce encore vivante, et démontre que ce même animal a été désigné déjà sous deux noms bien différents, dans les eaux de Nice. Risso l’a connu et désigné sous le nom de Delphinus Desmarestii, et dans son Histoire naturelle, publiée en 1826,

il figure une femelle venue à la côte. Cet animal n’est pas com-

mun dans la Méditerranée, dit-il, — Nous en avons vu des restes dans son Musée à Nice. Sous le nom de Delphinus Philippii, le professeur Cocco a signalé le même animal dans le détroit de Messine vers 1840.

Paul Gervais ne parvint pas sans peine à faire triompher son opinion et à y rallier l'adhésion des naturalistes. La tête décrite par Cuvier était toujours considérée comme fossile. Duvernoy, le successeur de Cuvier au Muséum, refusait d'admettre l'attribution de la tête de Fos et de celle d’Aresquiès à la même espèce animale. Pour justifier son opinion, Duvernoy passa en revue les squelettes des Cétacés voisins, conservés dans

les galeries du Muséum, et il rangea le Ziphius d'Aresquiès parmi les Hypéroodons, sous le nom de Hyperoodon Gervaisti.

A l'époque où des doutes existaient enccre sur lidentité des têtes de Fos et d’Aresquiès, nous avons comparé avec soin les deux têtes réunies dans les galeries du Muséum, et nous trouvons dans nos notes, qu'une partie du crâne d’Aresquiès a été sciée en dessus ainsi qu'une partie de la face à gauche. L'os propre du nez à droite manque. Le rostre est complet. Il est plus long que dans le Ziphius des Indes 1, et au bout il porte une espèce de rostrule qui existe exactement de même dans l'individu de Fos.

Ce qui distingue particulièrement ce dernier, c’est que l'intermaxillaire, de droite surtout, est beaucoup plus excavé en dessous des fosses nasales, de manière qu’à la base du rostre, la partie supérieure de la face est profondément creusée; cette excavation ne serait pas moins grande, si les parties qui manquent étaient remises en place.

Du reste, les intermaxillaires sont tous les deux complets dans cette région, ce qui était resté inaperçu, paraît-il.

Une autre différence, c’est que le cartilage du vomer est, comme dans l’{ndicus, complètement ossifié dans le crâne de Fos, et peu dans l’autre.

Dans les trous sous-orbitaires il existe également une différence notable : le sous-orbitaire de gauche s'ouvre au fond d'un profond sillon dans celui de Fos, tandis que dans l'autre il s'ouvre superficiellement, de manière qu’on en voit même deux à l'extérieur dans ce dernier. On ne distingue de ce côté qu'un seul trou dans celui de Cuvier.

La face indique ainsi de notables différences entre ces deux crânes, mais sont-elles sexuelles, individuelles ou spécifiques ? Les modifications du crâne des Hypéroodons semblent faire croire qu'il existe des différences individuelles assez grandes dans la tête des divers Ziphioïdes, et nous ne croyons pas que ces différences dépassent les limites des variations spécifiques.

1 Nous croyions à cette époque que le Ziphius des Indes ctait ure espèce distincte.

Outre les exemples cités par Risso et Cocco, il y a également des Ziphius perdus sur les côtes de la Méditerranée dont la date et le lieu d’échouement ne sont pas cornus; la preuve en est que le Musée de Marseille possède la tête d’un animal sur l’origine duquel on ne trouve aucun renseignement.

Depuis lors, d’autres individus sont venus se perdre sur les bords de là Méditerranée, puis dans le golfe de Gascogne, et même dans la mer du Nord; de plus, nous savons aujourd’hui que le Ziphius cavirostris, auquel appartient la tête de Fos, est une espèce qui vagabonde, non seulement dans les mers d'Europe, mais également dans les eaux de nos antipodes et dans l’océan Pacifique.

On a été longtemps sans se douter que des Cétacés d’une même espèce pussent habiter à la fois les deux hémisphères; nous en connaissons cependant plusieurs exemples aujourd’hui, et nous pouvons même dire qu'aucun Ziphioïde, si ce n’est l'Hypéroodon, ne semble confiné, ni dans une mer intérieure, ni même dans un océan.

Après 1850, le premier Ziphius qui échoue est un individu quise perd, en 1866, sur la côte de Villafranca, dans un moment où le professeur Haeckel y fait des observations sur les animaux marins. Le savant professeur de Iéna prépare le squelette, et, comme on le pense bien, cette belle pièce prend la route de léna, pour y enrichir les collections de l'Université.

En septembre 1878, les pêcheurs de Villafranca en capturent un autre encore en vie, qui mesure ",45, et le squelette est acquis pour le Musée de Florence.

En 1864, on découvrit une tête de Cétacé à Lanton, sur les bords de la baie d'Arcachon, provenant également d’un Ziphius cavirostris. C’est le premier exemple d’un animal de cette espèce trouvé hors de la Méditerranée. Le Dr Fischer en a donné la description et le savant aide naturaliste du Muséum fait connaitre en même temps les échouements connus dans la Méditerranée et à l’ouest de la France.

Le professeur Sir Turner publie, en 1872, un intéressant

travail sur la présence du Ziphius cavirostris sur les côtes de Shetland, et il passe en revue les Ziphius connus des natura- . listes; il fait mention de ceux des Bouches-du-Rhône et des autres qui ont été observés dans la Méditerranée et signale les individus observés à la côte ouest de France, au cap de Bonne- Espérance et sur les côtes de la République Argentine 1.

Le professeur d'Édimbourg réunit le Pétrorhynchus, le Ziphius indicus et FÉpiodon chatamensis dans une seule et méme espèce.

Sous le titre : Ziphioide fossile ?, le professeur Capellini a publié un mémoire accompagné de fort beaux dessins dans lequel il fait la description d’un crâne d’un Ziphioïde mis au jour, qui rappelle parfaitement le Ziphius cavirosire vivant encore dans les eaux de l'Italie.

Parmi les collections, que Castelnau avait recueillies au cap de Bonne-Espérance et aux Indes, se trouvait une belle tête de Cétacé que nous avons décrite sous le nom de Ziphius indicus. Elle nous paraissait d’abord bien différente des espèces connues, mais nous sommes persuadé aujourd'hui qu'elle appartient à une seule et même espèce qui est dispersée dans toutes les mers.

Depuis lors Burmeiïster dans sa Fauna argentina à fait mention de ce même Cétacé, qu'il a figuré d’après un animal qui a été capturé sur les côtes de la République Argentine au mois d'août 1885. Le savant Directeur du Musée de Buenos-Ayres en donne une excellente description anatomique. Il croit à l'existence de plusieurs espèces dans ce genre, dont il apprécie parfaitement les affinités, et il donne le nom d’Épiodon australe à l'animal qu'il décrit.

Le professeur Cope a donné le nom de Hyperoodon semijunctus à un Cétacé dont le squelette a été remis au Musée

1 Trans. roy. Soc. Edinburgh, vol. XX VS, 1872. ? CaPELLINI, Del Zifioide fossi'e, REALE AcADEMIA DEI Line, anno 1884-

AE

national des États-Unis d'Amérique; M. Fred. True vient d’en faire mention dans les Proc. de ce Musée. Après la description du squelette provenant d’un jeune animal, M. True dit que nous avons eu raison, M. Flower et moi, de regarder cet animal comme un Ziphius, plutôt que comme un Hypéroodon. Il donne les mesures en millimètres des divers os de la tête.

Nous trouvons ensuite ce même Cétacé dans les eaux de nos antipodes, et il paraît même qu'il y est beaucoup plus abondant que dans les mers d'Europe. Sous le nom de Epiodon Novæ-Zelandiæw, le Dr Jules von Haast a fait connaître un Ziphioïde, qui n’est autre chose que le Ziphius cavirostris de notre hémisphère.

Dans lIlustrated London News, de 1867, figure un Ziphius du détroit de Bass, qui se rapporte parfaitement au même animal.

Le professeur Sir W. Turner a reconnu, parmi les ossements rapportés par le Challenger, des restes qui ont tous les caractères du Ziphioïde qui nous occupe f.

On possède aujourd’hui à Londres une tête et un squelette de la Nouvelle-Zélande, qui se rapportent parfaitement au Ziphius d'Europe. M. le professeur Flower, après une étude des diverses têtes connues, n'hésite pas à se prononcer sur l'identité de ces Cétacés de la Nouvelle-Zélande et des côtes de la République Argentine avec les nôtres. Il ne trouve pas de différence, dit-il, ni avec le Ziphius indicus ni avec lEpiodon australe de Burmeister 2.

On a établi aussi l'Epiodon patachonicum ou australe, qui n’est également que le Ziphius dont nous nous occupons; c’est l'avis de MM. Flower et Paul Gervais, qui est partagé aussi par le professeur Sir W. Turner.

1 TurNER, The Zoology of the Voyage of H. M. S. Challenger, 1880, p. 27. ? Remarks upon Dr von Haasr's Communicalion on Ziphius Noveæ- Zelandiæ, Proc. Zoo. Soc., June, 1876.

Caron)

SYNONYMIE

Ziphius cavirostris.

Delphinus Desmarestii, Risso.

— Philippü, Cocco.

Hyperoodon daumetii, Gray.

== Gervaisiü, Duvernoy.

Epiodon australe, Burmeister.

— Novæ-Zelandiæ, v. Haast.

— chatamiensis, Hector.

— palachonicum, Burm.

Ziphius indicus, Van Beneden.

Petrorhynchus capensis, Gray.

Hyperoodon semi-junctus, Cope.

Ziphius Grebnitzkii, Stejneger.

CARACTÈRES

La taille du Ziphius cavirostris est un peu inférieure à celle de l’'Hypéroodon. Cet animal est surtout reconnaissable aux deux dents relativement assez grosses qui percent les gencives au bout du maxillaire inférieur.

Ces dents sont en même nombre dans l'Hypéroodon; mais, dans les Ziphius, elles sont beaucoup plus fortes, et en forme de fuseau, tandis que, dans les Hypéroodons, elles sont à peine plus grosses qu’une plume d’oie et sans renflement sensible vers le milieu de leur longueur. Dans la mandibule des Ziphius 1 y a des alvéoles, parfaitement distinctes, qu’on ne voit pas aussi distinctement chez l'Hypéroodon.

Ses caractères extérieurs sont : la partie supérieure du corps est d’un noir bleuâtre, la partie inférieure blanche; cette partie

supérieure est marquée de nombreuses taches de forme ovale, de deux à trois doigts de longueur, semblable à une peau de léopard, dit J. von Haast.

L'animal porte un sillon de chaque côté sous la gorge. Nous ne pouvons pas bien juger d’après le dessin de Burmeister si les deux sillons forment un V comme dans le Micropteron.

Ce sillon est indiqué dans la figure publiée dans les Archives d'Érichson, d’après l'animal capturé dans le détroit de Messine.

La femelle échouée à New-Brighton, en 1878, avait également le sillon sous-maxillaire.

Il existe des différences sexuelles comme dans les autres Ziphioïdes. On a remarqué que le Ziphius mâle de la Nouvelle- Zélande a les dents du maxillaire inférieur plus fortes que la femelle.

DESCRIPTION

Nous ferons remarquer que Gervais a constaté la présence de petites dents à la mâchoire supérieure du Ziphius cavirostris d’Aresquiès ; il les a représentées de grandeur naturelle pl. XXE, fig. 3, de notre Ostéographie. Gervais en a vu encore à la mâchoire inférieure. Burmeister en a vu également en dessus et en dessous; von Haast a fait la même observation sur des Mésoplodons d'âge et de sexe différents.

Ces dents sans alvéoles doivent être considérées comme des dents ancestrales.

Les vertèbres sont peu nombreuses comme dans tous les Liphioïdes; nous en comptons ici en tout quarante-neuf : sept cervicales, dix dorsales, onze lombaires et vingt et une caudales.

Les trois premières cervicales sont soudées entre elles.

Burmeister a décrit et figuré l'animal en chair, le squelette isolé et en place, la tête vue sous ses trois faces, le cœur, la

surface interne de l'estomac et des intestins, la cavité de la bouche avec la langue, tout l'appareil respiratoire, y compris: le larynx.

MOEURS

Nous ne connaissons rien des mœurs de cet animal. Il est probable qu’il ne diffère pas, sous ce rapport, des autres Ziphioïdes. Tout ce que nous en savons, c’est qu’il est teutophage comme les autres animaux de cette division.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Nous allons passer en revue les localités où la présence du Ziphius cavirostris a été constatée.

La tête décrite par Cuvier, dans ses Recherches sur les ossements fossiles, a été découverte à Fos, sur le bord de la Méditerranée, en 1804.

Vers 1820 un individu a été capturé près de Nice.

En 1842 un individu a été vu flottant dans le détroit de Messine; un autre vers la même époque a été reconnu sur les côtes de la Corse.

En 1850 on a trouvé sur la plage d’Aresquiès (Hérault) une tête provenant d’un ammal qui y a échoué au mois de mai f.

Depuis lors d’autres individus ont été reconnus dans Ja Méditerranée; P. Gervais en cite des Bouches-du-Rhône, de Nice, de la Corse et du détroit de Messine.

Tout récemment, en septembre 1878, on a fait encore une capture à Beaulieu (Villefranche).

On connaît aujourd’hui les ossements de sept Ziphius diftérents, recueillis sur les bords de la Méditerranée.

1 Gervais, Instilut, 9 octobre 1850.

On a constaté ensuite la présence de ce même Ziphius sur les côtes océaniques de France; en 1864, on a recueilli une tête à Lanton, sur les bords du bassin d'Arcachon. Cette tête a été remise à M. Fillaux. Le Dr Fischer en fait mention dans les Comptes rendus de l’Académie des sciences de Paris 1.

Un mâle de cette mêmé espèce est allé se perdre ensuite sur les côtes d'Irlande, et nous en connaissons qui ont pénétré dans la mer du Nord; il en est venu à la côte aux îles Shetland; le Musée d'Édimbourg en possède la tête, et le professeur Sir Turner l'a parfaitement reconnu ; après l’avoir comparé avec les autres Ziphius, 11 fait remarquer que celui de Fos, découvert en 1804, appartient bien à la même espèce, qui a été trouvée dans des mers si différentes.

La présence de ce Ziphius a été reconnue ensuite dans le Kattegat.

Sur la côte de Suède, non loin de Gôtenborg, sont venus échouer, à quelques années d'intervalle, deux Ziphius de la même espèce, dont l’un est conservé au Musée de Gôtenborg et l’autre au Musée de Stockholm.

Le premier de ces squelettes provient de l’animal échoué en 1867 à Bahuslän (Suède). Celui du Musée de Stockholm, qui est remarquable aussi par sa belle conservation, provient d’un animal perdu dans le voisinage de Marstrand (Suède), en 1872. Il a la huitième et la neuvième dorsale malades.

En dehors des mers d'Europe on a reconnu ce Ziphius à plusieurs reprises.

D'abord nous ne doutons pas que ce ne soit le même animal qui a été capturé par Castelnau, et que nous avons appelé Ziphius indicus ?, ainsi que le jeune mâle de embouchure de la Plata qui a été décrit et figuré par Burmeister.

1 Août 1866, p. 271.

? Ce n'est pas dans la mer des Indes, comme nous l'avons cru, mais au cap de Bonne-Espérance que cette tête a été recueillie; nous trouvons dans un album de Castelnau : L’'Hyperoodon du Cap a été jeté à la côte au fond de Table-Bay dans un ouragan en juillet 1846; il avait 27 pieds de long,

Gray et Owen ont fait connaître un second Ziphius du cap de Bonne-Espérance, que Gray a appelé Pelrorhynchus pour rappeler la solidité du rostre. D’après l’âge, le cartilage susvomérien est plus ou moins complètement ossifié, et le Petrorhynchus n’est qu'un individu adulte.

L'océan Pacifique est également visité par ce Cétacé. Nous en avons vu deux têtes et trois mandibules au Musée de Saint- Pétershbourg, rapportées du nord du Pacifique par Wosnessearki. Ce dernier renseignement nous a été fourni par le docteur Brandt, directeur du Musée de Saint-Pétersbourg.

Von Nordmann fait mention, dans sa Paléontologie de la Russie méridionale, d’une tête de Ziphius de l'ile Saint-Paul, qui lui a été communiquée par le docteur Siemaschko.

Est-ce encore le même animal dont Moseley a rapporté une grande partie du squelette des îles Falkland, sous le nom d'Épiodon ? (Challenger).

Le Challenger a aussi rapporté plusieurs caisses tympaniques de Ziphius, retirées du milieu du Pacifique, au sud des îles Tahiti, à 2,335 brasses de profondeur.

A propos d’un Ziphioïde du détroit de Magellan, Paul Gervais faisait l'observation suivante : « Pour dire toute ma pensée, je ne serais pas étonné qu'il en fül encore de même pour les Zipnius INpicUs et CAPENSIS, c’est-à-dire, que ces derniers ne fussent également de la même espèce que le Ziphius de la Méditerranée. »

Nous partageons complètement cet avis aujourd'hui.

Ce même Ziphius se rend ensuite jusqu'au nord du Pacifique : l’'Institution Smithsonienne a envoyé un naturaliste, Stejneger, à l’île de Behring, pour y chercher des restes de Stellère, et il a rapporté, avec plusieurs ossements intéressants de Cétacés, une tête de Ziphius cavirostris, parfaitement conservée. On lui a donné à tort un autre nom spécifique : Ziphius Grebnitzkü, Stejneger. Avec ce même animal se trouvait encore un autre

était gris, a donné 500 bouteilles d'huile très bonne et à laquelle les gens du pays allribuent beaucou)2 de vertus médicinales.

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