‹ Histoire naturelle des champignons comestibles et vénéneuxChapitre 51 sur 83 · TRENTE-HUITIÈME GENRE, LYCOPERDON · texte numérisé non relu

TRENTE-HUITIÈME GENRE, LYCOPERDON

Ce Vesse-loup est d’abord blanc, ensuite fauve ou brun; large de 4 à 6 centimètres. La base se prolonge plus ou moins en forme de pédicelle. Sa surface est recouverte de verrues ou papilles fragiles, allongées, comme digitées ou lacérées au sommet; chair blanche, ferme dans le jeune âge; à sa maturité il se convertit en une poussière brune qui s’échappe du sommet. Été, dans les bois.

— Se mange jeune.

Vesse-loup pyriforme, Lyc. pyriforme, planche LXVII, fig. 350.

Schæff., t. 293; Huss., I, t. 70; Lyc. ovoideum , Bull., 435, f. 3; Gemmatum ,

Batsc.

En touffes, pyriforme, presque plissé sur le pédicelle, fuligineux pâle, à écailles très minces, un peu arrondies, ensuite radiculées, fibreuses, longues. Été, automne, sur les troncs d’arbres en décomposition. — Se mange très jeune.

Vesse-loup d’hiver, Lyc. hyemale, planche LXVII, fig. 351.

Bull., t. 340, 375 ; Vaill., Bot., t. 12, f. 15 et 16.

Couleur fuligineuse, ordinairement aminci à sa base et plissé, quelquefois aussi sa base prend la forme d’un gros pédicule. Sa surface est tantôt lisse, tantôt garnie d’aiguillons plus ou moins apparents. Il y a même plusieurs de ses variétés qui diffèrent tellement, qu’il serait difficile de croire qu’elles appartiennent à une même espèce. Dans les bois, l’automne. — Se mange jeune.

Vesse-loup géant, Lyc. giganteum, planche LXVII, fig. 354.

Schæff., t. 191; Bastch., t. 20, f. 165; Paul, t. 200; f. I, 201, f. 4; Lyc. bovista, Linn., Pers., Syn., I; Huss., I, t. 26.

Ce Vesse-loup des bouviers, comme on le nomme vulgairement, acquiert quelquefois jusqu’à 40 centimètres de diamètre; il est ! constamment rond, blanc, fragile, souvent lisse, mais plus ordinairement peluché ou floconneux. Presque sessile ; sa chair, d’abord blanche, passe peu à peu au jaune verdâtre, puis au gris brun et finit par se convertir en une masse de poussière brun fuligineux, après quoi il se gerce et s’ouvre à son sommet. On le mange lorsqu’il est jeune, c’est-à-dire tant que la chair reste blanche et ferme. Croît à terre, en automne, dans les pâturages, les jardins*

— Il a le goût d’un bon Champignon.

On manque de caractères certains pour distinguer nettement

DESCRIPTION DES ESPÈCES

les espèces du genre Lycoperdon. On pourrait en faire autant d’espèces que d’individus, suivant leur âge, le lieu, le temps où ils croissent.

39e GENRE, GEASTRUM. — Pers.

Péridium globuleux, double; l’extérieur coriace, distinct, persistant, se déchirant en plusieurs lobes étoilés; l’intérieur est membraneux, pourvu d’une ostiole plus ou moins irrégulière.

Entre les deux péridiums il y a un roseau, regardé comme une sorte de volva par M. de Candolle.

Geastrum roux, Geast. rufescens, planche LXVI, fîg. 343.

Fr., Sysl ., p. 10; Mich., t. 100; Lyc. slellatum , Bull., t. 338; C casier, Mich.

Le péridium ou enveloppe extérieure est divisé en six ou sept segments ou rayons, épais, coriace, de couleur marron; ces segments s’ouvrent par la sécheresse, et se ferment par les temps humides. L’enveloppe intérieure, également marron, est sphérique, se déchirant irrégulièrement au sommet, et répandant une poussière de spores d’un brun roux.

Automne, dans les bois sablonneux; à Vincennes, etc.

40° GENRE, TULOSTOMÉS. — Bull.

Réceptacle globuleux, déprimé en dessous, papyracé, enveloppé dans une volve fugace, s’ouvrant par un pore régulier, cartilagineux ou se déchirant irrégulièrement. Pédicule allongé, fibreux, plein ou fistuleux.

Tulostomé de l’automne, Tul. brumale, planche LXVI, %. 344. •

Lycoperdon pedunculutum , Linn., Spcc., 1094; Bull., t. 271, f. 2.

Péridium à ostiole allongée, blanc, globuleux, déprimé. Pédicule long de 4 à 6 centimètres, fistuleux, presque glabre, parfois squamuleux. Parmi les mousses, sur le sable, les vieux murs.

L’hiver et au commencement du printemps.

Ne se mange pas.

4L GENRE, LYCOGALA. — Mich.

Réceptacle presque arrondi, double. L’extérieur verruqueux, l’intérieur persistant, papyracé, plus ou moins fugace, s’ouvrant

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