‹ Histoire naturelle des colibrisChapitre 11 sur 83 · LE COLIBRI A BRINS BLANCS, FEMELLE · texte numérisé non relu

LE COLIBRI A BRINS BLANCS, FEMELLE

( TROCHILUS SUPERCILIOSUS. Linné.)

. La femelle du colibri à brins blancs diffère du mâle en ce qu’elle n’a point les brins allongés de la queue, qui sont les prolongemens des deux rectrices moyennes.

Longue de près de cinq pouces, le bec seul a quinze lignes, et la queue dix-huit. La mandibule supérieure est noire, l’inférieure est jaune, ainsi que les tarses. Ses ailes sont étroites, presque aussi longues que la queue, et d’un brunpourpré; les rectrices sont larges, à peu près égales, les plus externes sont généralement plus courtes que les moyennes, et toutes sont terminées en pointes à leur sommet.

Le dessus de la tête est d'un vert-brunûtre assez terne; le cou, le dos, le manteau, les couvertures alaires et le croupion sont d’un vertcuivré à reflets bronzés et rougeâtres, ce qui est dû à ce que chaque plume verte métallisée se trouve cerclée de roux. Les couvertures supé-

LE IBRIN BLANC, Femelle.

Publiée par Arthus Bertrand.

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DES COLIBRIS. 39 rieures de la queue sont larges et d’un vert-grisatre, frangées de gris.

Une tache jaunûtre oblongue colore l'œil en dessous. La gorge, le devant du cou, la poitrine et le ventre sont d’un roux brunâtre uniforme, plus clair ettirant au blanchätre sur le bas-ventre. Les couvertures inférieures de la queue sont longues, rousses, ainsi que les plumes tibiales.

La queue, qui est ample, arrondie, a ses deux rectrices moyennes vert-doré terminées de blanchâtre; toutes les autres sont d’un marron clair dans leur plus grande étendue, puis un noir métallisé naît sur leur bord externe, occupe, sous forme de bande oblique, leur portion terminale, excepté la pointe qui est blanche. Le dessous de la queue ne diffère point du dessus.

La femelle du colibri à brins blancs a été figurée par Audebert, pl. XVIII, du tome premier de ses Oiseaux dores.

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