XENIA FLORIDA
Xenia florida, Dana, op. cit., p. 606, pl. 57, fig. 4.
Polypes assez gros, à tentacules lancéolés et garnis de trois rangées de papilles très-eourtes. Couleur bleuâtre glauque.
Iles Feejee.
M. Dana pense que celte espèce est la même que celle décrite précédemment par Lesson, comme type du genre AcriNANTHE de ce dernier auteur (Actinantha florida, Lesson, Voyage de la Coquille. Zooph., p. 85, pl.s1, fig. 3). Enfin, MM. Quoy et Gaimard rapportent, mais avec doute, cette dernière espèce à leur Cornularia subviridis (Voyage de l’Astrolabe, zool., t. IV, p. 266; Zooph., pl. 22, fig. 5).
M. Ehrenberg (op. cèl., p. 5%) a caractérisé de la manière suivante deux autres espèces qu'il a observées sur les côtes de la mer Rouge :
« Xenia fuscescens, polypis fuscescentibus, umbellato-capitatis, tentaculorum pinnatorum seriebus utrinque quaternis.
» Xenia cœrulea, minor, læte cærulea, omnibus partibos gracilior, brachiis simplicius pectinatis, stipite breviore , stirpe poilicari. »
Le genre CespiruLaria, que M. Valenciennes a établi dans la collection zoophytologique du Muséum, et que nous avons rangé provisoirement ici dans notre Tableau méthodique de la distribution des polypiers, n’a pas encore élé décrit avec assez de détails pour que nous puissions bien préciser les caractères qui le distingueraient du genre XENïA de Savigny.
Il a pour type l'Alcyonaire que MM. Quoy et Gaimardont décrit et figuré sous le nom de Cornularia mullipinnata (Voyage de l'Astrolabe, Zool., t. IV, p. 265 ; Zooph., pl. 22, fig. 1).
Les polypes ne sont pas rétracliles, el le polypiéroïde est composé de tubes fasciculés réunis en uae masse subcylindrique, à peu près comme chez les Alcyons ordinaires.
ALCYONIDES. 127
DEUXIÈME AGÈLE, ALCYONIENS ARMÉS.
Dans ce petit groupe, le tissu du polypiéroïde ne présente que peu d'épaisseur et de consistance dans les parties profondes, et doit presque exclusivement la consolidation de sa couche extérieure, à la présence d’un nombre plus ou moins considérable de grandes spicules naviculaires analogues à celles qui se développent d'ordinaire à la base des tentacules, mais qui y restent assez pelites. Souvent les extrémités de ces spicules font saillie à la surface du polypiéroïde et y donnent une disposition échinulée.
On peut y distinguer trois divisions génériques à l’aide des caractères suivants :
épais et coriace dans toute son étendue. . . Nepuraya,
ALCYONIENS ARMÉS /spiculifère dans toute son
onde l partie ou en| étendue. SPOGGUDES.
Polypiéroïde est } totalité mem-
braneux spiculifère dans sa partiel piles | inférieure seulement. f <
Genre XIII NEPHTHYA.
Nephthée, Savigny, Atlas du grand ouvrage sur l'Egypte, Hist. nat., t. LE, pl. 2.
—— Audouin, Explic. des pl. de Savigny dans la Description de l'Egypte, in-8o, 1. XXI, p. 49.
Nephthya, Ehrenberg, Corallenthicre des rothen Meeres, p. 60. —— Dana, Zoophytes, p.610.
—— Milne Edwards et Haïme, Déstrib. méthod. (op. cèt., p.182).
Polypiéroïde dun tissu coriace, hérissé de spiculés dans toute son étendue, et formant des masses rameuses, dont les portions terminales sont couvertes par des tubercules saillants et trèsfortement spiculés, dans l’intérieur desquels les polypes rentrent dans l’état de contraction.
Ce genre a été établi nominalement par Savigny, et parfaitement caractérisé par les belles figures que ce zoologiste habile en a données dans le grand ouvrage sur l'Egypte; mais il ne
se distingue du genre Ammothea que par le grand développe-
128 ORDRE DES ALCYONAIRES.
ment des spicules dont la surface du polypiéroïde est hérissée. I y à lieu de penser qu'il ne devrait pas en être séparé, ainsi que nous l’avons dit précédemment dans les notes jointes à la seconde édition de l'ouvrage de Lamarck (t. If, p. 627).
NerarnyA CHABroLI.
(Planche B 1, fig. 2a, 2.)
Nephthée…, Savigny, Egypte, Polyp., pl. 2, fig. 5 (18207).
Nephthœa Chabrolii, Audouin, Explicat. des planches de Savigny, loc. cit. p. 49 (1828).
Nephiæa innominata, Blainville, op. cit., p. 523 (1854).
Nephthya Savignyi, Ehrenberg, Corallenth., p. 60 (1834). —— Dan, Zooph., p. 610.
Polypiéroïde trapu, à branches grosses et couvertes de rameaux lobiformes, dont les tubercules polypifères sont très-gros et obtus. Spicules verles ; tentacules des polypes jaunes.
Mer Rouge.
M. Ehrenberg assigne les caractères suivants à une autre espèce qu'il a observée également dans la mer Rouge et quii nomme Neraruya FLoripA : « Læte purpurea, fruticulosa, verrucarum spiculis inæqualibus una longissima. » (Op. cil., p. 61).
L'Accyonium AuranTIACUuM de MM. Quoy et Gaimard (op. cèt., p. 277, pl. 22, fig. 1618) paraît devoir prendre place ici. C’est une espèce à polypiéroïde mou, rameux, dont le tissu semble être farci de spicules naviculaires et dont les polypes sont rétractiles. Elle est d’une belle couleur orangée et se trouve à la Nouvelle-Zélande.
Genre XIV. SPOGGODES.
Alcyonium (pars), Esper, Pflansenthiere, t. KE, p. 49.
Xenia (pars), Lamarck, Hist. des anim. sans vertèb., t. LE, p. 410, et 2e édit., p. 625.
NephlϾa (pars), Blainville, Manuel d'actin., p. 523.
Spoggodes, Lesson, Illustrations de zoologie.
Spoggodia, Dana, Zoophytes, p. 625.
Nephihya (pars), Milne Edwards et Haime, Distréb. méthod. (loc. cit. p. 182).
Polypiéroïde membraneux et flexible dans toute son étendue, mais hérissé de spicules naviculaires qui sont surtout abon-
ALCYONIDES, 129
dantes vers l'extrémité des ramuscules. Polypes incomplètement rétractiles.
… Ce genre, établi par Lesson, a été étudié de nouveau, et avec plus de soin, par M. Dana.
SPOGGODES CELOSIA.
(Planche B 1, fig. 14, {b,
Spoggodes celosia, Lesson, op. cit., pl. 21.
Spoggodia celosia, Dana, op. cit., p.626, pl. 59, fig. 4, 4, etc.
Polypiéroïde subdendroïde, mou, mais encroûté de spicules naviculaires disposées irrégulièrement. Une grosse spicule très-saillante au sommet de la plupart des tubercules, dans lesquels les polypes se retirent incomplètement., Couleur générale blanchâtre, avec la terminaison des ramuscules d'un rouge cramoisi.
Nouvelle-Guinée et îles Feejee.
L'Accyonium rLenium d'Esper (Pflanz., t. LE, p. 49; Alcy., pl. 16, fig. 1,2 et 3) appartient certainement à ce genre, et ne diffère peut-être pas de l'espèce précédente; mais il n’a été figuré que d'après un individu déformé par la dessiccation et n’est qu'imparfaitement connu. El provient de Tranquebar. Lamarck en a fait son Xenia purpurea (Hist. des anim. sans vertéb.,t. EE, p.410), et pour Blainville, c’est la Nephlea florida (Man. d'aclin., p. 523).
Genre XV. PARALCYONIUM.
Alcyonidia, Milne Edwards, Mém. sur un nouveau genre de la famille des Alcyoniens (Ann. des Sciences nat., 2 série, t. IV, p. 323, 1835).
Alcyonium (pars), Dana, Zoophytes, p. 62%.
Paralcyonium, Milne Edwards et Haime, Brit. fossil Corals, introd. p. cxxvur, 1850, et Distrib. méthod, (op. cit., p.183).
Polypiéroïde d’un tissu coriace vers la base et y constituant un tube cylindrique à parois spiculifères, dans l'intérieur duquel toute la portion supérieure et molle du polypiéroïde, ainsi que les polypes eux-mêmes, rentrent complètement lors de la contraction.
L . É rm Pour plus de détails sur la structure de ces Zoophytes, auxquels j'avais d’abord donné le nom générique d’Alcyonidia, qui
130 ORDRE DES ALCYONAIRES.
se trouvait déjà employé d’une autre manière, je renverrai au
Mémoire dont ils ont été l’objet dans les Annales des Sciences naturelles (2° série, t. IV).
PARALCYONIUM ELEGANS.
Alcyonidia elegans, Milne Edwards, loc. cit., pl. 12 et 43.
Polypiéroïde spiculifère, de couleur brune; la portion molle incolore; les polypes brunâtres.
Côtes de l'Algérie.
L'Arcyonium éLaucum de MM. Quoy et Gaimard (Voyage de l’Astrolabe, Zool., t. AV, p. 270, pl. 22, fig. 11) ressemble aux Sarcophytons par la conformation générale de son polypiéroïde; mais parait devoir prendre place dans la section des Alcyoniens armés et y constituer une division générique particulière. En effet, on voit dans la planche où ces voyageurs ont représenté cette espèce, des spicules naviculaires qui portent le même numéro et qui semblent y appartenir. Mais les caractères de ce zoophyte sont encore trop imparfaitement connus pour qu’il soit utile d’y donner un nom générique.