QUARANTE-DEUXIÈME GENRE, SCLERODERMA
à sa partie supérieure; contenant une matière pulpeuse qui renferme, à sa maturité, des spores sessiles sur des filaments capillaires. Petits Champignons sessiles de la grosseur d’un pois.
Lycogala miniata, planche LXVII, fig. 352.
Pers., Syn., 158; Lycoperdon epidendrum , Bull., t. 503.
Réceptacle globuleux, groupé, d’abord d’un rouge vif, puis brun ponctué. Spores roses. Sur le bois mort, l’été.
42° GENRE, SCLERODERMA. — Pers.
Réceptacle presque globuleux, sessile ou pédiculé, coriace, indéhiscent ou se brisant au sommet; parenchyme compact, puis pulvérulent. Basides pressées les unes contre les autres.
Scléroderme à verrues, Sclerod. verrucosum, planche LXVI, fig. 347.
Pers., Syn., 154; Lycoperdon verrucosum , Bull. , t. 24.
Réceptacle presque globuleux, large de 4 à 8 centimètres, verruqueux, brun jaune, violacé en dedans. Pédicelle épais, radical; écailles ramassées, petites. On le trouve fréquemment en automne, à terre, dans les bois. — Ne s& mange pas.
Scléroderme commun, Sclerod. vulgare, planche LXVII, fig. 353. Pers., Syn., 6 ; Lycoperdon auranlinus, Bull., t. 270 ; Berkl., t. 15, f. 4.
Réceptacle globuleux, aréolé, écailleux, d’un brun jaunâtre. Pédicelle court, radical, se terminant par une racine formée de prolongements réunis en touffes. Sur le bord des bois, en automne. — Ne se mange pas.
Dans la monographie la plus récente, les genres qui suivent, au nombre d’une quarantaine, ont été répartis en dix-sept tribus. C’est la famille des Myxomycètes. (De Bary ; Die Mycetozoen , Leipzig, 1859. Morphologie und Physiologie der Pilze, Flechten und Myxomyceten, Leipzig, 1866. Cienkowski : Zur Enliuickelungsgescli, der Myxomyceten. Jahrb, fur wiss. Botanik, 111,1862.) Das plasmodium (ibid. III, 1863). Rostafinski : Versuch eines Systems der Mycetozoen, Strasbourg, 1873, publiée en langue polonaise (1875). Sorokin : Bursidla cristallina (Ann. des sc. nat. , 6e série, III, 1876). Endomyxées , Pu. Van Tieghem. Traité de
DESCRIPTION DES ESPÈCES
Botanique (1883). Myxosporés, Emm. Le Maout et J. Decaisne. Traité de Botanique (1876).
A plusieurs égards, les organismes qui composent ce vaste groupe s’éloignent de tous les autres Champignons. Ils sont surtout très remarquables, parce que -tant que durent leur végétation et leur nutrition ils ne forment, à proprement parler, ni cellule, ni tissu. Leur protoplasma demeure, en effet, pendant tout ce temps, mobile eten pleine liberté; il se rassemble en masses plus ou moins considérables, se déplace en tous sens et prend les formes les plus variées, sans jamais se partager, ni se solidifier en petites portions revêtues chacune d’une membrane cellulaire. C’est seulement quand il est amené au repos par suite de conditions extérieures défavorables, ou quand sa végétation prend fin en fructifiant, qu’il se sépare en petites cellules entourées chacune d’une membrane, mais sans jamais cependant constituer de tissu au sens propre de ce mot.
Pour esquisser les traits généraux de leur développement, il faut donc partir de la spore. En germant, la spore déchire sa membrane et épanche au dehors son corps protoplasmique. D’abord arrondi en sphère, celui-ci ne tarde pas à s’animer d’un mouvement amiboïde, devient ce qu’oii appelle un myxamibe et rampe en s’accroissant dans le milieu nutritif. Quand il a acquis une certaine dimension, il s’arrête, s’arrondit et se divise par un étranglement médian progressif; les deux moitiés se séparent, se meuvent chacune de son côté, grandissent et se divisent bientôt à leur tour. Cette bipartition répétée se poursuit jusqu’à épuisement du milieu nutritif. Au moment où sa croissance s’arrête, le réceptacle se trouve donc constitué par un grand nombre de myxamibes isolés, errant en tous sens dans les interstices du support. A une phase quelconque de ce développement, si les conditions deviennent défavorables, sous l’influence de la sécheresse ou du froid par exemple, chaque myxamibe s’arrête, s’arrondit, s’entoure d’une membrane et passe à l’état de vie latente en formant ce qu’on appelle un kyste. Au retour de l’humidité et de la chaleur, le corps protoplasmique se réveille, quitte sa membrane et reprend à la lois son mouvement et sa croissance.
Quand la croissance et la division de ses éléments dissociés ont pris fin, le réceptacle se dispose à former ses spores. A cet effet .