‹ Histoire naturelle des crustacés (volume 3)Chapitre 285 sur 310 · SouiLLERICHTHE ÉPINEUX. — S. SpinosUS · texte numérisé non relu

SouiLLERICHTHE ÉPINEUX. — S. SpinosUS

Carapace armée de longs prolongemens spiniformes comme dans l’espèce précédente, et ayant à peu prés la même fonne ; mais ayant en outre son bord latéral garni en dessous d'une série d'épines assez fortes. Dernier anneau thoracique recouvert par la carapace. Griffes des pâtes ravisseuses armées de deux dents seu lement. Abdomen de longueur médiocre , et ayant son dernier segment presqu aussi large que long. Longueur, 6 lignes.

Trouvé par M. Dussumier dans le golfe du Bengale. (G. M.)

Genre ERICHTHE. — Erichthus (1).

Le genre Erictbe de La treille se compose de quelques Crustacés de haute mer, qui ressemblent beaucoup par leur organisa-

(i) Squilla, Fabricius, Suppl. Eut. fàjst.—Srichthus, Latreille, Règ. anim. de Cuvier, prédit, t. III. Smerdis, Leacli, Voyage deTuc-

key, etc. — Erichthus , Lainarck , Anim. sans vert. t. V, p. i85.

Desmarest , Consid, sur les Crust. p. a.*)!.— Latreille, Encyc. t. X, p. 474. etc.

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tionaux Alimes, mais qui n’ont pas le corps alongé comme ces derniers(Pl. 28,fig 10). Leur carapace est très-grande, bom- Lée et armée de prolongemens spiniformes ; elle recouvre en entier la base des pédoncules oculaires, ainsi que des antennes, et s’étend en an’ière plus ou moins loin au-dessus de l’abdomen , qui est court et gros. Les yeux sont gros , pyriformes , et ne sont pas portés sur une tige grêle et alongée, comme chez les Squillerichthesetles Alimes. antennes ne présentent rien de remarquable, si ce n’est que la tigelle de celles de la seconde paire est souvent rudimentaire, et que celles de la première paire sontassez courtes. Laioaefee est conformée de la mêmemanière que chez les Squillerichtlies, seulement les mâchoires externes sont extrêmement petites et plus étroites. Les pâtes-mâchoires de la première paire sont extrêmement grêles et de longueur médiocre ; elles ne s’élargissent qu’à peine vers l’extrémité , et portent au bout un ongle rudimentaire. Les pâtes ravisseuses sont peu développées ; leur griffe est presque droite et sans dentelures, et le pénultième article est grêle , alongé , droit et dépourvu d’épines. Les pâtes des trois paires suivantes sont conformées de la même manière que chez les Squillerichthes, mais s insèrent les unes à la suite des autres ; la vésicule aplatie , fixée à la base de chacun de ces organes, ainsi que des membres des deux paires précédentes, est très-grande. Les pâtes thoraciques des trois dernières pah’es sont conformées de la même manière que chez les Squilles et les Squillerichthes , mais sont peu développées, et manquent quelquefois de 1 appendice styliforme ; d’autres fois elles sont tout-a-fait rudimentaires, et lie se composent que d’un petit pédoncule, terminé par deux articles, à peu près comme les fausses pâtes abdominales, mais beaucoup plus petites. Vnbdomen est large et court ; la nageoire caudale qui le termine est disposée comme chez les Squillerichthes , et les fausses pâtes des premières paires sont gi’osses et terminées par deux grandes lames ovalaires, sur l’une desquelles on trouve une branchie ixidimentaire.

DES CRUSTACES.

§ Espèces dont le rostre est très-long et dépasse sensiblement l’extrémité des antennes internes.

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