FAMILLE DES ASTACIENS
Le petit groupe formé par les Astaciens étaWit le passage entre les Macroures cuirassés et les Salicoques , mais cliflère assez des uns et des autres pour mériter d’en être séparé. Par la forme générale du corps et parle mode d’organisation des antennes, ces Crustacés se rapprochent extrêmement des Salicoques , mais ils n’ont pas, comme eux, les branchies composées de lames empilées les unes sur les autres ; ces organes sont formés d’un assemblage de petits cylindres plus ou moins longs et disposés en brosse , comme nous l’avons déjà vu chez la plupart des Macroures cuirassés. Ils ressemblent aussi à ces derniers par la dureté de leur squelette tégumentaire , mais leur sternum ne s’élargit pas en un plastron, et les ganglions nerveux , correspondant aux derniers anneaux thoraciques , sont éloignés entre eux et réunis par des doubles cordons assez longs.
Le corps des Astaciens est alongé et un peu comprimé (i) ; l’abdomen est très-grand, mais cependant moins développé proportionnellement au thorax que chez les Salicoques. La carapace se termine antérieurement par un rostre médiocre qui recouvre la base des pédoncules occulaires. Les antennes sont insérées à peu près sur la même ligne transversale; celles de la première paire sont de longueur médiocre ; leur pédoncule est étroit, et leurs filets terminaux au nombre de deux. Les antennes externes ou de la deuxième
(I) ri. 34, fig. I.
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paire sont beaucoup plus longues, et leur pédoncule est garni en dessus d’une lame mobile , qui est l’analogue de l’appendice spiniforme, que nous avons déjà vu chez les Pagures ; ainsi que d’une lame semblable ^ mais beaucoup plus grande, qui se trouve chez les Salicoqucsjici cetap])endiceestbastiformc,et ne recouvre jamais en entier le dernier article pédonculaire situé au-dessous , quelquefois même il est presque rudimentaire. \J appareil buccal ne présente rien de bien remarquable; les pates-muclioires externes (i) sont alongées, mais reployées sur la bouche; leur deuxième article est beaucoup plus grand que les suivans , et elles ne servent en rien à la locomotion. IliCs pâtes de la première paire sont fort grandes et terminées par une grosse pince didaclyle. Les pâtes des c[uatre dernières paires sont de longueur médiocre, et à peu près de même forme , si ce n’est que celles de la deuxième et troisième paire sont pourvues d’une petite pince didactyle, et que les quatre derniers sont monodactyles (a)- U abdomen conserve à peu près la même longueur dans toute son étendue , et présente de chaque côté un prolongement lamelleux rjui descend de manière à encaisser plus ou moins complètement la base des fausses pales. Son dernier segment est très-large , et forme , avec les deux lames de chacun des apjtendices du si.xième anneau, une grande nageoire caudale, dont toutes les pièces ont à peu près la même longueur. 11 est aussi a noter que la lame externe de cette nageoire présente, vers son tiers postérieur, une articulation transversale. Les fausses pâtes natatoires
(1) PI. 24, fig. 3.
(2) PI. 24, iig. 2.
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sont alüijgécs ; chez le mâle , celles de la première paire sont styliformes, à peu près comme chez les Brachyures, tandis que les autres se terminent par deux grandes lames foliacées à Lords ciliés (i) ; chez les femelles toutes présentent cette disposition.
Les branchies des Astaciens sont très-nombreuses ; on
en compte une vingtaine de chaque côté. Ainsique nous l’avons déjà dit, ils sont recouverts de cylindres, fixés parallèlement entre eux par une de leurs extrémités, et ils sont disposés sur trois rangs, de manière à former des faisceaux verticaux séparés par des appendices flabelliformes ^ fixés à la base des pâtes (a). Ces derniers appendices sont très-grands , et ne manquent qu’aux pâtes postérieures.
Cette petite famille correspond au genre Astaciis de Fabricius. Lcach y a établi une première division en fondant son genre Ivephrops, et il me paraît convenable de pousser ces distinctions plus loin , et de séparer entre eux les Ecrevisses proprement dites et les Homards. Nous y admettrons par conséquent trois genres reconnaissables aux caractères suivans :
/Rostre déprimé et armé tout au plust I d’une dent de chaque côté. Dernier cEckevisses.
anneau thoracique mobile
FAMII.LE
DES