MUuRICEA FUNGIFERA
Gorgonia fungifera, Valenciennes, op. cit. (Compt.-rend., t. XLI, p. 19,
Polypiéroïde très-rameux el à branches grêles. Verrues très-saillantes, dirigées perpendiculairement à l'axe et médiocrement serrées. Cœnenchyme à tissu rude; sclérites squamwiformes. Couleur rougebrun.
Nouvelle: Hollande 6. Muricea PLAacOouuUSs.
Lithophyte second? Marsilli, Hést. phys. de La mer, p.93, pl. 47, fig. 81. Kerotophyte flabelliforme, Ellis, Hist. des Corallines, p. 82, pl. 17, n° 1,
144 ORDRE DES ALCYONAIRES.
Gorgonia placomus, Linné, Syst. nat., édit. 40, t. I, p. 802. —— Pallas, Elen. Zooph., p. 201. ù —— Lamarck, Hist. des anim. sans vertéb., t. II, p. 516, et 2% édit. p. 492.
—— Lamouroux, Polyp. fleæ., p. 409, et Encyclop. zooph., p. 443. —— Blainville, Manuel d’actinol., p.505.
Muricea placomus, Ehrenberg, Corallenth., p. 134. —— Valenciennes, op. cit. (Compt.-rend., t. XLI, p. 12).
Forme générale à peu près de même que chez la G. verrucosa, mais ayant les ne calicifères très-saillantes et le bord calicinal armé d'une couronne @e huit petites dents pointues, Cœnenchyme rugueux. Couleur brunûtre.
Méditerranée.
D'après Fleming, cette espèce se trouverait aussi sur les côtes d'Angleterre. (Brit. animaïs, p. 512.) Elle établit le passage entre les Muricées typiques et les Gorgones proprement dites.
La Gonçonra scasra de M. Valenciennes (Compt.-rend.t. XLIH, p. 12) ae nous parait pas différer de l’espèce précédente, mais nous n'avons pas eu l’occasion de l’étudier d’une manière assez complète pour pouvoir rien affirmer #cet ègard.
La GonGonrA cerEA d'Esper (Fortsekung , t. {, p. 166, Gorg., pl. 47, fig. { à 3) paraît appartenir aussi au genre Muricea. C’est une petite espèce, de couleur jaune, à branches très-gréles et à calices rapprochés, peu saillants’ et fortement échinalés.
La GorGonrA PuRPuRACEA du même auteur (loc. cèt., p. 155, Gorg., p.41, fig. { et 2) ressemble davantage au genre Rhipidigorgia par ia disposition presque flabelliforme de ses tranches , mais paraît avoir le sciérenchyme échinulé, caractère qui la rapprocherait des espèces précédentes.
DEUXIÈME AGÈLE. GORGONACÉES.
Dans cette division, le polypiéroïde est soutenu à l’intérieur par un -axe solide d'un tissu dense et élastique, qui est formé principalement de cornéine et qui, ne contenant que peu ou point de carbonale calcaire, ne fait pas effervescence avec les acides énergiques, teis que l'acide chlorhydrique. Ce dernier caractère, sigralé par M. Valenciennes, distingue les Gorgoniacées des Gorgonellacées, et la str uclure du sclérenchyme les sépare des Primnoacées.
La division de cet agèle en groupes génériques repose principalement sur les caractères exposés dans le tableau suivant.
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146 ORDRE DES ALCYONAIRES.
Genre If. EUNICEA.
Gorgonia (pars), Pallas, Elench., p. 160.
—— Ellis et Solander, Hüst. des z00ph.
—— Lamarck, Hist. des animaux sans vertéb., t. If, p. 309. Eunicea, Lamouroux, Hist. des polypiers fleæibles, p. 431 (1816). —— * Blainville, Manuel d’actinol., p. 507.
—— (pars), Ehrenberg, Corallenth., p. #35.
Gorgonia (pars), Dana, Zooph., p. 651.
Eunicea, Valenciennes, op. cit. (Comptes-rendus, 1. XLH, p. 12).
Polypiéroïde dont le sclérenchyme est d’un tissu grenu et d’un aspect subéroïde, dont les calices sont portés sur des prolongements papilliformes, cylindriques et très-allongés, et dont les bords sont en général divisés en deux lèvres, lesquelles sont presque toujours inégalement développées; l’externe se prolongeant souvent en forme de corne et cachant quelquefoisle calice.
Ce genre, établi par Eamouroux, se lie d’une manière intime aux Gorgones proprement dites, dont quelques espèces, telles que la G. fungifera, ont les verrues calicifères très-saillants et presque tubiformes. Mais les Eunicées se reconnaissent, en général, facilement à leur aspect dû à ce grand développement de cette portion murale du sclérenchyme et à la disposition particulière des orifices calicinaux. En effet, chez les Gorgones et les autres groupes génériques de cette famille, ces ouvertures sont circulaires ou divisées en 8 petits lobules, tandis qu’ici elles sont bilabiales ou à bord corniculé. Il est cependant à noter que par suite de la friabilité du tissu sclérenchymateux, ce dernier caractère s’efface souvent sur les échantillons mal conservés, mais presque toujours on en trouve des indices. Ce genre a aussi de grandes affinités avec les Muricées, dont il ne diffère guère que par l'absence d’épines spiculoïdes à la surface du sclérenchyme. Dans le système de classification de M. Ehrenberg, il comprend nos Gorgones proprement dites et plusieurs espèces du genre Rhipidigorgia. Enfin, dans la méthode adoptée par M. Dana, ce groupe descend au rang d’une subdivisiôn du genre Gorgonia.
GORGONIDES. 147
$ A. — Calices terminaux bilabiés. Sclérenchyme très-épars, . très-friable. Tubercules polypifères, très-saillants et obtus au bout (EuncéEs SUBÉREUSES).