‹ Histoire naturelle des cétacés des mers d'EuropeChapitre 32 sur 51 · LT · texte numérisé non relu

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pement et si la mise-bas a lieu à la même époque de Pannée, nous avons fait le relevé de la date de la capture de quelques mères et la taille des fœtus qu’elles renfermaient.

Eschricht a assisté souvent à la pêche du Marsouin qui se fait régulièrement à l'entrée et à la sortie de la Baltique, et il m'écrivait à ce sujet en 1857 : Le Marsouin reste pendant trois mois dans la Baltique, du mois de novembre au mois de janvier, et pendant ces trois mois le fœtus croît de la longueur de quelques pouces à un pied. (Lettre du 30 janvier 1857.)

Le 28 novembre 1860, il m’'informait que ce même jouril avait reçu un fœtus de 8 pouces, c’est-à-dire, de 22 centimètres.

Mon savant ami a eu une douzaine de fœtus entre les mains, mais 1l n’a fait connaître ni leurs dimensions, ni la date de la capture de la mère. Les fœtus sont toujours vers le milieu de leur croissance dit-il ; on n’en trouve, ni de très Jeunes, ni d’approchant du terme. Il m'a fait cadeau d’un squelette de fœtus de 28 centimètres de long et dont la mère avait sans doute été capturée à son retour de la Baltique.

Klein a figuré un fœtus de 20 !}, pouces (55 centim.); Rapp en a disséqué un de 2 pieds 4 pouces (71 centim.), mais ces auteurs ne nous disent malheureusement pas le mois de la capture de la mère. Ce dernier fœtus était évidemment à terme.

Fleming dit dans ses British animals, qu’il a obtenu un fœtus mâle de Marsouin, qui avait 7 pouces de longueur et qu'il croyait à terme. Il était encore loin de là.

Nous avons reçu de nos côtes une femelle pleine dont le fœtus, à peu près à terme, mesurait 65 centimètres. Nous n'avons malheureusement pas tenu note de la date de la capture de la mère, mais il est probable qu'elle a eu lieu en été.

Nous avons heureusement quelques dates certaines de différentes captures :

Le 12 janvier 1879, une femelle pleine a échoué sur le rivage de la Hougue (Manche), qui portait un fœtus de 32 centimètres de longueur !.

? Jounpaix, Sur lu parturit'on du Marsouin commun. Cort REND, jazv. 1880, p. 158.

Le 15 mars 1855, une femelle échoua non loin de Noordwyk, portant un fœtus presque à terme, dit M. Van Bemmelen; mais 1] n'en donne pas la longueur.

Vers la fin d'avril (le 23), Malm a reçu, à Gotéborg (Suède), une femelle avec un fœtus également presque à terme ; la mère mesurait 1,672 millimètres, le fœtus 658 millimètres.

Ainsi que nous l'avons fait remarquer, d’après les observations d'Eschricht, au mois de novembre, une femelle, à son entrée dans la Baltique, peut nourrir un fœtus de 8 pouces (29 centimètres) et atteindra jusqu’à un pied (33 centimètres) avant la fin de janvier.

Une femelle, capturée dans la Manche, porte un fœtus à peu près de la même taille (32 centimètres).

Au mois de mars, une femelle, sur les côtes de Hollande, est à peu près à terme; une autre, sur les côtes de Suède, dans le même état; le fœtus mesure la moitié de sa longueur.

Au mois d'octobre, un fœtus, recueilli à Concarneau, a 41 centimètres de longueur.

Le D' Knox !, qui a fait beaucoup d'observations importantes sur des animaux de cet ordre, a reçu un fœtus, enveloppé encore de ses membranes, qui était pris dans la baie de Forth; il avait deux pieds six pouces (82 centimètres); la mère avait cinq pieds six pouces (1 mètre 65 centimètres).

Il faut conclure de ce qui précède que laccouplement n’a pas toujours lieu à la même époque de l'année; que chez plusieurs il s’accomplit à la fin de l'été; que la parturition a lieu l’été suivant, et qu'en venant au monde, le jeune Marsouin a parfois la moitié de la longueur de la mère, comme Pierre Camper l’avait déjà fait remarquer.

PECHE

Le Marsouin est un des rares Cétacés dont on fait encore la pèche, et, comme nous venons de le dire, deux pêcheries sont établies dans le grand et dans le petit Belt, c’est-à-dire, à l'entrée

1 Dr K\ox, On the dentition of the DuJong, pag 406.

et à la sortie de la Baltique ! ; ce Cétacé entre, chaque année, vers la même époque, à la poursuite des harengs, par le Sund, et sort par le petit Belt.

Depuis la fin de mars jusqu’au commencement de mai, avec la pêcherie des harengs du printemps, des bandes de deux cents individus apparaissent à la fois à Isefiord, dit Eschricht.

À Middelfahrt, dans l'ile de Feyen, il existe, depuis 1693, une corporation de pêcheurs qui se livrent, pendant l'hiver, à cette intéressante industrie, dit Irminger 2.

Eschricht m'échvait à ce sujet :

. CI y a plusieurs pêcheries à l’Jsefiord, dont la principale » st à Jagersprys, de cinq à six lieues de Copenhague. On y » prend de trois cents à quatre cents pièces par an, dans des » filets à compartiments.

» Un second lieu de pêche est au petit Belt, sur l’île Fühnen; » dans le courant de novembre, les Märsouins commencent à » se rassembler dans la Baltique, passant le petit Belt, et on » les prend à leur retour. C'est comme la passe des oiseaux en » automne et au printemps. »

Au 2 février, les pêcheurs s'associent; avant cette époque, chacun travaille pour son propre compte.

De 1827 à 1828, on a capturé environ onze cents pièces ; de 1834 à 1835, le nombre s’est élevé à mille six cent quatrevingt-quatre ; l'hiver suivant, il était de mille deux cent quinze; et de 1836 à 1837, de mille quatre cent seize.

I y avait anciennement des pêcheries de Marsouins sur la côte de Norvège 5, qui n'existent plus, paraît-il.

Ce n'est pas seulement à son passage de Ja Baltique qu’on capture le Marsouin ; Malmgren nous dit qu’on en prend en

Ÿ Lyxégye, Von dem Fange der Meerschiwreine auf den Ferroeinse!n, Froriep’'s, not. Band 12, n° 43"

* Inmixcer, Notice sur les péches du Danemark.

$ Porpoise-Hunting in Norway in o!den Times. Zoologist, vol. 2, n° 21, septembre, p. 558. Poiuex, De Bruincisch (D, phocæna), ALG. VisscHEeRY- CobranT, 1871, n° 27-51.

hiver également, au filet, sur les côtes de Finmark, etil assure qu'on voit des Marsouins pendant toute l’année dans ces parages.

Il y a également des pêcheries de Marsouins hors d'Europe:

Dans le fleuve Saint-Laurent, près de Petite-Rivière, il en existe une où l’on pêche depuis la fin de septembre jusqu’au commencement de novembre.

On en connait également sur les côtes des États-Unis d’Amérique, une entre autres, à Long Island, et une au cap May, New- Jersey.

Il existe également une pêcherie de Marsouins à Soukhom, au pied du Caucase, dans la mer Noire, et qui est même fort importante; on en prend régulièrement depuis le mois de décembre jusqu’en mars, et dans une seule saison on y pêche jusqu'à deux mille individus.

M. Voldemar Czeniavsky, qui s’est occupé beaucoup de la faune de la mer Noire, a envoyé en 1879 à M. A. Bogdanoff jusqu'à deux cents têtes pour l'Exposition de Moscou. (Lettre datée de 14/26 janvier 1881.)

En 1879, on captura dans la seule rade de Soukhom trois mille huit cents Dauphins, dit Élisée Reclus.

Ainsi, dans la Baltique, comme dans la mer Noire, la pêche a lieu au milieu de l'hiver ; au Canada elle cesse en novembre.

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE

Cette espèce est fort répandue et on la rencontre, comme nous venons de le voir, dans les différentes mers d'Europe, depuis les côtes de Finmark jusqu’au détroit de Gibraltar; elle se montre, quoi qu’on en ait dit, dans la Méditerranée comme dans la mer Noire, et, comme nous venons de le dire, pénètre, même périodiquement, dans la Baltique. On la trouve également sur les côtes du Groënland et des Etats-Unis d'Amérique.

Belon fait mention de sa présence dans la Méditerranée ; 1] fait remarquer qu'il entre tous les ans de la Méditer-

ranée, par la mer de Marmara, dans la mer Noire, et qu'il retourne ensuite à la Méditerranée f.

Le Marsouin pénètre aussi dans l’Adriatique ; nous en avons vu un squeletteau Musée impérial de Vienne, qui portait l'indication de son origine et le nom de Phocæna grisea.

. Ilest assez remarquable que certains naturalistes aient pu

douter de la présence du Marsouin dans la Méditerranée; Paul Gervais disait qu'il n'avait jamais entendu parler de Marsouins capturés sur les côtes de Provence ou de Languedoc, et Risso ne le cite pas non plus dans son Histoire naturelle de l'Europe méridionale.

Sa présence dans la mère Noire n’est cependant pas plus douteuse que dans la Méditerranée, Rathke? ly à reconnu lors de son voyage en Crimée, et nous croyons qu'il en a rapporté un squelette pour le Musée de Kônigsberg.

Elisée Reclus parle aussi, à propos de la Faune d° Egypte, de Marsouins qui poursuivent les poissons dans le Nil; mais iles probable que c’est le Tursiops qui est désigné sous ce nom *.

On peut dire que le Marsouin a été capturé dans toute l'étendue de l'Atlantique septentrionale.

Heuglin ne l’a point vu dans la partie est de la mer de Barentz, mais, nous venons de le dire, le Marsouin est commun sur les côtes ouest de Finmark.

M.H. Drouet, dans ses Éléments de la Faune Acoréenne, le cite parmi les espèces communes autour de ces îles. 1! voyage par troupes, dit-il, qui viennent presque toujours visiter les bâtiments et récréer pendant quelques moments l'équipage et les passagers. Il en cite le nom vulgaire et le nom portugais.

Les baleiniers qui exercent la pêche dans ces parages, citent, parmi les Delphinides ordinaires de ces côtes, le Marsouin et le

? Reco, Estranges poissons Cap. 59, p. 25, G.

? RarTakE, Den lebenden Balænop'eren verwanutes Thier, MÉm. D. sav. ÉTRANG. DE L'ACALEM. Iup. bE St-PÉrenseourG., t. Il. Escaricar, Nord. Wallthiere, p. 14 en note.

5 Nouvelle Gévgraphie universelle, … vol. 10. p. 501.

Grindewall. Il n’est pas probable qu'ils s’y trouvent pendant toute l’année.

On a déjà pris des Marsouins sur les côtes de Livonie et aux Hébrides, au milieu de gammes de Grindewall (globiceps).

Le Marsouin est particulièrement connu de l’autre côté de l'Atlantique ; à New-Jersey, on le voit régulièrement ; on lui a donné le nom de Phocæna americana 1.

Allen le cite parmi les espèces propres des côtes de Massachusetts ?,

On le voit aussi sur les côtes du Groënland; les Musées de Copenhague et de Paris en possèdent des têtes qui ont été rapportées directement de ces régions.

Nous savons par Holbôll, que le Marsouin arrive au printemps dans le détroit de Davis et qu'il y reste jusqu’en novembre, même Jusqu'en décembre, si le froid n’est pas trop rigoureux. Il ne dépasse pas la latitude de 67 à 69 degrés. C'est la limite septentrionale indiquée dans un tableau fait par Eschricht. On en a vu toutefois, mais rarement, au 70° degré.

Le Marsouin commun a été reconnu a Queen Charlotte's Island, par Robert Brown 3.

Ces Cétacés habitent également les côtes du Brésil, mais ils y présentent une nageoire dorsale dont le bord est plus ou moins crénelé.'

On voit assez souvent les Marsouins d'Europe présenter ces mêmes crénelures au bord antérieur de cette nageoire, auxquelles on n'avait guère fait attention. Au Brésil, cette disposition est beaucoup plus marquée et on a proposé d’en faire une espèce distincte sous le nom de Phocæna spinipennis #.

On voit également des Marsouins au nord du Pacifique; le Bristish Museum en a reçu des restes de l’île Van Couver, qui

1! Core, Proc. act. nat sc. Philadelphia, 1866, p, 294.

ALLEN, Mammals of Massachusels, p. 205, 1869.

5 Ann. nal. hist, janvier 1871, p. G4.

# BURMEISTER, Ann. Mus. Bue:0s-Ayres, fase. VI, p.380, pl XXII,

indiquent, comme nous l'avons dit plus haut, une taille notablement plus forte que celle des Marsouins d'Europe.

Aux îles Aléoutiennes et sur les côtes d’Alaska 1, il existe également un Marsouin très connu des habitants des côtes ; on le désigne sous un nom distinct; mais est-ce notre espèce ?

On signale encore des Marsouins sur les côtes de Californie, du cap de Bonne-Espérance, de la mer des Indes, et de Patagonie.

En résumé, le Marsouin est le seul Cétacé propre à nos côtes ; 1l s'étend au nord de l'Atlantique jusqu’à la mer de Baïlin et de Barentz; il habite les côtes d'Amérique comme celles d'Europe, et pénètre dans la mer Blanche, la Baltique et la mer Noire.

MUSÉES

Il y a bien peu de musées qui ne possèdent, ou un squelette, ou une tête, ou quelques os séparés de cette espèce. Nous pouvons citer en particulier les musées des villes suivantes par ordre alphabétique : Amsterdam, Bergen, Bonn {six têtes), Buenos-Avyres, Cambridge (musée de l'Université), Copenhague, Dorpat, Gand, Giessen, Gôttingue, Gôteborg, Greifswald, Hambourg, Groeningue, Kônigsberg, Leide, Liège, Louvain, Londres (Mus. Brit. et Mus. roy. du coll. des chirurg.), Lund, Moscou, Munich, Orebron, Oxford, Paris, Stockholm, Upsal, Vienne (Autriche), Washington.

Le British Museum possède un squelette de Cornouailles, de plus un jeune squelette, le type du Phocæna tuberculifera, plusieurs têtes dont une des côtes d'Amérique, une des côtes des Pays-Bas, une de lile Van Couver.

On y conserve aussi un moule coloré à côté d’un moule de la tête d’une femelle de New-Jersey (Phocæna lineata, Cope).

! Les maxillaires supérieurs s'élèvent en crête comme ceux des Hyperdodons; sur les côtes du Japon une espèce de Marsouin n'a pas de nageoire dorsale (Neomeris).

Nous l'avons dit plus haut, le Musée de Vienne (Autriche) possède le squelette d’un animal capturé dans Adriatique.

A Kônigsberg, on possède la tête rapportée de la mer Noire par Rathke.

A Moscou, on conserve plusieurs têtes provenant de la pêche de Souckom dans la mer Noire.

Dans la collection Smithsonienne, à Washington, on conserve des Marsouins des côtes de Californie, que l’on a appelés Phocæna vomerina.

Les collections du Musée de Paris renferment, indépendamment de plusieurs squelettes de tout âge des côtes d'Europe, une tête de Phocæna dalli, des côtes de Californie (1879).

Le Musée national des États-Unis d'Amérique possède une tête de Phocæna dalli, des côtes d’Alaska; ce Phocæna dalli, que M. Fréd. True à érigé en genre sous le nom de Xuphocæna, aurait ainsi une aire géographique, très étendue au nord du Pacifique, semblable à celle du Phocæna communis, au nord de Atlantique; le même Musée renferme une autre tête de mâle capturé dans une gamme de cinq ou six individus, à leur passage à l’ouest de l’île Adakh, une des Aléoutiennes (13 août 1873) 1.

M. Howes s’est occupé de cette dernière espèce, qui est évidemment une forme particulière de Marsouin ?.

On connait quelques ossements fossiles rapportés au Marsouin: une région cervicale, au Musée de Dantzig, trouvée à 30 pieds de profondeur (dans un puits creusé pour l’ambre, près de Gluckau) dans le diluvium; M. Menge en fait mention dans sa notice sur le squelette de Balænoptera borealis.

Huxley a décrit et figuré un humérus, rapporté par M. W. Mantell de la Nouvelle-Zélande, sous le nom de Phoccænopsis Mantellii.

! Freb. TRUE, On a newsperies of porpoise, Phocæna dalli, from Alaska. Peoc oF UN. Sr. NaTioNaL MUsEun, 1855.

2 Howes, On some points in the anatorny of Lie Porpoise. JOURN. OF ANA- , W!

LIRNY AND PHYSIOLOGY, XIV, p. 417.

DESSINS

Le Marsouin a été figuré dans la plupart des livres qui traitent des Cétacés et des animaux marins.

Nous en trouvons une figure dans Tronheim, Selskab skrifter, vol. IE, t. IV; dans Pontoppidan, Norges Naturlige Historie, p. 244 (Springek); dans Lacépède, Histoire naturelle des Célacés, pl. XI, fig.5, et son squelette, pl. XIV, fig. 2 ; dans Schreber, Naturgeschichte der Säugethiere, taf. 372.

Nous pouvons citer aussi les figures publiées par Geoffroy Saint-Hilaire et Frédéric Cuvier, dans leur Histoire naturelle des Mammifères, livre 53.

On en voit également un dessin dans l'Histoire naturelle des Cétacés de Frédéric Cuvier, pl. XIE, fig. 1.

Le D: Fischer publie un bon dessin de deux femelles adultes ; toutes les deux présentent le bord antérieur de la nageoire dorsale légèrement crénelé. Une de ces femelles fût capturée au Bec d'Ambès, le 18 août 1869, l’autre à Arcachon, le 12 avril 1870. I! reproduit aussi le dessin d’un mâle, pl. VE, fig. 2, d'après un animal pris à Arcachon, le 16 mars 1872.

J. Murie à publié un fort joli dessin de Marsouin mâle, montrant la coupe du crâne et de la bouche, ainsi que de la cavité thoracique et abdominale avec les viscères en place 1.

Malm publie un dessin d'un Marsouin dont le jeune à terme est encore attaché à la mère par le cordon ombilical, Le jeune a la moitié de la longueur de la mère.

F. Camper a bien figuré le squelette, et après lui Pander et d’Alton.

Cuvier a figuré la tête dans ses Recherches sur les ossements fossiles (pl. XXI, fig. 3 et 4).

Eschricht a publié le dessin du cerveau (pl. IX).

*Rapp a bien figuré tout le squelette (pl. V).

Nous avons représenté les diverses parties du squelette d’in-

1 James MuRiE, Trans: of the Zoolog. Society of London, vol. VIL, 1867. ) g y

dividus pêchés sur les côtes de Bretagne, dans la Manche, dans la mer du Nord, dans les eaux du Groënland 1.

Dans les Bulletins de l Académie ?, nous avons figuré la côte cervicale supplémentaire du coté droit et du coté gauche de animal.

Albers (Icones ad. illustr. anat. comp., fasc. I) a figuré le larynx du Marsouin.

Rapp figure l'estomac du fœtus, de Padulte et d’un jeune à la mamelle, C’est la poche formée par l’æsophage et non l’estomac proprement dit, qui prend du développement avec l’âge.

Burmeister a figuré le Phocæna auquel il a donné le nom de Spinipennis 3.

Schlegel a publié dans la Fauna Japonica # une figure du Dauphin noir (Neomerts), qui est bien un Marsouin sans nageoire dorsale.

M. True donne le dessin du Phocæna dalli vu en dessus, en dessous et de côté; il représente séparément la tête vue, comme le corps, de trois côtés différents ©.

PARASITES

En 1841, Eschricht a écrit, dans lfsis, un article sur le Marsouin et ses parasites 6.

On en trouve toujours dans le Marsouin, particulièrement des Nématodes.

Les plus communs sont logés dans les voies respiratoires.

Le Pseudalius (Prostecosacter inflexæus, Diesing) habite com-

1 Ostéographie des Cétacés… pl. XLIL, fig. 5-7, et pl. LV, fig. 1-4

? Bulletins... 2e série, 1868, tome XXVI, pl. 2.

5 BuRMEIsTER, Annal. d. Museo publico de Buenos-Aires. Buenos-Avres, 1869 pl. XXII et XXIV.

* Fauna Japonica, pl. XXV, Lugduni Batavorum, 1850. ’

> FRE». TRUE, On a new species of porpoise, Phocæna dalli, from Alaska Proc, Uxir. StTaTEs NaTioxaL Museum, 1885, p. 95.

5 Escuricar, Ueber das Meerschiwein u. dessen Eingeweidewürmer. Isis, 1841, p. 704. L

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