‹ Histoire naturelle des crustacés (volume 2)Chapitre 168 sur 487 · ANCÉE FORFICULAIRE. — A. forficularis · texte numérisé non relu

ANCÉE FORFICULAIRE. — A. forficularis

Si la figure et la description qu'on a données de cette espèce sont exactes, elle différerait de la précédente par la forme et la grandeur des mandibules, par la ténuité extrême des antennes de la seconde paire, par la forme arrondie du dernier article de l'abdomen, et par plusieurs autres caractères.

Habite les environs de Nice.

L’'ANCÉE MAXILLAIRE (2) paraît se rapprocher beaucoup de notre Ancée rapace; mais à en juger par la figure que Montagu en a donnée, elle s’en distinguerait par la forme des mandibules. C'est à tort qu'on l’a supposée privée d'une nageoire caudale,

FAMILLE DES SPHÉROMIENS.

Dans cette famille le corps est large et très-obtus en avant (PI. 31 , fig. 11 et16; PL. 32, fig. 1; 10 et 17). La tête est transversale et porte les antennes sur son bord antérieur , sans se prolonger au-dessus de la base de ces organes qui sont de longueur médiocre. Les antennes de la première paire sont plus ou moins élargies à leur base, et celles de la seconde paire insérées très-près des précédentes. Nous ne connaissons la structure de l’appa-

(4) Risso, Crust. de Nice , p. 52, PI. 2, fig. 10. — Desmarest, Consid. p. 283, PL. 46, fig. 7 (d'après Risso). — Latreille, Encyclop. PI. 356, fig. 24 (d'après Risso). — Guérin, Iconogr. Crust. PI 27, fig. 7 (d’après Risso).

(2) Cancer maxillaris, Montagu , Trans. of the Linn. Soc. vol. », p- 65, PL 6, fig. 2.— Gnathia maxillaris, Leach, Encyclop. méthod. PI. 336, fig. 25 (d’après Montaga).— Anceus maxillaris, Lamarck, Hist. des anim. sans vert. t. 5, — Desmarest, Consid. sur les Crust. p. 283, PL. 46, fig. G (d'après Montagu). — Westwood, Ann. des Sc. nat. t. 27, p. 329.

reil buecal que dans la tribu des Sphéromiens onguiculés, et par conséquent nous ne la décrirons que lorsque nous traiterons de ces animaux en particulier ; mais nous devons noter ici que chez tous les Sphéromiens dont nous avons étudié la structure, les mandibules sont fortement dentées et portent un appendice palpiforme grêle et aplati (PI. 31, fig. 15 ; PI. 32, fig. 3 et13); les méchoires dela seconde paire présentent trois lames terminales superposées (PL. 31, fig. 13), etles pates-mâchoires se terminent par un grand prolongement palpiforme composé de cinq articles (fig. 12), disposition qui ne se rencontre que très-rarement dans la famille suivante. Le thorax ne présente pas latéralement des pièces épimériennes distinctes , comme chez la plupart des autres Isopodes. Les pates sont en général toutes conformées pour la marche seulement et terminées par un ongle très-court; quelquefois celles des deux premières paires sont subchéliformes , mais celles de la troisième paire ne sont jamais ni préhensiles ni ancreuses, Les cinq premiers anneaux de l'abdomen sont plus ou moins rudimentäires et en général soudés de façon à former un seul article; le dernier segment est au contraire très-grand et scutiforme. Les fausses pates des cinq premières paires se reploient obliquement sous le bouclier caudal formé par le dernier article de l'abdomen ( PL. 32, fig. 7 |. Enfin les fausses pates de la dernière paire n'offrent qu'une seule lame terminale mobile, l’'appendice terminal interne n’existant pas ou étant soudé à l’article basilaire , de facon à ne pouvoir exécuter des mouvemens qui lui soient propres (PI. 32, fig. 16).

Nous diviserons cette famille en deux tribus caractérisées principalement par la conformation des pates, comme on peut le voir dans le tableau suivant :

dont toutes les pates sont) terminées par un ongle trèspetit et ne sont propres qu'à la marche.

SPHÉROMIENS ONGUICULES.

SRE dont les pates des cinq der-

nières paires seulement on |

ambulatoires et dontlespates } SPnÉROMIENS EnÉLIFERES. des deux premières paires

sont subchéliformes.

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