‹ Histoire naturelle des champignons comestibles et vénéneuxChapitre 19 sur 83 · DES LAMES OU FEUILLETS DES AGARICINÉS · texte numérisé non relu

DES LAMES OU FEUILLETS DES AGARICINÉS

La partie inférieure du chapeau des Agarics est constituée par le prolongement membraneux et parallèle d’un tissu rayonnant du centre à la circonférence (planche II, fig. 7, O). C’est sur cette disposition que reposent les caractères du genre . Considérée isolément, une lame d’ Agaric varie beaucoup de forme selon le mode d’insertion au pédicelle : si son extrémité centrale n’atteint pas le pédicelle, on la dit écartée (planche I, fig. 1); quand les lames arrivent au point où commence le pédicelle, elles sont libres (planche I, fig. 2); si on les voit convexes près de leur insertion sur le pédicelle, on les dit sinuées (planche I, fig. 3); si elles s’insèrent perpendiculairement au pédicelle, elles sont adnées (planche I, fig. 4); elles deviennent émarginées (planche I, fig. b), quand elles sont entaillées près de leur insertion sur le pédicelle; enfin, si les lames s’insèrent en descendant le long du pédicelle, on les appelle décurrentes (fig. 6).

Elles sont composées de trois couches, une médiane ou trame comprenant des cellules qui se continuent avec celles du chapeau (planche II, fig. Sr, m, m, ch.), et deux latérales formées par l’hyménium (fig. S' , t, t). Cette organisation existe dans tous les Agarics, sans exception. Si chez les Coprins (planches XL, XLI) et quelques autres espèces les lames paraissent dépourvues de trames, c’est que les cellules sont moins abondantes, et forment un tissu moins dense et moins résistant que celui de l’hyménium. Dans aucune espèce d’Agarics ni dans aucun des sous-genres établis, les deux couches de l’hyménium ne sont en contact immédiat ; la trame les sépare toujours, et tout caractère fondé sur l’absence de cette partie est un prétendu caractère anatomique qu’il faut soigneusement éliminer.

On distingue dans une lame d’Agaric deux bords, l’un adhérent au chapeau ou à la base (planche II, fig. Sr, m, m), l’autre libre appelé marge ou tranche (fig. Sr, te ); deux extrémités, une interne qui répond au pédicelle et que certains auteurs regardent comme la

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