‹ Histoire naturelle des crustacés (volume 3)Chapitre 128 sur 310 · Pagure pointillé. — P- punclulalus (i · texte numérisé non relu

Pagure pointillé. — P- punclulalus (i

Pédoncules oculaires gros, cylindriques et assez longs, mais ne dépassant que de fort peu le pédoncule des antennes externe» > moins longs que le pédoncule des antennes internes, et beaucoup moins long que le bord antérieur de la carapace ; cornée petd

(1) Edivarils , op. cit. p. 272, PL lô- hg- i4'

(2) Olivier, Eiicyclop. IMétIi. t. ‘VIII, p- 641.

cit. p. 178, Quoy elGaimavd, ’Voy. de lUranie

lig. 2. Edwards, op. cit. p. uyS.

Desmarest , op'

, p. 520, PL 7^-

DES CRUSTACÉS. 2a3

n'occupant pas le quart de la longueur du pédoncule , et échancré comme d’ordinaire pour recevoir un prolongement de la portion opaque du pédoncule. Palpes spiniformes des antennes externes petites. Pâtes antérieures renjlées très-inégales (la gauehe fort grosse) , et couvertes de grosses épines acérées , garnies à leur l>ase de faisceaux de poils longs et roules. Les pâtes des deux ^ paires suivantes presque cylindriques, et garnies d’une multitude de faisceaux de poils roides, à la base de chacun desquels on voit deux épines acérées plus ou moins longues. Abdomen garni de quatre larges plaques transversales et de quatre fausses pâtes qui, chez le mâle, sont simples et très-petites, et qui, chez la femelle, sont , à l’exception de la dernière', grosses et pom’vues de trois lames très-développées. Couleur, générale rouge orangé, avec des taches ocellées , blanches , bordées de brun ou de noir, qui sur les mains sont, pour la plupart, situées sur les épines; poils roux et très-roides ; chez la femelle les plaques abdomi- Dales sont colorées comme le reste du corps. Quelquefois ces taches disparaissent presque entièrement.

Habite l’Océan Indien. ( G. M. )

i3. Paccbe moucheté. — Pngurus guttatus (2).

Pédoncules oculaires médiocres, beaucoup moins longs que le bord antérieur de la carapace , mais dépassant le pédoncule des antennes internes ; cornée petite, et n'occupant qu'environ le cinquième de la longueur du pédoncule. Palpe spiniforme des antennes externes très-petit. Portion antérieure de la carapace trèsdéprimée , polie, et marquée de plusieurs sillons linéaires, dont les médianes circonscrivent une espèce d'écusson , mieux mar- 'lué que dans le P. pointillé, mais de même forme. Pâtes anterieures petites (la gauche un peu plus grosse que la droite), poilues, rt Un peu épineuses sur le bord supérieur. Les pâtes des deux paires

(1) Pagurus guttatus , Olivier, Encyclop. t. VIII , P- 64°’ — V«0y et Gaimard, Voyage de l'Uranie, PI. 7g, %■ 3. — Dict. ®'a.ssique d’hist. nat. PI. Ô4, fig. 2.— Edwards . op. cit p

suivantes courtes, grosses, cylindriques , peu poilues , et à peine épineuses, si ce n’est au bord externe de leur troisième article. Sternum chez la femelle très-large , surtout entre les pâtes de la troisième et quatrième paires , où sa largeur égale la longueur du bord antérieur de la carapace. Abdomen garni de grandes plaques transversales, qui en avant se touchent presque. Fausses pâtes ovifères de la femelle grandes et à trois lames terminales; enfin un appendice mou, en forme de corne, et de grandeur très-variable à la partie latérale et inférieme de l’abdomen de la femelle , un peu en arrière de la troisième fausse pâte. Couleur du corps, blanc jaunâtre ; pâtes rouges avec des points jaunes , et sur la face supériem’e du quatrième article de celles des trois premières paires, une grande tache circulaire qui paraît être bleuâtre dans le vivant , mais devient blanchâtre après la mort. Longueur, environ 3 pouces.

Le Pagure sanguinolent (i) de MM. Quoy et Gaimard , déposé par ces naturalistes dans la collection du Muséum, ne me paraît être qu’une simple variété de l’espèce précédente. Il est cependant à noter que la forme des lobes de la région génitale, qui embrassent l’extrémité postérieure de l’espèce d’écusson représenté par la région stomacale , est rm peu différente. Ici ils sont beaucoup moins larges , et leur bord extérieur, au heu d etre échancré vers le milieu, est régulièrement courbe. Du reste il ne paraît différer aussi en rien du Pagurus hungarus, figure par Herbst, PL 23, fig. 6 (2).

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