‹ Histoire naturelle des crustacés, comprenant l'anatomie, la physiologie et la classification de ces animauxChapitre 60 sur 376 · Themisto cp.assicorne. — T. crassicornis · texte numérisé non relu

Themisto cp.assicorne. — T. crassicornis

Antennes supérieures très-courtes, grosses, bi-articulées et ciliées sur le bord. Antennes inférieures composées de trois articlesau lieu de quatre , comme dans les espèces précédentes.

Habite les mers du Groenland.

Genre ANCHYLOMÈRE. — Anchylomera (3).

Toutes les Hypérines dont nous avons parlé jusqu'ici ont entre elles la plus grande analogie ; mais celles que nous

(l) Themisto Gaudichaudii , Ross, Op. cit. — Themisto arctica , Krôyer Gronlands Amfipoder, p. 03, PL 4 » no- 16. (•>.) Krôyer, op. cit. p. 67 , PL 4i ^n- J7- (3) EiUv. Ann. des Se nat. t. 20, p. 394.

allons faire connaître ici s en éloignent beaucoup, quoique leur forme générale soit la même.

Le coiys de ces Crustacés (PI. 30, fig. 4) est large et déprimé ; la tête est grosse , arrondie et inclinée au bas ; les yeux en occupent une grande partie , mais ne se réunissent pas sur la ligne médiane comme cela paraît avoir lieu chez les Themistos. Les antennes manquent complètement dans l'un des sexes \ dans l'autre elles sont courtes et insérées assez près les unes des autres dans un petit enfoncement qu'on remarque à la partie antérieure et inférieure de la tête. L'organisation des appendices de la bouche est la même que chez les Hypéries et les autres Amphipodes de la même famille dont nous avons déjà parlé. Le thorax n'est divisé qu'en six anneaux , et c'est le premier de ces segmens qui - porte les quatre pâtes antérieures , qui sont petites , semblables entre elles et appliquées contre la bouche 5 aussi ressemblent-elles à des pâtes - mâchoires plutôt qu'à des pattes ambulatoires ; on n'y distingue que quatre articles , dont le premier est long et cylindrique , les deux suivans très-courts , et le dernier grand , aplati , de forme lancéolée, et terminé par une pointe très-aiguë. Les pâtes de la troisième et de la quatrième paire sont beaucoup plus longues et formées , comme à l'ordinaire , de six articles , dont l'antépénultième est comprimé , élargi, et représente une espèce de main. Les pâtes de la cinquième paire, au lieu d'être grêles et allongées comme dans les genres précédens, sont courtes, très-larges , et ressemblent à des boucliers latéraux qui seraient terminés par une grosse main subchéliforme ; leur premier article est Jamelleux , presque carré et si grand qu'il recouvre les pâtes suivantes ; le second et le troisième article sont très-courts, et dirigés en arrière, à angle presque droit avec la hanche ; le quatrième est fort grand et a la forme d'un disque ovalaire, tronqué postérieurement; enfin les deux derniers articles sont cylindriques, et constituent une griffe mobile qui s'infléchit sur le bord postérieur de la main. Les quatre dernières pâtes ont à peu près la même

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forme ; mais au lieu d'être terminées par une grosse main préhensile, elles sont grêles et cylindriques vers le bout ; leur premier article a encore la forme d'une grande lame , et les autres constituen t une espèce de tige qui est recourbée en haut et en arrière, en sorte que les six dernières pâtes sont toutes crochues et incapables de se redresser. Les appendices membraneux , fixés à la face inférieure des six anneaux du thorax entre la base des pâtes, sont très-grands, mous et vésiculeux. Les fausses pâtes des trois premiers segmens de l'abdomen sont formées d'un gros pédoncule et de deux lames cornées , larges, allongées, dentelées, et garnies surlesbordsd'un grand nombre de poils très-longs. Celles des trois dernières paires , au lieu d'avoir comme chez les Hypéries, etc., un pédoncule grêle et cylindrique, terminé par deux articles lancéolés, sont réduites en un petit article basilaire à peine perceptible, auquel est attachée une grande lame ovalaire de consistance membraneuse (PI. 30, fig. 5). Enfin , le dernier anneau de l'abdomen est terminé par une lame semi-circulaire, horizontale , qui forme, avec les appendices dont nous venons de parler, une espèce de nageoire caudale.

Nous ne connaissons pas les mœurs des Anchylomères ; mais , d'après leur organisation , il paraît bien probable qu'ils sont très-mauvais marcheurs et qu'ils passent la plus grande partie de leur vie fixés sur d'autres animaux, aux dépens desquels ils vivent ; en effet , la disposition des pâtes de la cinquième paire est telle , qu'elles doivent rendre la marche bien difficile , et qu'elles ne peuvent servir à porter les alimens vers la bouche , bien qu'elles soient essentiellement préhensiles ; on ne peut donc leur supposer d'autre usage que celui de saisir les corps sur lesquels l'animal veut se loger.

i. ÀnchylomÈre de Blosseville. — Anchylom. Blossevilleu (i).

Les antennes presque aussi longues que le thorax ; les supérieures formées d'un pédoncule de deux articles et d'une lige

(i) Edw, Ami. des Se, nat, t. Wt V- 394- Kû«& dédions celte

terminale divisée en une quarantaine d'articles ; les inférieures coudées; leur pédoncule composé de trois articles et la lige terminale de plus de cinquante. Les pâtes de la première paire beaucoup plus courtes que les secondes; l'angle inférieur de la main de celles de la cinquième paire est prolongé en pointe , mais ne dépasse point les dents dont le bord postérieur de cet article est armé; enfin l'ongle qui termine la griffe mobile de ces mêmes pâtes , long et grêle.

Longueur : environ 3 lignes.

Paraît provenir de la mer des Indes.

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