T. Riverain. N. T. JJttoraUs. N
Flanche 3, fig. a.
T. Corpore glabro, laterîbus sinuolatis; rostro conte*
pilosp. N.
Ce crustacé est facile à reconnoître à son corps oblong , d'un verd sale luisant. Le corcelet est uni, rougefttre , sillonné sur ses bords , et terminé sur lç devant par un rostre conique, applati, couvert de petits faisceaux de poils rudes. Ses yeux sont noirs, situés sur des pédicules courts et renflés. Les antennes intérieures sont petites, profondément bifides. Les deux extérieures sont longues et poilues à
THALASSINES. 77
leur base* Les deux premières paires de pattes sont terminées par des aiguillons crochus dont l'inférieur est fort court. Lies autres paires sont inégales , comprimées et poilues. L'abdomen est composé de six feegmens bombés et presque striés. Les écailles caudales août ovales , ciliées , et présentent chacune deux nervures longitudinales; elles sont adhérentes a une large plaque solide. La femelle est pleine d'œufs verdâtres, en juin et juillet.
Vàr. A. J'ai trouvé sur la plage de Nice une trèsbelle thalassine d'un rouge carmin plus ou moins foncé , avec l'abdomen d'un blanc nacré.
Les thalassines ne peuvent être compris dans aucun de* genres de cette division. Elles diffèrent des cal ypso par la forme (de leur corps et la consistance de leur têt ; des gai athées, par la forme alongée et applatie de leur rostre , et la structure de leurs palpes; des écrevisses, par la forme du corcelet , et la situation de leurs écailles caudales* Elles s'éloignent enfin de toutes , parce que les deux premières paires des pattes sont didactyles. L'organisation particulière de ces crustacés leur donne des habitudes tout-à«iait différentes de celles des trois genres que je viens de citer : ordinairement elles choisissent des terrains argileux calcaires, où elles se creusent, avec leurs pattes, de petits trous ronds très-profonds, du diamètre de leur corps, qu'elles élargissent en augmentant de diamètre. Elles s'y tapissent, et n'en sortent que pendant la nuit; pour
y8 HOM1RDIËNJ.
aller chercher leur nourriture. Si le jour les; sur* prend , elles restent tranquilles sous les pierres du rivage on à l'abri des fucus. Aussitôt qu'on les ap- 1 proche, elles sautent avec dextérité, et se mettent à nager en repliant leur queue et la jetant avec force en arrière , de manière que leur natation ne semble s'effectuer que par gambades. L'espèce qui vit sur nos bords, préfère les en droits où la mer est toujours calme et tranquille. Quand les vagues agitées par de gros vents , viennent boucher l'ouverture de Jeur retraite , elles en sortent avec frayeur, et sont alors rejetées sur le rivage. Ces animaux se nourrissent de néréides d'arénicoles. Elles ne dédaignent point non plus les moules et les venus dont elles ouvrent les valves , au moyen de leurs pinces , avec beaucoup d'adresse. Leur chair est recherchée par les pêcheurs , comme un appât des plus fins et des plus exquis pour prendre les poissons à là ligne.
Dimens. long. 0,0 5o larg. 0,010. Séjour ^ sur les
bancs d'argilU du littoral.
G. XXI. Écrevisse. Astacus. Fabr.
Les trois premières paires de pattes didactyles.
Latr.
Les écrevisses ont de tout temps été le sujet des observations des naturalistes*, et, de tous les crus*