SAPHIRINE BRILLANT. — S. fulgens
Planche 37, fig. 1.
Cette espèce paraît devoir être distincte de la précédente, car l'animal d'après lequel je la caractérise , n’offre pas d’échancrures dentiformes sur les côtés du corps, et a les lames candales ovales et obtuses. Longueur, une ligne et demie.
Trouvé dans l'océan Atlantique, par M. Raynaud , et au sud du cap de Bonne-Espérance par M. Templeton. (C. M.)
Gexre PELTIDIE. — Peliidium (3).
Ce genre, récemment établi par M, Philippi, se rapproche beaucoup des Saphirines, mais semble établir, à certains égards , le passage vers les Caligiens ; et peut-être même, lorsqu'on connaîtra la structure de la bouche, trouvera-t-on qu’il faudra le placer parmi les Crustacés suceurs. Quoiqu'il en soit, le corps est déprimé, foliacé, et composé de sept segmens, dont le premier est très-grand et clypéiforme, tandis que les suivans sont courts, et se rétrécissent graduellement vers l'extrémité çaudale ( PI. 37, fig. 18). On distingue près du front deux yeux sessiles , et une seule paire d’antennes sétacées. À la face inférieure du bouclier céphalique, se trouve
(1) Sapphirina indicator , Thompson, Zoological Researches, p. 46, pl. 5, fig. 2.
(2) Oniscus fulgens ? Télésius, Neue. ann. Watterausch ;, t. 1, p. 10, PI, 213 , fig. 24. — Sapphirina fulgens , Templeton , Trans. of the entomol. soc. of London , vol. 1, p. 194, p. 21, fig. 8.
(3) Philippi, Einige zoologische notizen; Archiv für naturgeschichte von Wiegmann , 1939 , B. 2.
la bouche, sur les côtés de laquelle s’insèrent trois paires d’appendices, ayant beaucoup de ressemblance avec les patesmächoires ancreuses des Galigiens ; ceux de la première paire sont grèles et onguiculés au bout ; ceux de la seconde paire élargis vers le bout, ciliés , et portant sur le bord du premier article une petite pièce sétacée ; enfin ceux de la troisième paire sont plus gros, terminés par un ongle très-fort, et paraissent devoir être préhensiles. À la suite de ces organes on trouve cinq paires de pates natatoires fixées à la face infévieure des anneaux thoraciques ; celles des quatre premières paires sont biramées et assez grandes ; mais celles de la dernière paire sont simples et rudimentaires. Enfin le corps est terminé postérieurement par une petite nageoire caudale, composée d’une paire de lames foliacées et garnies de longs poils.
On ne connaît encore qu’une seule espèce de ce genre.
Le PELTIDE pouRPRÉ. — P. purpureum (1).
(Planche 37, fig. 18.)
Carapace (ou premier segment du corps) presque carrée, et garnie sur son bord antérieur d'un prolongement frontal tronqué en avant et séparant entre elles les deux antennes qui sont setacées et composées de plusieurs articles ; les angles postérieurs de la carapace et les angles latéraux des anneaux suivants, dentiformes et recourbés en arrière. Queue trés-courte. Longueur, environ une ligne.
GENRE HERSILIE. — /ersilia (2).
M. Philippi a donné ce nom générique à un petit Crustacé qui semble avoir de l’analogie avec les Sapphirines et les Peltidies, mais qui se rapproche aussi des Argules par la forme générale du corps, et qui n’est pas encore assez
(1) Philippi, loc. cit. PL. 4, fig. 12-13.
(2) Philippi, Archives de Wiegmann, 1639 , p. 128.
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complétement connu pour qu'on puisse déterminer avec certitude la place qu’il doit occuper dans une classification naturelle. Le corps est foliacé comme chez les Sapphirines, et constitue un grand bouclier dorsal qui recouvre les pates presque entièrement, et qui est composé de la tête, suivi de trois articles thoraciques. Une paire d’antennes allongées, rétiformes et composées de plusieurs articles, s’insère sous le bord frontal de ce bouclier, et un peu en arrière de leur base se trouve une seconde paire d’appendices qui, chez le mâle, servent à l’animal pour s’accrocher à la queue de sa femelle lors de l’accouplement. Chacun des trois articles lamelleux du thorax portent en dessous une paire de pates bi-ramées, et le dernier donne insertion aussi à une quatrième paire de pates qui sont uni-ramées ; enfin l’abdomen naît également de la face inférieure de ce dernier article clypéiforme, et se termine par deux lamelles sétifères. L'espèce unique de ce genre a reçu le nom de
HERSILIE APODIFORME. — Â1, apodiformis (1).
Sa longueur est d'environ une ligne et demie. IUT;
Genre PONTIE. — Pontia (2).
Le genre que nous avons établi sous ce nom est trèsvoisin de celui des Cyclopes, dont il diffère principalement par la conformation des yeux, des antennes de la seconde paire et de l'appareil buccal.|
Le corps des Ponties est bombé en dessus , et a la forme d’un ovale allongé, tronqué en arrière et terminé par un prolongement étroit. La tête est arrondie et assez distinctement séparée du premier anneau thoracique ; elle porte en dessus deux yeux bien séparés, et est armée en avant d’un
(1) Philippi , loc. cit. PI. 4, g-11.
(2) Edw. Ann. des Sc, nat, 1828, t. 15, p. 296. — Latreille, Règne anim. t. 5, p. 547.
rostre mobile qui se dirige en bas;et se termine par une ou deux pointes. Le thorax se compose de cinq articles assez semblables entre eux, et dont le dernier est profondément échancré en arrière pour recevoir l’abdomen qui est court et étroit. Les antennes de la première paire sont longues, filiformes, et dirigées en bas ; on y distingue un article pédonculaire et une tige multiarticulée. Chez la femelle, elles ont toutes deux la même forme ; mais chez le mâle, celle du côté gauche présente vers le milieu une dilatation qui est quelquefois subchéliforme (fig. 6). Les antennes de la seconde paire naissent aussi de la face inférieure de la tête, et se dirigent en bas; mais au lieu d’être simples et sétacées, elles se composent chacune d’un article basilaire portant deux branches aplaties et allongées, et sont conformées de façon à constituer des rames natatoires (fig. 7); leur branche interne est grêle, et terminée seulement par quelques longues soies plumeuses ; mais la branche externe est beaucoup plus grande, et porte à son extrémité un article très-dilaté , bilobé, et garni d’une bordure de soies plumeuses très-longues. La bouche , située tout auprès de la base de ces antennes, est garnie en avant d’un labre très-développé, dans lequel on distingue, 1° une petite lamelle médiane et antérieure qui est saillante et semiovalaire; 2° deux lobes latéro - postérieurs qui sont trèsrenflés, et laissent entre eux un sillon dirigé obliquement vers le pharynx. En arrière l’ouverture buccale est bornée par un organe bilobé qui paraît être le représentant de la lèvre inférieure des Édriophthalmes, mais qui offre ici un développement plus considérable. Entre ces deux lèvres médianes se trouvent les mandibules qui sont fortement dentées à leur extrémité interne, et portent une grande branche palpiforme, lamelleuse , et divisée vers le bout en deux rames (fig. 9). Les mâchoires paraissent manquer complétement ou se trouver réduites à l’état de simples vestiges ; mais l'appareil buccal est complété sur les côtés et en arrière par trois paires de pates-mâchoires très-développées, et gar-
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nies de soies plumeuses d’une longueur remarquable. Les pates-mâchoires de la première paire (fig. 10) sont dirigées en bas et en arrière ; elle se composent d’une pièce basilaire, portant en dedans deux lobes obliques, et à son extrémité une lame ovalaire. Les pates-mâchoires des deux paires suivantes s’insèrent à peu près sur la même ligne, et se dirigent en bas et en avant, de facon que les soies qui les terminent viennent se rencontrer avec celles des antennes inférieures et des palpes mandibulaires , et recouvrent tout le reste de l'appareil buccal ; celles de la seconde paire, situées près de la ligne médiane, sont petites et composées d’un article basilaire, large et bilobé, portant une petite branche styliforme, bi-articulée (fig, 11) ; enfin celles de la dernière paire sont très-grandes, quadrilataires dans leur portion basilaire,et terminées par deux branches lamelleuses de même longueur, garnies de soie plumeuses extrêmement grandes (fig. 12). Les pates, proprement dites, sont au nombre de cinq paires, et sont ordinairement dirigées obliquement en arrière; celles des quatre premières paires ont la forme de rames natatoires (fig. 13), et se composent d’une portion basilaire de deux articles terminée par deux branches aplaties et à bords ciliés, dont l’interne est bi-articulée, et l’externe, beaucoup plus longue, est divisée en trois articles. Les pates de la dernière paire sont presque rudimentaires chez la femelle, et se composent d’un pédoncule de deux articles terminé par deux petits appendices styliformes (fig. 1%) ; chez le mâle elles sont beaucoup plus développées , mais dissemblables entre elles ; celle du côté gauche est simple et styliforme, tandis que celle du côté droit est beaucoup plus grande, et se termine par une main subchéliforme (fig. 15). L’abdomen aplati, et des deux tiers moins large que le thorax, se compose de quatre articles chez le mâle, mais de deux seulement chez la femelle, et se termine par deux appendices lamelleux, qui sont ciliés sur les bords, et constituent une nageoire caudale (fig, 16 et 17).