PREMIÈRE FAMILLE
CANCÉRIDES.
Gçnre L €r Crabe. Cancer. Lin.
Toutes les pattes ambulatoires , crochues et étendues horizontalement ; second article de la division interne des palpes extérieurs (pièces les plus inférieures de celles qui recouvrent la bouche ) obtus, arête supérieure des mains, point aiguë. La t.
De tous -les crustacés qui sont compris dans la famille des cancérides, les crabes proprement dits sont ceux que la nature a répandus avec le plus de profusion dans toutes les mers;. ce sont aussi ceux qui nous offrent une nourriture plus abondante. Les espèces que je vais décrire sont toutes très-
io CANCERIDE3.
agiles , soit qu'elles courent comme le C. maleux et le C. ménade sur la surface sèche de nos bords , ou (Qu'elles se tiennent comme le C. hérissé , et le C* front-épineux, à quelques mètres dans l'eau près du rivage ; les deux autres espèces sont encore pins vives malgré la masse énorme de fluide qui recouvre les profondeurs où elles font leur demeure habituelle. Ces crustacés sont voraces » carnassiers , et se réunissent toujours en grand nombre sur les corps morts d'animaux marins dont ils font leur nourriture* Les mâles ont le ventre recouvert d'une petite pièce triangulaire , garnie a la base et intérieurement de deux osselets crochus , avec lesquels ils se cramponnent pendant l'accouplement à la femelle. Celle-ci est pourvue d'une grande plaque bombée, avec six rangées de filamens soyeu^ pour retenir , et entrelacer les œufs qu'elle laisse couler par un petit canal situé sous son ventre. Ces oeufs sont liés et attachés entre eux par une substance glutineuse. Aussitôt que la femelle veut s'en débarrasser , elle s'approche des endroits aboncjans en animalcules marins pour que ses petits puissent aisément trouver des alimens. A peine nçfs , chacun d'eux suit l'instinct que la nature sembiç lui imposer; on voit les uns se cacher sous les pierres du rivage, tandis que les autres se plongent dans les profondeurs de la mer pour ne reparoltre que dans le temps des amours. Toutes choses à - peu -près égales dans notre climat
CRABES. Il
et sous notre latitude, chaque portée est de quatre, à six cents individus qui ne parviennent à leur entier développement qu'après Tannée révolue. Presque tous nos crabes restent réunis en société dans nn même espace , et à mesure qu'on les poursuit , ils l'abandonnent pour se retirer dansleslieux pen fréquentés par les pêcheurs. \
ESPÈCES
i. C Poressa. 01. Cm Poressa. 01.
C» Testa sinuata , bruneo-obscura , ovata, ùtrinque quadridentata ; fronte fis s a ; carpis striatis , pustulatis apice a tris. N*
Ou vi , Zool. adriat. p. 48 , t. 1 1 , fig. 3.
Le têt de cette espèce est ovale, marqué de sillons assez profonds dirigés en tous sens , qui le font paroître tubercule. Ses bords latéraux présentent de chaque côté quatre plis surmontés de pointes coniques; le front est quadrilobé; les pinces sont .grosses, un peu comprimées, striées en-dessus, pustulées et à dents noirâtres. Les pattes sont courtes , dentelées sur leur bord supérieur , et leur dernier article est garni de poils rudes *. La femelle
¥ Je préviens ici que la description de tontes let espèces de crustacés qu'on trouve dans cette Histoire sont généralement faites sur des individus mâles. J'ai toujours eu le soin de faire connaître les caractères tirés , soit des formes, soit des couleurs, qui différencient les femelles.
1* CAftCERIBES.
porte ses œufs qui sont d'une couleur brunâtre, dans le mois de juillet.
Dimens. long. 0,020 milt. larg. 0,028 *. Séjour; dams les fissures des rochers.