ASTACIENS
Rostre étroit et larme de plusieurs jdents de chaque [côté.
Yeux sphériques. ] [ Dernieranneau du j I thorax soudé auxj I précedens. ]
Homakds.
Yeux reniformes.
1 Dernier anneau du I jthorax conservant J WEPUBors.
un peu de mobilité.
(I) P. 24, fi-- 4- (u) PI. 10, lig.
BES CatlSTACES.
Genre ÉCREVISSE. — Aslacus (1).
Les Ecrev isses proprement dites sont des Astaciens d’eau douce quisontfaciles à distinguer des espèces marines dont se composent les genres Homard et Nephrops. Leur rostre est aplati, très-large à sa base, et plus ou moins triangulaire (2). L’appendice, dont le pédoncule de leurs antennes externes est garni, est lamellcux , et assez grand pour recouvrir la majeure partie des deux derniei-s articles pédonculaires situés au-dessous. Le cinquième anneau du thorax, au lieu d’être soudé aux précédens, y est simplement articulé(3). Leur carpe est court et renflé , et ne forme pas d’angle avec le bras. La lame médiane de la nageoire caudale présente de chaque côté une dent vers son tiers postérieur , et est très-arrondie au bout. Les branchies , au lieu d’être conformées de manière à représenter des brosses , sont garnies de cylindres si longs et si grêdes, qu’elles rcsscmlalcnt davantage à des panaches. Enfin il existe aussi des différences très-grandes dans la conformation des organes internes de la génération et de la digestion chez ces Crustacés , comparés aux autres Astaciens.
Ainsi , chez les Ecrevisses , la portion duodénale de l’intestin présente à sa face interne un grand nomlvre de petites villosités, et n’est pas nettement sépaiée du rectum, qui est lisse à l’intérieur, tandis que chez les Homards le duodénum est lisse en dedans, le rectum est plissé à l’intérieur, et il existe entre ces deux parties du tube digestif une espèce de Valvule circulaire; l’appendice coecal postérieur de l’intestin qui se voit à l’extrémité du duodénum des Homards manque chez les Ecrevisses (4); Icfoicsecompose de petits tubes cæcaux
(1) Cancer, Lin. Herbst, etc. — Jstacus, Fiibricius, Latreille , Lcaoli, Lamarck, Dcsniarcst, etc.
(2) PI. 24, lig. 2.
(3) Voyez PI. 23, fig. 3, e.
(4) PI. 4, fig- 2-
MISTOIIÎE NATURELLE
bien plusalongés, et ses lobes aiitérietirs sont moins développés; le testicule est très-petit, et se compose de trois lobes, d’où naissent deux vaisseaux cffércns très-longs et tortueux(l), tandis que chez, les Homards ces organes sécréteurs sonttrèsalongés, s’étendent depuis la tête jusque dans l’abdomen et ne présentent pas de lobe médian, mais une simple commissure , et ne donnent naissance qu’à des eanaux cfférens très-courts.
Les Ecrevisses habitent les rivières et les ruisseaux, et se tiennent oi'dinairement sous des pierres ou dans des trous situés dans les berges. Elles sonttrès-voraccs, ets<! nourrissent de charognes aussi bien que de Mollusques , de petits Poissons et de larves d’insectes. INotrc Ecrevisse connmuie change de tégumens vers la fin du printemps , et à chaque mue grandit beaucoup , quelquefois d’environ un cinquième de son volume. Quelque temps avant cette époque on trouve dans l’estomac de ces animaux de petites masses calcaires semblables à des discpies , qu’on appelle des yeux cV Ecrevisses , et qu’on employait autrefois eu médecine. La durée de la vie paraît être de plus de vingt ans , et leur croissance ne s’arrête jamais complètement.