‹ Histoire naturelle des crustacés (volume 3)Chapitre 24 sur 310 · I. OcypoDE DES SABLES — O. areuaria (i · texte numérisé non relu

I. OcypoDE DES SABLES — O. areuaria (i

(PI. 19, fîg. i3-i4. )

Carapace à peine granulée à sa partie moyenne; ses angles latéro-antérieurs très-aigus et dépassant le niveau de la saillie qui sépare les deux portions du bord orbitaire supérieur ; ses bords latéraux un peu élevés et distinctement dentelés dans toute leur longueur ; enfin ses faces latérales dirigées obliquement en bas et en dehors. Bord inférieur de l’orbite interrompu par deux échancrures , 1 une seini-circnlaire occupant son extrémité externe, et l’autre plus étroite, mais assez profonde, située plus en dedans, et se continuant avec un petit sillon semi-circulaire de la région ptérygoslomienne. Pâtes antérieures très-inégales ; des dents spiniformes sur le bord interne des bras, sur le corps et sur les faces externe et interne de la grosse main qui est environ deux fois aussi longue que haute ; la main du côté opposé à peine épineuse et terminée par des pinces pointues et à peine comprimées. Pâtes des quatre dernières paires très - comprimées , presque entièrement lisses et garnies de plusieurs rangées de longs poils ; leur troisième article présentant en dessus un rehord arrondi , et dépourvu de dentelures ou d’épines aux pâtes de la seconde et de la troisième paire ; tarses aplatis et tres-élargis vers le bout , surtout aux pâtes de la deuxième, de la troisième et de la

(I) Cancer arenarius , Catesby, Latr. Hist.' of south Carolina , vol. II, PI* 33. — Ocypoda quadrata , Bosc, t. I, p. 194 , PI. 4, hg. 9* ^ Fahr. Suppl, p. 347. — O. albicans , Latr. Encyc. PI. 285, fig. I ( cop. d après Catesby ). — Ocypoda quadrata, Latr. Hist. nat. des Crust. t. VI, p. 49. — O. arenaria, Sav, op'. cit. p. 69.

quatrième paire. Longueur, environ 2 pouces ; couleur , jaunâtre.

Cette espèce hahite les côtes de l’Amérique septentrionale et des Antilles , et vit dans des trous profonds de trois ou quatre pieds , qu’elle se creuse dans le sable immédiatement au-dessus du niveau du ressac de la mer. C’est en général pendant la nuit qu'elle quitte ce terrier jjour chercher sa nourriture , et lorsqu’on la poursuit elle court avec une grande vitesse en élevant ses pâtes antérieures d’une manière menaçante. Vers la fin d’octobre ces Ocypodes abandonnent leur habitation près de la mer , et vont hiverner dans l’intérieur des terres ; lorsqu’ils Ont rencontré un lieu qui leur convienne , ils y creusent un trou semblable à celui qu’ils viennent de quitter; après y être entrés, ils en bouchent l’ouverture de façon à ce qu’on ne puisse plus en distinguer de trace ; enfin ils se retirent au fond de leurs terriers et y restent dans un état d’inactivité pendant toute la durée de l’hiver. (C. M. )

L’Ocypode blanc, décrit et figuré par Bosc (op. cit. t. I, p. 196 , PI. 4) fig- I I — Desm. op. cit. p. 121 ), me paraît être la môme espèce que la précédente, un peu défigurée par le peintre ; le front est représenté d’une manière évidemment inexacte, et je suis porté à croire que c’est également par erreur qu’on a donné nne corne terminale aux yeux , car dans la région habitée par ce Crustacé , qui est la patrie de l’Ocypode des sables , on ne connaît pas d’espèce ayant ce caractère.

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