ALCYONIUM LATUM
Alcyonium latum, Dana, loc. cit., p. 625, pl. 58, fig. 6.
Polypiéroïde assez rigide, épais, stipité et s’étalant en un grand disque à bords sinueux. Polvpes assez écartés entre eux et entourés d’un cercle de points qui ressemblent à des perles. Couleur verte. Devient très-grand et recouvre souvent un espace de plusieurs pieds carrés.
Iles Feejee.
$ AAA (voy. ci-dessus). —— GG.— Polypiéroide mou. 16, ALcyoniumM GLAUCUM.
Alcyonium glaucum, Dana, op. cit., p. 695, pl. 58, fig. 4, et 59, fig. 6. Polypiéroïde mou, très-large, étalé, à bords ondulés et souvent lobés; pédoncule gros et court. Couleur verdûtre.
Tonga-Tabou et îles Fcejee.
M. Ehrenberg rapporte aussi à ce genre l'ALCYONIUM CORIACEUM d'Esper (op. cit., t. ALL, p. 50, pl. 17), mais si les caractères qu'il y assigne sont exacts, ce zoophyte devrait constituer un genre particulier,
122 ORDRE DES ALCYONAIRES.
car il ne serait pas adhérent et serait polypifère à sa base aussi bien que sur le reste de sa surface. (Ehrenb., op. cit., p. 57.)
Ce zoophyte provient des mers du Nord.
Le genre Massarium, établi par Blainville (Manuel, p. 526), d'après une espèce figurée par Abilgardt, dans la Zoologia Danica de Muller, sous le nom d’A/cyonium massa (pl. 8f, fig. { et 2), me parait reposer sur une erreur d'observation; il serait caractérisé par l'existence de cinq tentacules au lieu de huit, qui est le nombre normal dans tout l'ordre des Alcyonaires. Il est aussi à noter que ce zoophyte a un polypiéroïde massif, et par conséquent ne ressemble pas au genre Sympodium, où M. Ehrenberg l'a cependant rangé sous lé nom de Sympodium massa (op. cit., p. 62). D'après sa forme générale, il paraîtrait appartenir au genre Alcyon.
M. Delle Chiaje range parmi les Zoanthaires de cette division, un genre nouveau qu'il désigne sous le nom d'ImPeRATA; mais je suis porté à croire que le zoophyte d'après leque! il l’a caractérisé n’était, en réalité, qu'un Spongiaire dont la surface avait été recouverte par quelques jeunes Alcyonaires. Imperalo avait figuré ce corps sous le nom d’A/cionio foraminoso (Stor. nat:, p. 641, fig. 1, édit. de 1672); Gmelin l'a rapporté à la Spongia nodosa (Linné, Syst. nat., édit. 13, €. Ï, p. 3821). M. Delle Chiaje en a donné de nouvelles figures (Imperata foraminosa vel I. nodosa, Delle Ch., loc. cit., pl. 161, fig. 12°, 13 et 14).
Genre X. SARCOPHYTON.
Sarcophyton, Lesson, Voyage de Bellangé aux Indes orientales, et Zool. du voyage de la Coquille, Zooph., p. 92, 1831. —— Milne Edwards et Haime, Distrèb. méthod. (loc. cit., p.183).
Cette division générique n’est encore que très-imparfaitement connue et parait se distinguer des Alcyons par la manière dont la portion supérieure et molle du polypiéroïde s'étale en forme de plateau ou d’ombrelle au-dessus de la portion basilaire et fasciculée.
C'est seulement à la surface supérieure de ce plateau que se voient les polypes qui, du reste, sont rétractiles. Le cœnenchyme est très-abondant entre les divers individus et donne au polypiéroïde une structure fasciculée très-régulière.
SARCOPHYTON LOBATUM.
Lesson, Voyage aux Indes orientales, par Belanger, Zooph., pl. 2. — Voyage de la Coquille, Zooph., p. 92.
Disque agariciforme, surmontant un gros pédoncule cylindroïde de consistance charnue. Lesson a représenté les tentacules comme étant simples, mais il y a tout lieu de croire qu'ils sont pinnés.
ALCYONIDES. 123
Le genre Harcyonia de M. Ehrenberg paraît se rapprocher beaucoup du précédent, car, pour le distinguer des Lobulaires ou Alcyons proprement dits, ce zoologiste dit que la base du polypiéroïde est épaisse, charnue, turgide et simple ou plissée, mais pas divisée en lobes comme chez ces derniers. Il y rapporte V'Aleyonium pulmo d'Esper (Pflanz. t. HU, p. 38, pl. 9, fig. 1 et 2. — Halcyonina pulmo, Ehrenb. op. cit. p. 56).
Genre XI. AMMOTHEA.
Alcyonium (pars)? Esper, Pfianzenthiere, t. HI, p.3. Ammothea, Savigny (voyez Lamarck).
—— Lamerck, Hist. des anim. sans vertèb., t. HI, p. 410, et 2e édit., p. 628.
—— Lamouroux, Expos. méthod. des polypiers, p. 69. Nephthea, Audouin, Explic. des planches de Savigny (Egypte, édit. in-80, t. XXILL, p. 45).
Alcyonium (pars), Quoy et Gaimard, Voyage de l'Astrolabe, Zool., t. LV, p. 269.
Ammothea, Ehrenberg, Corallenth. des rothen Meeres, p. 59. —— Dana, Zoophytes, p. 607.
Cette division générique, incomplètement caractérisée par Lamarck, d’après les notes manuscrites de Savigny, comprend les Alcyonaires dont le polypiéroïde est rameux, et porte à l’extrémité. de chaque branche des tubercules polypifères verrueiformes, dont les polypes sont complètement rétractiles et dont le sclérenchyme est garni de très-petites spicules seulement. M. Ebrenberg, qui a observé ces Coralliaires à l’état vivant, décrit les verrues polypifères dont il vient d’être question, comme étant inermes, et M. Dana indique également ce caractère, qui distinguerait les Ammothies du genre Nephthée; mais si l’on en juge par les figures données par Savigny, l'espèce type serait en réalité armée de spicules superficiels, comme dans ce dernier groupe, seulement ces aiguilles naviculaires seraient plus petites. Nous sommes donc portés à croire qu’il ne faudrait pas séparer ces Alcyonaires, mais n'ayant pas eu l’occasion d'en étudier le polypiéroïde, nous n’osons rien innover à cet égard. Il nous parait mème assez probable que le nom de Nephthœa, inscrit par Savigny lui-même au bas de la planche du grand ouvrage sur l'Egypte, où il a représenté cette espèce, était pour lui synonyme d’Ammothea, qui figure seul, des deux, dans l'ou-
124 ORDRE DES ALCYONAIRES.
vrage de Lamarck. Il est du reste à noter que Blainville, Audouin et les autres zoophytologistes ont introduit une très-grande confusion dans la nomenclature de tous ces animaux.