Tupripora RUBIOLA
Tubipora rubiola, Quoy et Gaimard, Voyage de l’Astrolabe, Zool., t.IV, p.257, pl. 21, fig. 1-8: s —— Milne Edwards, Atlas de la grande édit. du Règne animal de Cuvier, Zooph.. pl. 65 bi, fig. 1.
—— Dana, op. cif., p. 656.
Polypiérites gros, longs et écartés; planchers exothécales écartes. Polypes à tentacules rougeâtres et à pinnules bisériées.
Nouvelle-frlande.
134 ORDRE DES ALCYONAIRES.
FAMILLE DES GORGONIDES.
(GORGONIDÆ.)
Coralliaires composés, pourvus d’un cœnenchyme de con-
sistance subéreuse, disposé en manière d’écorce autour d'un polypier sclérobasique, qui affecte la forme d'une tige rameuse ou simple, et adhère par sa base au rocher sous-jacent ou à quelque autre corps sous-marin.
Par leur mode général d'organisation, ces Zoanthaires ne diffèrent que peu des Alcyons; leurs parties molles sont disposées à peu prés de la même manière, si ce n’est que la cavité viscérale, au lieu de se prolonger très-loin dans la masse commune el de se rétrécir peu à peu vers sa base, est très-courte et légèrement dilatée à sa partie basilaire, qui est toujours dirigée, non en bas, comme chez les Alcyons, mais en dedans vers l’axe sclérobasique. ÎT est aussi à noter que le cœnenchyme (ou écorce des anciens auleurs) silué entre les divers individus, est très-développé, et que son tissu est farci de sclériles ou spicules aoduleuses dont les formes varient un peu suivant les espèces. Un système de canaux presque capillaires parcourt ce cænenchyme et débouche dans la partie basilaire de la cavité viscérale des divers individus, de facon à élablir entre tous ceux-ci des voies de circulation pour le fluide nourricier. Enfin le sclérolose, dont le mode de formation a été décrit dans la première partie de cet ouvrage (voyez cidessus, page 90), constitue dans l'intérieur des masses dentroïdes du cœnenchyme, un axe solide, qui est tantôl calcaire, tantôt de consistance cornée: et qui, après avoir encroûlé le corps étranger sur lequel les Zoophytes se sont fixés, s'élève en forme de tige quelquefois simple, mais le plus souvent arborescen£e.
Ce groupe naturel a été admis dans plusieurs systèmes de classification. C’est, à peu de chose près, la section des Pozxriens conticirères de Lamarck (Hist, des anim, sans verteb.
GORGONIDES. 135
t. Il, p.288), mais dans la Méthode de Cuvier, les Gorgonides se trouvent confondus avec les Madréporaires sous le nom de Pouvres corricaux (Règ. qum. 1° édit. L. IV, p. 78, 1817). Lamouroux à méconnu aussi leurs affinités naturelles, car il es a répartis en deux ordres différents : l'ordre des Goncomies et l'ordre des Isioées (Polyp. flex. n° 363 et 438). Blainville, au contraire, les a réunis dans la famille des Coraux, Corallia (Manuel d'actin. p. 501); enfin l'exemple donné par Lamarck et par ce dernier zoologiste, a élé depuis lors généralement suivi, seulement les noms ont varié. Ainsi, cette famille est appelée tribu des PaxzocorazztA occacrinia, par M. Ehrenberg (Corallenth. des roth. Meeres, p. 130); Conatxranz, par M. Gray (Synop. Brit. Mus. p. 13%, 1836) ; Gonconiaæ, par M. Jobnston (Hist. of Brit. Zooph. p. 182, édit. 1, 1828), et par M. Gray, dans une publication plus récente (List. of Brit. Anim. of the Brit. Mus. p. 55, 1848); Gorconix, par M. Dana (Zooph. p. 637, 1846), ainsi que par M. Haime et nous (Brit. Koss. Corals p. LXXIX, 1850, et Distrib. méth. p. 184).
La famille des Gorgonides se divise en trois groupes naturels, caractérisés ainsi qu'il suit, par la nature de l’axe on polypier sclérobasique.
inarticulé ; de structure
semblable dans toutes ss GorcoNzx.
en partie ou enû parties.
totalité flexible
GorGonDESs dont :
: et de consis
l'axe scléroba-
A tancecornéeoularticulé; offrant des seg-
ni. Commun) cubéreuse ments dont la structure [ est alternativement diffé-[ *SIDINÆrente.
entièrement lithoïide. . . . . .. + «+ CORALLINÆ;
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