‹ Histoire naturelle des crustacés (volume 2)Chapitre 240 sur 487 · FAMILLE DES IONIENS · texte numérisé non relu

FAMILLE DES IONIENS

Genre JONE. — Jone (1).

Dans ce genre, le méle (PI. 33, fig. 15), beaucoup plus petit que la femelle, est d’une forme étroite et allongée ; sa téte, aussi large que le thorax et arrondie antérieurement, porte deux paires d'antennes dont les internes sont rudimentaires , et les externes bien développées, styliformes et composées de quatre ou cinq articles cylindriques. Les anneaux du {horax sont profondément séparés de chaque côté, et ont tous à peu près la même forme et les mêmes dimensions ; les pates sont fixées à leur angle externe, et se terminent toutes par une petite main ovoïde, renflée et subchéliforme. Enfin l'abdomen se compose de six segmens qui se rétrécissent graduellement, et qui portent chacun une paire d’appendices membraneux, cylindriques, grèles et très-allongés.

Chez la femelle (PI. 33, fig. 14), le corps est pyriforme et très-aplati; la tête est profondément enchâssée dans le thorax, et a la forme d’un écusson ; le front est lamelleux et s’'avance au-dessus de la base des antennes qui sont trèscourtes, mais bien distinctes. La bouche est couverte par une paire de pates-mâchoires lamelleuses, qui ressemblent un peu à celles des Cymothoés ; les mandibules sont aussi disposées à peu près de même que chez ces Crustacés , mais elles sont plus étroites vers le bout, et ne portent pas de branche palpiforme; enfin les mâchoires ne paraissent être représentées que par des lobules semi-membraneux, mais nous n’avons pas eu l’occasion d'étudier ces parties avec

. (1) Oniscus, Montagu, Trans. of the Linn. Soc.—Jone, Latreille. — Lamarck. — Desmarest, etc.

assez de détail pour en bien connaître la structure. Les anneaux du thorax sont bien distincts les uns des autres, et conformés à peu près de la même manière que chez les Cymothoés, si ce n’est qu'ils n’ont pas de pièces épimériennes. Les pates ont la même structure que chez le mäle ; seulement, on remarque au-dessous de la base de chacune de celles des six premières paires, deux grands appendices ; Pun de ces appendices très-large , de forme foliacée et d’une consistance semi-cornée, se reploie sous le thorax pour former avec ses congénères une grande poche ovifère qui recouvre toute cette portion du corps ; l’autre appendice a la forme d’une lanière membraneuse qui flotte sur les côtés du corps, et qui ressemble exactement aux appendices respiratoires placés de la même manière chez les Amphipodes. L'abdomen est semi-ovalaire, et les anneaux dont il se compose ne sont dentelés que sur les côtés. Enfin les appendices fixés aux cinq premiers anneaux sont très-longs et arborescens, tandis que ceux de la sixième paire également membraneux sont simples , cylindriques et recourbés en dehors vers le bout; il est aussi à noter que les premiers portent à leur base une petite écaille reployée en dedans sous l'abdomen.

On ne connaît qu’une espèce de ce genre :

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