SECTION SECONDE
Les entomostracés branchipèdes . Schoeffer,
Pâtes ne servant point à marcher; bouclier ou valves, dans ceux qui en sont pourvus, n’adhérant pas au corps par toute sa surface intérieure.
A. Un bouclier ou deux valves en forme de coquille, couvrant ou renfermant le corps.
45. Apus, Apus ♦ Un bouclier; deux antennes ; deux mandibules et deux mâchoires ; des pâtes nombreuses et foliacées; queue annelée, terminée par deux filets. Monocu lus Apus . Fab.
Remarque . Les amymones de Muller qui sont monocles, qui ont deux antennes et quatre pâtes ( Monoculus Satyrus . Fab.); sesnauplies, qui ont deux ou quatre pâtes
de plus ( Monoculus saltatorius . Fab.), ne sont, ainsi que M. de Jurine Ta reconnu, que des larves de Cyclope (Voyez ce genre plus bas).
46. Lyncée, Lynceus . Test bivalve, échancré près du bout antérieur, qui représente un bec; antennes en pinceau; pâtes de même, et au nombre de huit; deux yeux. Monoculus brachyurus . Fab.
47. Daphnie, Daphnia . Test bivalve; une tête apparente, avec deux bras; huit à dix pâtes ; un seul œil ; une queue. Monoculus Pulex, Fab.
48. Cypris, Cypris. Test bivalve; tête cachée ; deux antennes en pinceaux; quatre pales ; un seul œil ; une queue. Monoculus conchaceus. Fab.
49. Cythère, Cythere. Test bivalve; tête cachée ; deux antennes simplement pileuses ; huit pâtes. Monoculus viridis. Fab.
B. Point de bouclier ou de valves; premier anneau du corps simplement plus grand , se repliant sur les côtés.
50. Polyphème, Polyphemus. Un œil en forme de tête ; une espèce de corselet ; deux rameaux ou bras dichotomes; une queue.
Polyphemus Oculus . Mull.
51. Cvclope, Cyclops. Corps allongé, diminuant insensiblement pour former une queue ; deux à quatre antennes ; six à dix pâtes soyeuses; un seul œil. Mono culas qua dricornis . Fab.
5a. Branchiopode , Branchiopoda. Corps allongé , filiforme , dont la moitié postérieure forme une queue , terminée par deux filets ; une tête ; deux antennes capillaires ; deux yeux pédonculés ; deux avancemens , en forme de mandibules , à la bouche; onze paires de pâtes foliacées , branchiales ; douzième article ayant des ovaires ou des crochets , suivant les sexes. Brcinchipodci stagnalis , De Lamarck; ou Cancer stagnalis , Linn.
Depuis Tépoque où le travail dont nous venons de donner l’extrait a été inséré dans la première édition de cet ouvrage, un assez grand nombre de traités sur les crus»
tacés ont été mis au jour. Nous regrettons que les bornes dans lesquelles nous nous sommes renfermé ne nous permettent pas d’en donner une analyse suffisamment étendue ; cependant nous ne négligerons pas de faire connaître ici ce que chacun des principaux présente de nouveau.
En 1802 , M. Latreille composa son Histoire naturelle des Crustacés et des Insectes , destinée à faire partie de l’édition des OEuvres de Buffon , publiée par> Sonnini, Dans cet ouvrage, les animaux qui nous occupent sont partagés en deux sous-classes : les entomostracés et les maiacostracés , ou crustacés proprement dits.
Les entomostracés, caractérisés par l’absence des palpes sur les mandibules, ou bien encore par le manque total de ces parties , par la forme et la structure branchiale des pâtes et des antennes , par le manque d’ongles au bout des tarses, etc., sont divisés en deux sections :
La première, ou celle des operculés , présente un test tantôt univalve , comme dans
les ordres des xiphosures (limules), des pneumonures ( calige , binocle , ozoie ou argule ) , et des phyllopes ( apus ) ; tantôt univalve, comme dans l’ordre des ostracodes (lyncées, daphnies, cypris, cythérées).
La seconde, ou celle des entomostracés nus, n’a pas de test; et dans les animaux qu’elle comprend, les segmens du corps sont annulaires et membraneux : elle se compose de deux ordres; les pseudopodes (cyclopes), dont la tête est confondue avec le segment suivant , et les céphalotes ( polyphèmes, zoés de M, Bosc, et branehiopodes), dont la tête est distincte.
Les malacostracés ont des mandibules palpigères ; plusieurs rangs de pièces en forme de palpes ou de mâchoires articulées à la bouche ; quatre antennes non branchiales; dix ou quatorze pâtes uniquement propres au mouvement ; les tarses terminés par un onglet corné ; le test ou les segmens du corps solides et calcaires; les yeux, souvent pédoncules, et toujours au nombre de deux. Ils sont divisés en deux
ordres : les décapodes, à dix pieds et à branchies cachées sous le test , et les bran* c hiogastres , ayant plus de dix pieds et les branchies visibles sous le ventre.
Les décapodes sont formés de deux sections : la première , celle des brachyures , ou crustacés à queue courte et infléchie , comprend, i°. la famille des cancérides, à carapace transverse sur son bord antérieur ( les calappes , hépates , dromies , crabes , ma tûtes, podophthaîmes, portunes , porcellanes, ocypodes , grapses et pinnothères) ; et 20. celle des oxyrhynques, à carapace prolongée antérieurement en une pointe plus ou moins avancée ( les orithyies , les ranines, les dorippes, les corystes, les leucosies , les macropes et les maias ). La seconde section, celle des macroures ou crustacés à grande queue non infléchie, se compose, i°. de la famille des paguriens, à queue molle ou terminée par des lames ou crochets ne formant pas Téventail (pagures, albuuées , hippes ) ; 20. de celle des langoustines , à queue en éventail et antennes in-
termédiaires pourvues de filets terminaux plus courts que leur pédoncule ( scyllares , langoustes , galathées ) ; et 3°. de celle des homardiens, dont les antennes intermédiaires ont leurs deux ou trois filets terminaux plus longs que leur pédoncule , et dont la queue est pourvue de pièces natatoires disposées en éventail (écrevisses, alphées, pénées , palémons et crangons ).
Les branchiogastres sont partagés en deux familles: ï°. les squilliares, dont les yeux sont pédonculés, et dont le premier segment du corps est plus grand que les suivans ( squilles et mysis); et 20. les crevettines , chez lesquelles les articles du corps sont à peu près égaux et les yeux sessiles (phronimes, crevettes, talitres, chevrolles ou caprelles, et eyames),
M. Latreiile laisse parmi les insectes et dans la sous-classe des tétracères, i°, les aselles, les idotées, les sphéromes et les cymothées composant la famille des asellottes; et 20. les ligies, les cloportes, les porceb
lions , les armadilles, les philoscies et les bopyres constituant celle des cloportides.
Plus tard, en 1807, le même naturaliste publia son Systema Insectorum et Crustaceo ram. Les crustacés y sont à peu près distribués comme dans l’ouvrage précédent; seulement les sous-classes y reçoivent le nom de légions, les sections celui de centuries ou de tribus. L’ordre des ostracodes y est appelé ordre des monophthalmes ; enfin , quelques genres nouveaux y sont introduits •* ces derniers sont ceux que l’auteur nomme plagusie , lithocle , mictyre , thalassine et corophie .
Dans son ouvrage intitulé Considérations générales sur les Insectes , qui parut trois ans après le Généra Insectorum et Crustaceorum ( 1810), M. Latreille a encore suivi les mêmes divisions , mais en rapportant néanmoins les tétracères à la classe des arachnides et non à celle des insectes.
Dès 1806, M. Duméril avait développé dans sa Zoologie analytique les tableaux sur la distribution méthodique des animaux, qui accompagnaient les premiers volumes
de X Anatomie comparée de M. Cuvier. Les crustacés y sont divisés en deux ordres ; les entomostracés nus ou à disques de corne, et les astacoïdes à croûte calcaire. Ces deux ordres sont partagés en sept familles. La première est celle des entomostracés à test en forme de bouclier ; clypéacés ou aspidiotes ( limules , caliges , binocles , ozoles, apus). La seconde, celle des entomostracés à test en forme de valves ; ostracins ou bitestacés (lyncées, daphnies , cypris, cythérées ). La troisième, celle des entomostracés sans test-; gymnonectes ou dénudés (argules, cyclopes, polyphèmes, zoés, branchiopes ou branchiopodes ). La quatrième , celle des astacoïdes à tète unie au corselet, qui est plus large que long, et à queue courte ; carcinoïdes ou cancériformes (calappes , hépates , dromies, crabes, matutes, portunes, podophthalmes, porcellanes, ocypodes, grapses, pinnothères). La cinquième, celle des astacoïdes à tète unie au corselet, qui est plus long que large, et à courte queue ; oxyrhinques ou mucronés (maias, leucosies, dorippes, orithyies, racrtjstacés. 1. 7
7 f\ INTRODUCTION.
nines). La sixième, celle des astacoïdes à tète unie au corselet, mais à queue longue; macroures ou longicaudes ( pagures, albunées,hippes, scyllares, langoustes, galathées, écrevisses, penées, palémons, crangons).
La septième, celle des astacoïdes à tête séparée du corselet ; arthrocéphales ou ca~ pités (squilies, mysis, phronimes, talitres* crevettes).
Dans ce système, les cloportes, les aselles et les armadilles restent dans la classe des insectes , et y forment une famille particulière de Tordre des aptères, celle des polygnathes ou quadricornes.
M. Williams Elford Leach, en i8i3 et 1814? a inséré dans TEncyclopédie d’Edimbourg une classification des crustacés, qui, en général, diffère très peu de celle qui a été proposée par M. Latreille dans son Généra Insectorum . On y trouve cependant les millepieds ou insectes aptères des genres jule et scolopendre, de ce dernier naturaliste, réunis aux cloportes et aux aselles pour former le troisième ordre de la classe des crustacés, dont les deux pre-
miers sont les entomostracés et les malacostracés. Le premier de ces ordres est divisé en trois tribus : thecata , ostracoda y et gymnota ; et en six familles : xiphosara , pneumonura , phyllopoda , monophthalma , pseudopoda y cephalota , qui sont absolument correspondantes aux divisions de M. Latreille. Le second se partage en trois tribus : brachyuri , macrouri et gasteniri. La tribu des brachyures est subdivisée ellemême en deux familles, savoir : i°. celle des cancerides y renfermant les genres nouveaux suivans : lapa y carcinus 9 xantho, ate~ lecyclus y uca , gonoplax y gecarcinus ; et ‘2°. celle des oxyrhynchi , contenant aussi les genres nouveaux appelés me galopa y eurynome y b las tas y pis a y leptopodia. La tribu des macroures présente quatre familles, dont les deux premières , paguri et palinuriy et la quatrième, squillarii y n’ont point de genres nouveaux, et dont la troisième, astaciniy contient ceux que l’auteur nomme hippolyte , upçgebia y callianassa , pandalas y et athancis Enfin, la tribu des gasteniri correspond à la famille des crevettines de M. Latreille ;
elle est divisée en cinq familles , dont la première, gnathonii , ne comprend que le genre gnathia , aussi établi par M. Risso sous le nom d ’anceus ; la seconde, ou celle des gammarini , contient les anciens genres phronimci , gammarus , talitms , et ceux que M. Leach établit sous les noms de orchestia , de x amine, leucothoe , m élit a , mœra , amphithoe , et pherusa ; la troisième , celle des corophionii , renferme les corophies, et les nouveaux genres podocerus et jassa ; la quatrième, ou celle des caprellini , contient non seulement les ehevrolles , ou caprella , et les cyames, que M. Leach nomme larunda , ou panope , mais encore son genre proto ; enfin , la cinquième, ou des apseudii , n’est formée que du seul genre apseudes.
L’ordre des myriapodes est divisé en deux tribus : les tétracères ( tetracera ) , et les millepieds ( millcpeda ). La première de celles-ci se partage en deux familles , savoir: les oniscides , ou cloportes ( oniscus ) , et les asellides , qui, outre les genres asellus , idotea , sphœroma et cymothoa , déjà établis , comprennent encore les nouveaux genres
anthura , nesœa , campecopea > cymodoce , dy nam crie , limnoria 9 sténo soma 9 jœra et janira.
Dans un appendice à ce travail (1814) , M. Leach annonce que dorénavant il divisera les animaux invertébrés pourvus d’un système nerveux distinct et de pâtes, en quatre classes, savoir : i°. les crustacés, subdivisés en deux sous-classes, les entomostracés et les malacostracés; 20. les myriapodes ; 3°. les arachnides; 4°- les insectes. Ses tribus de crustacés deviennent des ordres ; ses familles des tribus, et beaucoup de genres sont érigés en types de famille ; il donne en particulier un nouveau détail de la subdivision de l’ordre des gasteruri 9 que nous nous abstiendrons de présenter ici , dans lequel il retire le genre bopyre de la classe des crustacés, pour le rapporter, sans en déduire les motifs , à celle des vers.
Une année plus tard, en 181 5, le même naturaliste a proposé , dans le onzième volume des Transactions de la Société Linnéenne de Londres , une nouvelle classification de la sous-classe des malacostracés
(moins les squilliares ) , et des classes des myriapodes et des arachnides. Cette classification , fondée sur de nouveaux principes , est , au moins pour ce qui concerne les malacostraeés proprement dits, assez peu naturelle; sa grande complication nous empêche surtout d’en présenter ici l’analyse, et nous nous bornons à renvoyer les lecteurs qui désireraient la connaître, à l’extrait que M. de Blainville en a donné dans le Nouveau Bulletin de la Société Philomatique, année 1816, et à l’article Malacostra cés du Dictionnaire des Sciences naturelles , dans lequel M. Desmarest, engagé à terminer le travail commencé pour cet ouvrage , par M. Leach lui-même, a dû adopter le plan que ce naturaliste s’était formé. Parmi les genres nouveaux qui y prennent place, nous citerons ceux que l’auteur nomme homola , pirimela .
Dans son Histoire Naturelle des crustacés de Nice , imprimée en i8i3 , mais publiée seulement en 1816, M. Risso a adopté les onze familles suivantes de M. Latreille, qui lui ont présenté des espèces dans la mer
qui baigne les côtes clu comté de Nice : cancérides, oxyrhinques, p a guriens, langoustines , homardiens , squilliares , crevettines , asellottes, cloportides, clypéacés et ostracodes : les cinq sections qui réunissent ces familles sont : i°. celle des brachyures, la première et la seconde ; 2°. celle des macroures , les troisième , quatrième et cinquième ; 3°. celle des squillines, les sixième et septième; 4°- ce^e des tétracères, les huitième et neuvième ; 5°. celle des entomostracés, les dixième et onzième. Les deux premières de ces sections forment Tordre des cryptobranches, ou crustacés à branchies couvertes, et les trois dernières composent celui des gymnobranches , ou crus tacés à branchies nues ou inconnues. Les nouveaux groupes proposés dans cet ouvrage sont, pour la famille des paguriens , le genre anceus ; pour celle des homardiens , les genres calypso , nika , egeon , melicerta et autonome a ; pour celle des crevettines, les genres eupheus et typhis ; enfin, pour la famille des asellottes, le genre ergyne. M. Risso admet aussi le genre glomeris de
la classe des insectes selon M. Latreille, dans celle des crustacés , à côté des armadilles , dans la famille des cloportides.
M. Latreille , chargé de la rédaction du troisième volume du Règne animal distribué selon son organisation , par M. Cuvier, publié en 1 8 1 7 , y proposa la distribution suivante des crustacés :
i er Ordre. DÉCAPODES. Dix pieds ; branchies cachées sous les bords latéraux du test; tête confondue avec le tronc; yeux mobiles , mandibules palpigères.
î re Famille. Brachyures ou crabes ; queue plus courte que le tronc, repliée en dessous , sans appendices ou nageoires à l’extrémité.
ire Section. Nageurs . Derniers pieds en nageoires : portune , podophthalme , matute > orithyie .
ae Section. Arqués. Pieds terminés en pointe; test arrondi en avant, rétréci en arrière : crabe , hépate.
3e Section. Quadrilatères. Pieds terminés
en pointe ; test presque carré ou en cœur : plagusie, grapse , ocypode , gonoplace , gélasime y gécarcin , uca , potamophile ou thelphuse , eriphie .
4e Section. Orbiculaires. Pieds terminés en pointe ; test orbiculaire ou elliptique: pinnothère y atélé cycle y thie y coryste y leuco sie , ixa y myctire.
5e Section. Triangulaires. Pieds terminés en pointe; test rhomboïdal ou ovale, étroit en avant : inachus , égérie , lithode y macropode y pactole , doclée , mithrax y parthénope .
6e Section. Cryptopodes . Les huit pieds postérieurs cachés sous une voûte du test : calappe , œthre .
7e Section. Notopodes. Pieds postérieurs relevés sur le dos : dromie , dorippe , homole y ranine.
2e Famille. Macroures ou écrevisses ; queue au moins aussi longue que le tronc , étendue , munie d’appendices à l’extrémité.
ire Section. Anomaux . Pieds simples; les deux ou quatre postérieurs beaucoup plus
petits que les autres: albunée , hippe , re-
mipède y pagure , porcellane , gai athée.
2e Section. Homards. Pieds simples ; les postérieurs proportionnés aux antérieurs ; antennes situées sur le même plan : scyllare, I langouste , écrevisse, thalassine , gébie , callianasse , axie .
3e Section. Salicoques . Pieds comme ceux des homards ; antennes latérales placées audessous des mitoyennes : nika , pénée , al phée , crangon, pandale, palémon , pasiphaé.
4e Section. Schizopodes. Pieds divisés au 1 moins jusqu’à leur milieu en deux branches : mysis et nébalie .
2e Ordre. STOMAPODES ou squilles.
Plus de dix pieds ; branchies placées sous la queue ; tête distincte du corps ; yeux mobiles ; mandibules paîpigères. Genres
squille et érichthe .
3e Ordre. AMPHIPODES ou chevrettes.
Pieds ordinairement au nombre de quatorze; branchies vésiculeuses placées à la base des pieds; tête distincte du tronc;
yeuxsessiles; mandibules palpigères. Genres phronime , chevrette , talitre , corophie .
4e Ordre. ISOPODES ou cloportes. Pieds en nombre variable , simples , propres à la locomotion; branchies ordinairement sous l’abdomen ; tête souvent distincte du tronc ; yeux sessiles, grenus; mandibules sans palpes.
ire Section. Cystibranches l. Branchies vésiculeuses attachées aux pâtes, ou les remplaçant; deux petits pieds annexés à la tête: leptomère , proton y chevrolle , cyame .
2e Section. Phytibranches . Branchies en forme de tiges, plus ou moins divisées, placées sous la queue : typhis 9. cincée y pranizc y apseudes ou euphée , jone.
3e Section. Pterygibranches . Branchies en forme d’écailles vasculaires , ou de bourses membraneuses, placées sous la queue : cy-
1 Dans le Nouveau Dictionnaire d’ Histoire naturelle > deuxième édition, M. Latreille a séparé la section des cystibranches de l’ordre des isopodes, pour en former un ordre particulier, auquel il a donné le nom de lœmodipodes.
mothoéy sphérome , idotée , as elle > ligie , philo scie y cloporte, porccllion , armadille , bopyre.
5e Ordre. BRAN CHIOPODES ou monocles. Pieds en forme de nageoires, souvent très nombreux; bouche tantôt en forme de bec , tantôt composée de mâchoires et de mandibules sans palpes 1 ; corps souvent recouvert d’un test.
ire Section. Pœcilopes. Des pieds à crochets en avant; des pieds nageoires en arrière : limule , calige , argule, cécrops et dichelestion.
2e Section. Phyllopes . Tous les pieds en nageoires ou en rames , au moins au nombre de onze paires : apus , hranchipe , anémie , eulimène .
3e Section. Lophyropes . Pieds natatoires garnis de poils, simples ou branchus, au plus au nombre de six paires : cythérée ,
1 Ce dernier caractère manque de généralité , depuis que M. Straus a reconnu que les cypris ont des mandibules palpigères.
cjpris , lyncêe , daphnie , cyclope , polyphème et zoé.
Dans cette classification, on remarque que M. Latreille a établi ou adopté plusieurs genres qu’il n’avait pas admis dans ses travaux antérieurs.
M. de Lamarck , dans la seconde édition de son Histoire naturelle des Animaux sans vertèbres, a donné une nouvelle division des crustacés, dont voici le tableau.
Ier Ordre. HÉTÉROBRANCHES. Branchies de formes variées, non cachées sous les bords latéraux du test.
ire Section. Branchiopodes. Mandibules sans palpes, ou nulles; pâtes servant à nager ; yeux souvent sessiles.
A. Toutes les pâtes natatoires, jamais dilatées en lames : frangés; cypris , cythérine ou cyt Itéré e , daphnie , lyncée , cyclope , céphalocle (ou polyphème, Mull.), zoé.
B. Pâtes, en totalité ou en partie, natatoires.
crustacés, i. ^ 8
a . Yeux pédoncules : lamellipèdes ; branchipe , artémie.
b . Yeux sessiles.
* Bouche en bec : parasites; dichelestion , cécrops , argule , calige.
** Bouche non en forme de bec : céans ; limule (apus , Latr.), polyphénie ( limulus , Fab. ).
2e Section. Isopodes. Mandibules sans palpes; pâtes locomotiles; yeux sessiles.
A. Branchies situées sous la queue.
a . Couvertes, non dendroïdes.
* Deux antennes apparentes : cloportides; armadille , cloporte , philoscie , ligie.
** Quatre antennes apparentes : asellides ; as elle y idotée y sphérome y cymothoé y bopyre.
b. Nues, dendroïdes : jonelles; typhis , ancée y pranize , apseudés , jonc.
B. Branchies situées sous la partie antérieure de l’abdomen , entre les pâtes : caprellines; leptomère , chevrolle et cyame .
3e Section. Amphipobes. Mandibules palpigères; yeux sessiles; tête distincte; des branchies vésiculeuses à la base des pâtes : phronime > crevette y talitre , corophie .
4e Section. Stomapodes. Mandibules palpigères ; yeux pédoncules ; tête distincte ; des branchies en panache, sous la queue : s quille y erichthe.
2e Ordre. HOMOBRANCHES. Branchies composées de lames membraneuses en grand nombre, cachées sous les bords latéraux du test.
ire Section. Macroures. Queue aussi longue ou plus longue que le tronc, étendue.
A. Pâtes profondément bifides : fissipèdes; né b a lie , mysis.
B. Pâtes non bifides.
a. Des lames natatoires en éventail au bout de la queue.
* Antennes latérales placées en dessous des intermédiaires : salicoques; crangon , nika y pandale , alphée y pénée , paie mon.
** Antennes placées à peu près sur un meme rang : astaciens; langouste , scyllare> galathée 9 écrevisse y thalassine .
b . Point de lames natatoires en éventail au bout de la queue : paguriens; pagure y hippe y remipède y albunée y ranine .
2e Section. Brachyures. Queue plus courte que le tronc, repliée sous lui.
A. Pâtes postérieures non natatoires; test orbiculaire ou elliptique : orbiculés; por ~ cellane y pinnothère , leucosie y coryste.
B. Pâtes postérieures non natatoires; test subtriangulaire : trigonés; leptope , stenorhynque y parthénope y lit ho de , maia.
C. Pâtes postérieures non natatoires; test tronqué antérieurement : plaquettes; dorippe y plagusie , grapse , gécarcin , ocypode y rhombille ou gonoplax .
D. Pâtes postérieures, au moins, natatoires : nageurs; podophthalme , portune y orithyie y matute .
E. Pâtes postérieures non natatoires;
INTRODUCTION. 8 g
bord antérieur du test arqué : cancé rides ; dromie , œthre , calappe , hèpate , crabe .
Enfin, dans l’article Malacostracés du Dictionnaire des Sciences naturelles , M. Des™ marest a, dans le courant de l’année i825, cherché à rapprocher et à fondre ensemble les méthodes de classification des crustacés présentées par MM. Leach dans les Transactions de la Société Linnéenne de Londres, et par M. Latreille , dans le Règne animal. En général , les bases posées par le premier de ces naturalistes, lui ont servi pour la distribution des crustacés proprement dits ou décapodes, et des stomapodes. Il a donné la priorité à celles qui ont été proposées par M. Latreille, pour les ordres des amphipodes , des isopodes et des lœmodipodes ; mais il s’est assez écarté des unes et des autres dans l’arrangement des entomostracés, où il a fait entrer quelques considérations présentées par M. Straus , et qui l’ont déterminé à admettre l’ordre des ostrapodes créé par cet habile observateur.
On trouve des crustacés décrits et figurés
dans un grand nombre d’auteurs, depuis Rondelet, le premier des modernes, jusqu’à M. Leach, qui a publié sur ces animaux plusieurs mémoires , et un ouvrage spécial accompagné de beaucoup de figures coloriées. Les principaux de ces auteurs sont : Aldrovande, Swammerdam, 11 um phi us , Séba, Jonston, Sachs, Marcgrave, Pison, Kempfer, Sloanne, Browne, Catesby, Petiver, Parra, Gronovius, Knorr, Barelier, Baster, Klein, Plancus, Pennant, Roësel, Pallas, Degéer, Muller, Linnæus , Fabrîcius, Latreille, Savigny, Lichenstein, Jurine, Straus, etc» On doit surtout citer Herbst, qui a publié , de 1782 à 1796, une iconographie fort complète de toutes les espèces de crustacés décrites par les premiers auteurs, ou de celles qu’il a connues. 1
Actuellement que l’histoire de la science des crustacés a été parcourue, il convient
1 Cet ouvrage, intitulé Versuch eincr naturschiste der Krabben und Krebs , etc., forme trois volumes in-4°, publiés, le premier, à Zurich, et les deux; derniers à Berlin.
INTRODUCTION. g I
de passer aux élémens de la science meme.
Les crustacés sont des animaux dont le corps et les membres sont articulés, qui ont pour peau une croûte calcaire qui se renouvelle tous les ans, un cerveau et des nerfs, des branchies pour la respiration , un cœur musculaire et des vaisseaux pour la circulation, et enfin, qui engendrent plusieurs fois dans leur vie.
Ils diffèrent des poissons et des mollusques, avec lesquels ils vivent, parce qu'ils ont des membres articulés. Ils diffèrent des insectes, avec lesquels ils ont les plus grands rapports d’organisation extérieure, parce qu’ils ont des branchies , tandis que ceux-ci respirent par des stigmates.
Leur corps se divise en tronc et en extrémités, comme celui de la plupart des autres animaux. Chez beaucoup d’entre eux, la tête n’est pas distincte du corselet, et elle ne se remarque que par la place des organes qui lui sont propres , tels que la bouche, les yeux et les antennes, avec leurs aecompa gnemens.
Les antennes varient en nombre , mais la
très grande majorité en a quatre, de sorte que cette quantité est généralement regardée comme un des caractères de la classe. L’organisation de ces antennes est différente, sous quelques rapports , des appendices analogues chez les insectes. Presque toujours elles sont divisées en deux parties : l’une, celle qui est la plus voisine de la base, composée d’articles longs et gros ; l’autre , terminale, formée d’une immense quantité d’articles très étroits, arrondis, allant en diminuant de grosseur.
Aucune autre classe dans la nature n’a les organes de la manducation si compliqués; la bouche est le plus souvent accompagnée d’un formidable appareil d’instrumens propres à briser, à retenir la proie. Le nombre des parties qui la composent varie dans les divers genres; et, selon la judicieuse remarque de M. Savigny, il est d’autant moins considérable, que celui des membres est plus considérable, et vice versa ; d’où il suit qu’on peut considérer ces parties de la bouche et ces membres comme des appendices du corps , analogues
Crustacés . jP7 ► 1 ,
Irap il oreJL, r . Haute feuill e. 12 .
entre eux, et ne différant que par leur conformation et leurs usages.
C’est d’après les organes qui composent la bouche, que Fabricius a établi ses caractères génériques, et que M. Latreille a coordonné les siens. Leur étude est aujourd’hui indispensable à ceux qui veulent apprendre à. connaître les crustacés; c’est en grande partie sur eux que reposent les fondemens de la science qui les a pour objet. Pour en donner une idée précise , on va décrire toutes ces parties , d’après M. Desmarest 1 , en rapportant les différons noms que les naturalistes les plus récens leur ont donnés. a
Les crustacés à dix pieds et à courte queue, tels que les crabes, sont pourvus, i°. d’une lèvre supérieure transversale, articulée avec le bord antérieur de l’ouver-
1 Article Malacostracés du Dictionnaire des Sciences naturelles , et Considérations sur la classe des Crustacés 9 un volume in-8°, chez Levrault.
a Voyez pi. i , où on a figuré en haut celle du portune dépurateur, et en bas celle de l 'écrevisse de rivière y pour faire sentir leur différence de forme.
lure buccale; 20. d’une paire de mandibules ou pièces latérales , épaisses , solides , comprimées et tranchantes intérieurement, portant sur leur dos et près de leur point d’articulation, un appendice ou palpe a, formé de trois articles, ces mandibules étant placées antérieurement et en dessous ou en dedans de toutes les autres pièces par paires; 3°. d’une langue mince, lamelleuse et bifide , placée contre la base postérieure des mandibules; 4°* d’une paire de mâchoires membraneuses, lobées profondément, et ciliées sur leurs bords , sans palpes, appliquées sur la face inférieure des mandibules, étant en général très semblables aux mâchoires les plus communes dans les insectes hexapodes; 5°. d’une seconde paire de mâchoires sans palpes , appliquées sur les premières, également membraneuses, découpées et ciliées; 6°. d’une troisième paire de mâchoires membraneuses {première paire de mâchoires auxiliaires , Savigny ; pieds-mâchoires internes , Desm.), pourvues en dehors d’un palpe {palpe fia gellif orme, Fab.) , formé d’un long pédoncule qui porte à son
'extrémité une petite tige arquée, sétacée, et multiarticulée ; 70. d’une quatrième paire de mâchoires [s exonde paire de mâchoires auxiliaires , Savigny ; pieds-mâchoires intermédiaires , Desm. ), formées d’une tige assez étroite, comprimée, non membraneuse, divisée comme les pieds en six articles, et pourvues d’un palpe extérieur flagelliforme , analogue à celui des mâchoires précédentes, mais plus distinct ; 8°. d’une dernière paire de pièces ( mâchoires extérieures , Fabricitjs ; pieds-mâchoires extérieurs , Latr. ; pédi palpes y Leach), composées, comme les précédentes, de deux parties ou tiges; l’intérieure crustacée, comprimée et divisée en six articles, dont le second et le troisième sont beaucoup plus grands que les autres, et les derniers petits ; l’extérieure en forme de palpe, semblable à ceux des deux paires de mâchoires qui sont situées avant celle-ci.
M. Savigny regarde les trois paires de mâchoires auxiliaires comme n'étant que des pieds modifiés de façon à servir à la manducation, et il se fonde sur ce que le palpe dont elles sont pourvues est analogue
aux filets qu’on remarque dans les pâtes antérieures de plusieurs entomostraeés ; sur ce que les deux extérieures sont articulées comme les pâtes proprement dites , et composées en général du même nombre de pièces ; sur ce qu’à leur base , elles servent de point d’attache à des branchies comme les pâtes ordinaires, etc. Selon cet habile naturaliste, tous les crustacés véritables auraient seize pâtes, et ne différeraient entre eux que par le nombre de ces pâtes, qui se trouveraient converties en mâchoires auxiliaires dans certains cas. Il y en aurait six dans les crabes et les autres crustacés décapodes; il y en aurait deux seulement dans les cloportes, les aselles, les bopyres, les crevettes, les branchiopes, etc. D’après cela, il résulterait que pour connaître le nombre des mâchoires d’un crustacé, il suffirait de compter ses pâtes.
Dans les crabes , les pieds-mâchoires extérieurs, ou troisièmes mâchoires auxiliaires de M. Savigny, sont toujours très apparens; ils ferment la bouche en dessous, et couvrent tout l’espace compris par la
cavité buccale. La seconde pièce de leur tige interne, la plus grande de toutes, s’applique assez ordinairement par son bord intérieur contre le bord correspondant de la même pièce dans le pied-mâchoire opposé; mais quelquefois ces pièces sont écartées, et laissent un intervalle triangulaire entre elles. La troisième pièce est plus petite, et de forme tantôt carrée, tantôt triangulaire, trapézoïdale ou oblongue, et sa pointe ou son bord interne présente une échancrure pour l’articulation du quatrième article, qui lui-même donne attache aux deux derniers.
Le second et surtout le troisième article des pieds-mâchoires extérieurs sont ceux qui offrent le plus de modifications dans leurs formes, et qui servent le plus ordinairement pour caractériser les genres de crustacés décapodes brachyures.
Tous les auteurs nomment premier article celui que, d’après M. Savigny, nous considérons comme le second , et second celui que nous appelons le troisième. Cette différence dans la manière de compter ces
crustacés, i. 9
articles, vient de ce que le premier, ou celui qui est à la base de la division interne des pieds-mâchoires extérieurs, étant fort petit, et souvent soudé avec le second, a échappé à l'attention des premiers observateurs.
Dans les décapodes à longue queue, ou les écrevisses, les mandibules et les deux vraies paires de mâchoires membraneuses et lobées diffèrent assez peu des mêmes parties dans les crabes; mais les pieds-mâchoires, et surtout ceux de la paire extérieure, sont allongés, prismatiques, forts; les derniers articles en sont presque aussi gros que le second et le troisième, et ces pièces ont une analogie incontestable avec les pieds ambulatoires ; dans les pasiphaés et les mysis , ils servent même visiblement à la locomotion.
Les squilles, crustacés très anomaux dans leur organisation , sont pourvus d’une grande lèvre supérieure conique ; de deux très fortes mandibules dentées et palpigères; d’une languette formée de deux pièces comprimées, placées une de chaque côté, et
faisant l'office de mâehoires ; d’une première paire de mâchoires membraneuses, composées de deux pièces , et portant en dehors un petit appendice palpiforme; d’une seconde paire de mâchoires foliacées triangulaires, formées de quatre pièces, et recouvrant, comme une lèvre, mais longitudinalement , toutes les parties de la bouche dont il vient d’être fait mention. Ensuite viennent huit paires d’appendices ou de mêmes pièces, auxquels il est difficile d’assigner des noms précis, et dont cinq entourent la bouche* M. Savigny considère néanmoins comme mâchoires auxiliaires les deux premiers de ces appendices , qui sont grêles et sans palpes, et il regarde comme étant des pâtes les quatorze autres, dont les deux antérieurs, très grands, en forme de serre ou de pince à genou, sont très analogues aux deux pâtes antérieures des insectes orthoptères, connus sous le nom de mantes .
Les crustacés à yeux sessiies, tels que les crevettes, ont, en outre de leur lèvre supérieure, de leurs mandibules paîpigères, de leur langue cartilagineuse bifide, et de
ÏOO INTRODUCTION,
leurs deux paires de mâchoires à deux lames et sans palpes, une lèvre inférieure qui résulte de la réunion de deux pieds-mâchoires, ou mâchoires auxiliaires.
Les limules ont une bouche très anomale, fendue en long; elle est bordée par dix appendices en forme de pieds , disposés sur deux rangs, dont les hanches épineuses font l’office de mâchoires; en avant, se trouve une paire de petites pinces, que M. Savigny a nommées mandibules succédanées, et que M. Cuvier a désignées sous la dénomination de palpes. La lèvre inférieure est formée par la réunion des hanches d’une dernière paire de pâtes qui n’est pas développée.
Les apus ont une lèvre supérieure, deux grandes mandibules, deux paires de mâchoires et une languette. Quelques entomostracés suceurs, tels que les caliges, les cécrops, etc., ont une sorte de bec ou de suçoir formé par la réunion de deux lèvres et de deux très petites mandibules, etc. Enfin, les cyclopes et les daphnies sont pourvus de mandibules suivies de pièces
INTRODUCTION. IOI
qu’on a comparées à des mâchoires; les cypris ont de plus une grande lèvre inférieure , des palpes aux mandibules, et leurs premières mâchoires supportent à leur bord externe une lame branchiale.
Le corselet ou carapace est la partie qui varie le plus dans les crustacés; il est ovale, ou carré, ou trapézoïde et aplati dans quelques genres; globuleux ou aplati dans d’autres; ensuite il devient cylindrique, même linéaire , et aplati sur les côtés. On ne peut entrer ici dans tous les détails relatifs à cette diversité de formes : on les trouvera à la tête de chaque genre.
M. Desmarest néanmoins a reconnu que , quelles que soient les saillies ou inégalités qu’on remarque sur la carapace des crabes et de beaucoup de crustacés à longue queue, comme les écrevisses, leur disposition est constante et soumise à certaines lois qui ne sont jamais contrariées. Les espaces qu’elles occupent ou les saillies qu’elles constituent correspondent exactement avec les dispositions des viscères qui sont situés au-dessous, et les limites de ces espaces sont marquées
souvent par des lignes enfoncées plus ou moins senties; il les nomme régions, et il distingue une région stomacale, située antérieurement sur la ligne médiane, pL 2, fig. 1 , a ; une région génitale, plus petite, et placée en arrière et sur la même ligne que la première b ; une région cardiale c, située en arrière de celle-ci ; deux régions hépatiques antérieures , placées à droite et à gauche de la stomacale dd; une région hépatique postérieure e , qui se Voit en arrière de la cardiale; et enfin, deux régions branchiales ff, placées sur les côtés du corps, en arrière des hépatiques antérieures, et séparées l’une de l’autre par les régions moyennes , c’est-à-dire la stomacale , la génitale et la cardiale. Ces régions correspondent exactement à la distribution des viscères qu’on voit en dessous de la carapace, fig. 2 , savoir : l’estomac a , les vésicules séminales ou les ovaires b , le cœur c , le foie dde , et les branchies ffi
Dans l’écrevisse, ce qu’on nomme communément la tête a , ou la partie placée en avant d’un sillon transversal et arqué, ren-
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t. Carapace dn Cral>e mena de en dessus.