‹ Histoire naturelle des crustacés (volume 4)Chapitre 244 sur 354 · DES G K US T ACE S · texte numérisé non relu

DES G K US T ACE S

Genre POLYPHÈME. — Polyphemus (1).

Dans cette division générique, les antennes supérieures 011 1 la forme de grandes rames comme chez les Daphnies , etse terminent aussi par deux branches garnies de longues soies ; mais ces branches se composent d’un plus grand nombre d’articles , car on en compte cinq à chacune d’elles. La lete de ces Crustacés est très-grande, et presque entièrement occupée par un œil énorme. Les pâtes ne paraissent, être qu’au Uombre de quatre paires, et sont plus allongées, moins élar- B'es et moins membraneuses que chez les Daphnies. On y distingue quatre articles, mais leur structure n’est pas encore suffisamment connue, et l’animal les emploie aussi bien 'lue les antennes lorsqu’il nage. Enfin l’abdomen est recourbé en dessus , et ne se loge pas dans les valves de la ca- *'apace. *

Polïphème fou. — P. pediculus (2).

Tète séparée du dos par un sillon profond , très-saillante et arrondie en avant ; antennules bien distinctes; carapace gibbeuse co arrière et en dessus , n’encaissant pas les pâtes, lisse et transpa-

(1) Monoculus , Lin. Fabr. Jurine. — Polyphemus , Muller , Ento- ^ 0sU p 1 18. — Latreille; Cuvier ; Desmarest; Straus.- — Cephaloculus , Hinarck, Hisl. des anim. sans vert. l. 5, p. i3o. la) Monocle à queue retroussée, Geoffroy, lus. t. 2 , p. 656. — Mo-

;°"‘lus pediculus , Linnée, Fauna Suecica, etc. — Polyphemus oculus, piller, Entomost. p. 1 lf) , Pl. 20, fig. 1-5. — Monoculus pediculus , Dcgéer , Ment, pour servir à l’Hist. des Ins. t. 7 , p. ^67 , , %, ;)-l3. — Monoculus pediculus , Fabricius, Ent. Syst. I. 2, (<J. 02; — Manuel, Encyclop. méthod. I. 7 , p. 718, Pl. 263, Cg. 1 “près Muller). — Polyphemus oculus , Cuvier, Tableau élément. «0^ ^ — Ealreille, Hist. nal. des Crust. t. 4, P- 282. — Polyphemus lo Ejusd. Règne anim. de Cuv. I. p. l63 , etc. — Cepha-

^“‘‘s stagnoruni, Lamarck , Hist. des anim. sans vert. t. 5 , p. l3l. ,lo olrphemus pediculus, Straus, Mém. du Muséum, t. 5. — Moly T* polyphemus, Jurine, op. cil. p. i/|3, ri. i5, fig. i-3. — Pü~ iJ>‘C>nus stn§uorum , Leacli. Diet. des Sc. nat. I. 14, p. 54°. — Des- Ut est , Consid, p. 365, Pl. 54 , fig. I (d’après Jurine),

rente ; pâtes des trois premières paires garnies de soies à leur extrémité ; celles de la quatrième paire plus courtes que les precedentes et sans soies. Abdomen allongé , grêle et terminé par deux longues soies. On ne connaît que des individus femelles. Longueur, environ une i /:; ligne.

Habite les mares et les étangs des environs de Genève, et de diverses parties de l’Europe.

Genre ÉVADNÉ. — Evadne (1).

Le genre Evadné de M. Loven est très-voisin du genre

Polyphénie , mais s’en distingue par le nombre des articles dont se composent les antennes ou rames. Ces organes sont très-grands et divisés en deux branches comme dans le genre précédent ; mais on ne compte que trois articles à la branche antérieure et quatre à la branche postérieure. La tête est accolée au thorax , et terminée en avant par un œil trèsgrand. Les pâtes sont au nombre de quatre paires, et paraissent être beaucoup plus épaisses que chez les Daphnies ; sous ce rapport les Evadnés paraissent même établir le passage entre les Branchiopodes et tes Entomostracés, et peutêtre même ne devraient-ils pas prendre place dans cette division, mais dans la suivante, On ne connaît encore qu’une seule espèce de ce genre.

L’Evadnê de Nordmann. — E. Nordmannn (2).

La carapace bivalve de ce Crustacé , très-renllée en avant, se prolouge fort loin en arrière et sc termine par une petite pointe ! sa longueur est de 4 à 5 millimètres.

11 se trouve sur les côtes de la Suède.

(1) Loven, Zoologiska bidrag, p. j.

(2) Loven, op, cil. Pl. 1 et 2.

LÉGION DES ENTOMOSTRACÉS.

Les Crustacés compris dans cette division se font remarquer principalement à raison de la conformation de leurs pâtes qui sont essentiellement Natatoires, mais non foliacées et membraneuses comme chez les Phyllopodes, et qui se terminent toujours par deux rames composées chacune d’une série de deux ou de plusieurs articles. Sous ce rapport, les Entomostracés ressemblent à la plupart des Siphonostomes , mais ils s’en distinguent par la disposition des appendices buccaux. En elîet , les lèvres ne forment pas, comme chez les Crustacés suceurs , un tube conique , et les mandibules sont conformées pour la mastication. Les mâchoires sont en même temps foliacées , et les pates- Niâchoires, lorsquelles existent, sont lamelleuses, sétifères , et jamais toutes ancreuses. Les pales s°Nt peu nombreuses; jamais on n’en compte plus de cinq paires , et quelquefois il n’en existe que deux paires; enfin l’abdomen est très-peu développe et ne porte d’appendices qu’à son extrémité.

Ce groupe , encore très-imparfaitement connu , Sc compose de deux ordres naturels, mais peu Nombreux en espèces , qu’il est facile de distinguer

par la conformation générale du corps et par le nombre de pâtes; savoir:

i° Les OstplACOdes ou Cyproïdes, dont le corps est renfermé dans un test bivalve et ne porte que deux ou trois paires de pâtes proprement dites , lesquelles sont uniramées.

2° Copépodes dont le corps n’est pas renferme dans un test bivalve, et porte quatre ou cinq paires de pâtes biramées.

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