‹ Histoire naturelle des crustacés (volume 3)Chapitre 260 sur 310 · Pasiphée bbevirostre. — P. hrevirostns · texte numérisé non relu

Pasiphée bbevirostre. — P. hrevirostns

Celte espèce ne s’éloigne que fort peu de la précédente, dont elle se distingue par une différence dans la forme du front , par ses pâtes de la seconde paire de la même longueur que celles de la première paire, par la brosse qui garnit le dernier article et non

(O -dlpheus sivado , Risso , Crust. de Nice , p 94 ’ P'- ^ , fig- 4- — Desniarest , Coiisid. sur les Crustacés , p. a^o. — Latreille, Régne aniin. de Cuvier, t. ÏV , p . 99. — Risso, liist. nat. de 1 Europe mérid. t. ’V, p. 81. — Roux, Salicoques.

(3) Leach, Musée britannique de Londres.

DES CEL'STACÉS. 4^7

l’avant-dernier article des pâtes de la quatrième paire , et par la forme du dernier article des pâtes postérieures, qui n’est pas cilié. Longueur , deux pouces et demi.

Patrie inconnue. (C. M.)

Le Crustacé figuré par M. Guérin , sous le nom de Pasiphrra simdo (i) , se rapproche de la Pasiphée de Savigny beaucoup plus que de l’espèce dont il porte le nom , mais paraît s’en distinguer par la brièveté extrême des pâtes de la quatrième paire , par les dentelures en scie du troisième article des pâtes des deux premières paires , et par quelques autres particularités.

Genre SERG-ESTE. — Sergestes (2).

Les Sergestes .sont remarquables par Fétat presque rudimentaire de leurs pâtes postérieures , et le grand développement de leurs patcs-mâchoires externes, qui constituent de véritables pâtes ambulatoires. Le corps de ces Crustacés est grêle et un peu aplati ; la carapace présente antérieurement une petite épine <jui tient lieu de rostre. Les yeux sont Fort saillans, et l’anneau oplithalmique , sur lequel leurs pédoncules s’insèrent, u’est pas complètement recouvert par la carapace. Les antennes supérieures sont extrêmement longues, et portent, outre le lilet terminal principal, deux fîlamens rudimentaires. Les antennes externes sont insérées au - dessous des précédentes , et sont également très - longues. Les pâtes - mâchoires de la seconde paire sont pnjsque pédiformes, et ne portent ni palpe ni appendice llabelliforme ; elles sont longues, grêles, reployées sui- elles-mêmes, et appliquées sur la bouche. Les appendices qui correspondent aux pâtes -mâchoires externes n’offrent rien qui puisse les faire distinguer des pâtes thoraciques ordinaires ; elles sont minces , très-longues ,

(1) Iconographie du règne animal, Crust. PL 22, fig. 3.

(2) Edwards, Ann. des scienrcô natur. série, t. XIX, p. 34fi. — Latreille , Cours d’entomol. p. 384. — Boux, Salicoqucs , p. 35

IIISTOIKE NAÏÜRELLE

ciliées et terminées par un article stylifoime très-grêle. Les pâtes des quatre paires suivantes ont la meme forme générale; elles sont grêles, filiformes, garnies de beaucoup de poils, et ne présentent à leur base ni appendice flabellifoime, ni vestige de palpe ; celles de la seconde et de la troisième paire sont pouiTues à leur extrémité d’un article l'iidimentaire, mais mobile , et disposé de manière à constituer une pince microscopique. Les pales de l’avant-dernière paire sont très-courtes et un peu éloignées , et celles de la dernière paire sont presque rudimentaires. \ J abdomen ne présente rien de remarquable , si ce n’est que scs lames latérales ne descendent pas do façon à encaisser la base des fausses jiates comme chez, les Salicoques ordinaires. La première paire de ces fausses pâtes se termine par une seule lame natatoire foliacée , et présente chez le mâle un prolongement corné, d’une forme bizarre , qui est fixé au pédoncule de ces appendices , et va s’articuler sur la ligne médiane avec celui du côté opposé. Les fausses pâtes des quatre paires suivantes se tiennent par <leux lames natatoires étroites, ciliées, d’inégale grandeur. La lame médiane de la nageoire caudale est petite et pointue, et les lames latérales sont étroites , à peu près ovalaires , et terminées en pointe. Enfin les branchies sont disposées sur une seule ligne, et au nombre de sept de chaque côté du thorax.

Nous ne connaissons encore qu’une seule espèce de ce genre trouvée en haute mer.

Sergeste atlantique. — S. nilanticus (i).

Troisième article du pédoncule des antennes supérieures au moins aussi long que le précédent. Pâtes antérieures beaucoup moins longues que les pates-mâchoires externes , qui sont à peu

(i) Edwards , Annales des sciences naturelles, i''. série, t. XIX, p. PI. 10, fig. i-g.

DES CRUSTACÉS. ^2q

près de même longueur que les pales des deuxième el troisième paires, l.ongueur, enriron i pouce.

Trouvé dans TOcéan atlantique, à quelque distance des Açores. (G. M.)

Genre ACÈTE. — Acetes (i).

Nous avons établi ce genre d’après un Crustacé fort singulier, qui par l’ensemble de sa conformation a la plus grande analogie avec les Sergestes, mais qui s’éloigne de tous les animaux du même ordre par l’absence des deux dernières paires de pâtes. Les pâtes tlioraciques ne sont, par conséquent , qu’au nombre de trois paires ; mais , de même que chez les hergestes, les pates-uiàchoires externes acquièrent une longueur excessive, et remplissent les memes usages que les pâtes oi'dinaires. La carapace des Acètes est lisse , et présente, à son extrémité antérieure, une série longitudinale de trois petites dents; niais il n’y a point de rosh’e proprement dit. Les yeux sont sphériques, et portés sur des pédoncules assez longs ; les antennes supérieures , placées au-dessus des externes , ont un long pédoncule ; mais son dernier article est plus court que le premier, et ne porte que deux soies, dont runc a environ deux fois la longueur du coi-ps. Les antennes inférieures ou externes présentent un filet terminal non moins alongé, et leur base est recouverte, comme d’ordinaire, par une grande lame cornée. Les mandibules , les mâchoires proprement dites, et les deux paires de pates-mâchoires, ne diffèrent pas notablement de celles des Sergestes. Il en est de même des pâtes ambulatoires , qui sont filiformes, el terminées par un article très-alongé ; mais , comme nous l’avons déjà dit, celles des deux paires postérieures manquent complètement. Cependant, en arrière des der-

(i) Edwards , Annales des sciences naturelles , i'” série , t. XIX, p. 35o. — Latreille , Cours d’entomologie, p. 384- — Roux, Salico> ques, p. 37.

HISTOIRE NATDRELLE

nières qui existent , on distingue encore un segment thoracique portant des branchies comme les précédens , niais sans appendices locomoteurs. L’abdomen ne présente rien de remarquable ; les fausses pâtes natatoires se terminent toutes par deux lames étroites et pointues , qui sont d’abord à peu près de même longueur , mais dont l’interne devient plus courte sur les derniers segmens. Le pédoncule de CCS appendices présente des modifications tout opposées ; car, sur les premiers anneaux de l’abdomen , il est long et étroit , tandis que sur les derniers il devient gros et court. La nageoire caudale est semblable à celle des Sergestes.

AcÈte indiem. — A. indiens (i).

Corps comprimé latéralement ; crête rostrale armée de trois on quatre dentelures. Les pâtes postérieures plus longues que celles des deux paires précédentes , mais un peu plus courtes que les pates-màchoires externes. Antenne inférieure environ quatre fois aussi longue que le corps. Longueur, environ i pouce.

Habite l’embouchure du Gimge.

Suivant M. Raffinesque , il existerait sur les côtes de la Sicile une Salicoque qui ne serait pourvue que de trois paires de pâtes, dont la seconde chéliforme. Il en a formé le genre Alciope (1) ; mais il ne donne pas sur la structure de ce Crustacé des détails suffisans pour inspirer grande confiance dans l’exactitude de ses observations , et , en attendant plus ample informé , on ne peut adopter ce genre

singulier.

(i) Edwards, Ann. des sc. nat. i'® série, t. XIX, p. PI. n.

(i) Précis de découvertes somiologiques , etc. Palernie , lüm. — Uesraavest, Consid. sur les Crust. p. a8. — Iloux, SalicoqueSi p. 38.

Il nous paraît également difficile d’adopter dansl 1 état actuel de la science , le geni’e Syméthus du même auteur (l)j Caractérisé de la manière suivante par M. Roux : l’une des pâtes de la pi-emière paire didactyle , l’autre seulement pinciforme ; les cjuatre autres paires simples. Ecailles des antennes extérieures alongées. Pieds-mâchoires extérieurs chcliformes (?) alongés. Rosti’c comprimé, tle moyenne longueur. Abdomen arrondi (2). L’espèce qui a servi de type à ce genre se trouve dans les eaux douces de la Sicile, et a été nommée Symeüms Jliiviatilis , Raff.

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