INTRODUCTION HISTORIQUE XX
l'Angleterre, et l'illustre Linné fit publier par son élève, H. Fougt, un travail assez élendu sur les coraux du Gothland (*). Guettard (2) fit connaître une série considérable de fossiles de la même classe trouvés dans le Dauphiné et dans d’autres parties de la France; il tenta même de les classer d'une manière méthodique. Le nombre des espèces perdues, ainsi enregistrées, augmenta beaucoup pendant les premières années du siècle actuel. Defrance (5) en à réuni et décrit un
moire sur les fossiles du terrain silurien de l'Angleterre dans le tome XLIX des Transactions philosophiques, 1757, et donna une liste des espèces vivantes des côtes de l'Angleterre dans son grand ouvrage intitulé Brétish Zoology, 4 vol. in-80.
(1) Amæœnitates academicæ, t. 1, 1745. — Beaucoup d’auteurs du xvue et du xvuure siècle ont figuré divers polypiers fossiles. C’est ainsi que Fabio Colonna, le premier naturaliste qui ait fait graver des figures de plantes sur des planches de cuivre, a représenté uneMurbinolide fossile de Malte (de Purpura, p. 33, 1616), « qui diffère, dit-il, des champignons en ce que les lamelles sont en dessus au lieu d’être en dessous, et qui est un végétal de même sorte que le corail, mais qui s’en distingue en ce qu’il n’est pas rameux, » Nous devons citer encore une dissertation accompagnée de # planches, par David Sigismond Buttners, qui a pour titre : Coralliographia sublerranea, Leipzig, 1714, le mémoire intitulé : Lithographia suecana, que Magnus von Bromel inséra, en 1728, dans le t. 1Ï des Acta literaria Sueciæ, et la Lithographia Augerburgica, 1717, de Georg Andreas Helwing.
(2) Jean-Etienne Guettard, fils d'un apothicaire d'Etampes, naquit en 1715. Elève de Bernard de Jussieu et de Réaumur, il s’adonna principalement à l’étude des richesses minéralogiques de la France, et tout en exerçant la médecine, il fit sur ce sujet de nombreux et importants travaux. Ses observations sur les Coralliaires sont consignées en majeure partie dans le grand ouvrage intitulé : Mémoires sur différentes parties des sciences et des arts, formant 5 volumes in-40, et publiés de 1758 à 1783. On en trouve aussi dans son Mémoire sur la minéralogie du Dauphiné, 2 vol. in-40, 1779. Il mourut en 1786.
(3) J. L. M. Defrance, né à Caen en 1758, mort à Sceaux en 1850, profita des loisirs que lui laissaient ses fonctions administratives pour, s'occuper d'histoire naturelle, et particulièrement de paléontologie. Il inséra un nombre considérable d'articles sur les fossiles dans le Dictionnaire des Sciences naturelles, de 1816 à 1830. En 1824, il fit paraître un ouvrage intitulé : Tableau des corps organisés fossiles, précédé de remarques sur leur pétrification, 1 vol. in-8°, Paris. Il a aussi consigné quelques observations dans les Annales des Sciences naturelles, {re série, t. Let IT.
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grand nombre, et, en 1826, Goldfuss (!) commença la publicalion d'un grand ouvrage paléontologique, dont le premier volume est consacré principalement à la description de ces äébris des faunes anciennes. Ce livre est accompagné de magnifiques planches, exécutées avec une rare précision par M. Hohe, et formera toujours une des sources les plus importantes à consulter pour l'étude des Coralliaires. Plus récemment, M. Lonsdale a décrit et figuré avec beaucoup de soin les Polypiers trouvés par M. Murchison dans les terrains siluriens de l’Angleterre ; il s’est occupé aussi de l'étude des Polypiers du terrain devonien et de quelques autres Coralliaires fossiles (?).
M. M'Coy a publié des recherches du même genre sur les fossiles de l'Irlande et a soumis à une étude attentive les Polypiers des lerrains anciens et secondaires de l'Angleterre (5).
On doit à M. Michelin une /conographie, soophytologique qui à puissanfment contribué à bien faire connaître les Polypiers fossiles des divers terrains de la France (?).
On trouve aussi dans les ouvrages de quelques géolugues de l'Allemagne, MM. Hisinger (5), Sleininger ($) et Rœmer (7), par exemple, la description de diverses espèces nouvelles ou
(4) Petrefacta Germanie, t. I, Düsseldorf, 1826-1833.
(2) Murchison's Silurian System, 1839. — Transactions of the geological Society of London, 2° série, t. V, 1840.
(3) À synopsis of the caracters of the carboniferous limeslone fossils of Ireland, 1 vol. in-4°, Dublin, 1844. — À synopsis of the silurian fossils o[ Ireland, collectéd by Richard Griffith, 1 vol. in-40, Dublin, 1836. — British palæozoic fossils, 2 livraisons in-4°, 1851.
(4) Iconographie zoophytologique, description des polypiers fossiles de France et des pays environnants, par Hardouin Michelin, avec figures par Ludovic Michelin et J. Delarue, 1841-1847.
(5) Anteckningar i Physik och Geognosi under resor uli Sverige och Norrige, af Wilhelm Hisinger, 6 vol. in-8°, avec atlas, Upsal, 1817-1837. — Lethæa suecica, Holmiæ, 1837.
(6) Observations sur les fossiles du calcaire intermédiaire de l'Eifel, par Jean Steininger, dans les Mémoires de la Société géologique de France, t. 1, 2 partie, 1834.
(7) F. Adolph Rœmer, Die Versteinerungen der norddeulschen
Oolithengebirges, 1 vol. in-4°, Hanovre, 1836.— Die Versteinerungen der norddeutschen Kreidegebirges, À vol. in-4°, Hanovre, 1840.